Georges Gabriel Picard, dit Georges Picard, né le à Remiremont (Vosges), et mort le à Yzeures-sur-Creuse (Indre-et-Loire), est un peintre et illustrateur français.
Biographie Fils d’Abraham Picard et de son épouse, née Rosalie Gougenheimer, Georges Picard est issu d’une famille juive aisée. Son père est fabricant de broderies à Remiremont et Paris. Georges Picard est circoncis par Aron Levy, ministre-officiant à la synagogue d’Épinal, le à Remiremont sous le prénom hébreu de « Gabriel-Ṣevi, fils d'Abraham »Registre d'Aron Levy, , page 32a. L'acte est rédigé en allemand, en caractères hébraïques.. D'origine vosgienne, il achève ses études au lycée Charlemagne à Paris. En 1877, il entre à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Jean-Léon Gérôme pendant deux ans. En 1879, il y est distingué par Paul Philippoteaux et collabore avec lui aux panoramas que l'artiste exécute aux États-Unis en 1885 et en 1887. Il expose au Salon de 1888.
En 1889, il réalise L'Automne et le Printemps pour le salon de l'Europe au casino de Monte-Carlo.
Il exécute les décorations de la galerie Lobau de l'hôtel de ville de Paris huit années durant, de 1891 à 1898 pour exécuter une allégorie à la gloire de ParisJoseph Uzanne, Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani, volume I, Paris, Flammarion, 1894, . Il étudie l'art de la fresque, technique qu'il mettra au service de Clarin qui réalise alors la décoration d'un hôtel particulier à Neuilly-sur-Seine.
Picard travaille successivement avec Henri Gervex et Alfred Stevens à un triptyque destiné à l'Exposition universelle de 1889. L'État lui achète Le Port du Havre au Salon de 1891.
Membre de la commission administrative des Beaux-arts, il intervient en faveur des travaux de son ami René Lalique pour le Salon de 1895. En 1905, il est chargé de décorer la salle à manger d'apparat et la salle des fêtes de l'ambassade de France à Vienne. Il livre un diorama figurant Le Château de Versailles et la Place de la Concorde et une fresque Les Plaisirs de la vie pour le Salon (aujourd'hui disparus). En 1906, il peint les plafonds du pavillon sud du Petit Palais à Paris.
Suivent une série de commandes, privées ou publiques : L'Apothéose de Paris pour le Colon Théâtre à Buenos Aires, une Allégorie du Vin pour l'hôtel de Monsieur Cochet à Reims, et L'Aurore, plafond de la salle des fêtes de la maison commune du .
Il peint une fresque pour le plafond de l'Opéra de Lille.
Georges Picard fut aussi un illustrateur pour de nombreux journaux et pour des livres. Il illustre notamment les Contes de Charles Perrault et plusieurs livres d'Alphonse Daudet ou de Charles Nodier.
René Lalique lui présente le photographe Paul Haviland, fils du créateur américain de la Porcelainerie Haviland. En 1925, Georges Picard et sa femme sont invités dans la propriété des Haviland à Yzeures-sur-Creuse. Son épouse, née Marie Joséphine Chypre, meurt en 1938 à Obernai.
Il est promu officier de la Légion d’honneur.
Lors de l’invasion de l’Alsace en 1940, Georges Picard est expulsé de sa maison d’Obernai. Déporté avec d'autres familles juives, il est emmené à Lyon. Il survit à l'hôtel Regina et est retrouvé par Paul Haviland qui l'héberge chez lui à Yzeures. Il y meurt le d'un arrêt cardiaque Biographie de Georges Picard, sur le site de l'ambassade d'Israël..
Illustrations
Œuvres dans les collections publiques
En Argentine Buenos Aires, théâtre Colon : L'Apothéose. En Autriche Vienne, ambassade de France : décoration de la salle à manger d'apparat et la salle des fêtes, 1905. Aux États-Unis Saint-Louis, musée d'art : deux peintures. En France Lille, Opéra de Lille, foyer : La ronde des heures, au plafond, et La Musique et la Danse, deux tableaux ovales. Lyon, hôtel Château-Perrache, salon Gallé, ancienne salle à manger privée de l'hôtel Mercure. Paris : hôtel de ville : bibliothèque du Conseil : Vers la lumière, plafondRéalisée après l'incendie de 1871. L'artiste commente : . galerie Lobau : médaillons Lutte, L'Industrie, L'Art, Rêverie, Réveil, Paix, Le Déclin, 1898. Maison commune du : L'Aurore, plafond. Petit Palais : Le Triomphe de la Femme, plafond de la rotonde sud-ouest réalisée en 1909 et 1920blog.ac-versailles.fr.. À Monte-Carlo Casino de Monte-Carlo, salle Schmit : Le Printemps et L'Automne, fresques.
Galerie
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Gérard Schurr, Les Petits Maîtres de la peinture 1820-1920, valeur de demain, t. VII, Paris, Les Éditions de l'Amateur, 1989.
Liens externes
Site dédié Raymond Escholier, Le nouveau Paris, la vie artistique de la cité moderne, Paris, Éd. Nilsson, 1913, pages 59 et 118
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Illustrateur français du XIXe siècle Catégorie:Illustrateur français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Naissance en décembre 1857 Catégorie:Naissance à Remiremont Catégorie:Décès en janvier 1943 Catégorie:Décès en Indre-et-Loire Catégorie:Décès à 85 ans