La d'infanterie coloniale est une division de l'armée française pendant la Première Guerre mondiale. C'est l'ancienne division d'infanterie du corps expéditionnaire d'Orient et faisait partie de l'Armée française d'Orient.
Création et différentes dénominations : d'infanterie du corps expéditionnaire d'Orient : d'infanterie du corps expéditionnaire des Dardanelles : d'infanterie coloniale : Dissolution
Les chefs de la d'infanterie coloniale vignette|Le général Pruneau en 1918, avec son chef d'état-major divisionnaire, le colonel Vix. - : général Masnou - : général Brulard - : général Gérôme - : général Fourcade (par intérim) JMO de la 17e DIC, entrées du 23 janvier et 24 février 1917 - : général Têtart - : général Bordeaux - : général Pruneau
Historique des garnisons, combats et batailles Composition Infanterie d'infanterie février à régiment de marche d'Afrique de mars à régiment mixte colonial (ex- régiment de marche) de mars à régiment mixte colonial (ex- régiment de marche) de mars à régiment d'infanterie coloniale (ex- mixte) d' à régiment d'infanterie coloniale (ex- mixte) d' à (dissolution) régiment d'infanterie coloniale (ex- mixte) d' à régiment d'infanterie coloniale (ex- mixte) d' à régiment d'infanterie coloniale de à régiment d'infanterie coloniale de à Groupement de bataillons sénégalais (répartis dans les régiments d'infanterie coloniale) bataillon de tirailleurs sénégalais bataillon de tirailleurs sénégalais bataillon de tirailleurs sénégalais bataillon de tirailleurs sénégalais Cavalerie Régiment de marche de chasseurs d'Afrique de mars à un escadron du de chasseurs d'Afrique d' à Artillerie un groupe du d'artillerie de campagne de à un groupe du d'artillerie de campagne de à un groupe du d'artillerie de campagne de à régiment d'artillerie de campagne d' à (formé par réunion des trois groupes d'artillerie) d'artillerie coloniale d' à (formé à partir du précédent) un groupe du régiment d'artillerie de montagne à partir de à un groupe du régiment d'artillerie coloniale de montagne d' à
1915 vignette|Soldat du portant un camarade blessé, vers septembre-octobre 1915 au Cap Helles. –
– : Le 4e régiment mixte d'infanterie coloniale est constitué avec deux bataillons de Sénégalais d'Algérie et un bataillon européen. Il arrive à l'île de Lemnos le . 28- : Le 4e RMIC débarque en rade du Cap Hélès, occupe un secteur du front et reçoit rapidement une attaque turque qui cause des pertes sévères. Engagée dans la Bataille de Krithia : du 6 au , les 4 et , et du 12 au , , , et combats du Kéréves Déré.
– Préparatifs d'offensive dans la presqu'île de Gallipoli : les 4e, 6e, 7e et 8e régiments mixtes deviennent respectivement les 54e, 56e, 57e et 58e R.I.C.J.M.O. du C.E.O., page 229 À ce jour la première division du C.E.O. comprend le 175e R.I., le 1er R.M.A. et les 54e et 56e R.I.C. À partir du , du Kéréves Déré, puis organisation d'un secteur dans cette région. Fin septembre, le C.E.O. réorganise ses forces. La 2e division (future 156e D.I.), formée dorénavant par les 175e et 176e R.I. et les 1er et 2e R.M.A., va embarquer vers Salonique. La 1ère division (future 17e D.I.C.) reste à Gallipoli avec les quatre autres régiments, aux ordres du général Boulard. Elle doit adopter une posture exclusivement défensiveJMO du CEO, pp.275-278. Les deux brigades de la division de Boulard sont renommées le : la 2ème brigade mixte coloniale (général Fourcade) devient ainsi la 1ere, et la 4ème la 2èmeJMO du CEO, pp.291-292. début décembre : Ordre est donné de faire perdre aux régiments leur caractère mixte : le 57e RIC passe ses européens au 54e RIC et reçoit de celui-ci ses éléments sénégalais. Le même échange s'opère entre le 58e et le 56e. : le 57e RIC est évacué de Gallipoli et transporté à Lemnos. Pendant la campagne, il a subi 570 morts, 1.096 disparus et 2.425 blessés. De là, il sera envoyé en France en .
1916 6 – Toutes les troupes françaises restantes sont évacuées de la presqu'île de Gallipoli et transportées à Moudros. Formation d'une brigade, au moyen d'éléments européens du C.E.D. stationnés à Moudros, Ténédos et Mytilène. – vignette|Aménagement de positions défensives par la DIC près de Livadi dans le secteur de Galatista, avril 1916. Débarquement, en Macédoine, de la brigade européenne ; formation de la D.I.C., par l'adjonction d'une brigade arrivant de France (la 34e, composée du R.I.C. et R.I.C.) . le 54e R.I.C. débarque à Salonique sans incident. : le transport Provence, qui amène de France la moitié du 3e R.I.C., est coulé par un sous-marin en mer Ionienne. Seuls 500 hommes environ et 7 officiers surviventAFGG VIII 8.1, pp. 425-426. : la 17e D.I.C. est composée de deux brigades : la 33e, commandée par le général Fourcade, avec les 54e et 56e R.I.C., et la 34e, commandée par le général Bordeaux, avec les 1er et 3e R.I.C ; ce dernier, réduit à seulement deux bataillons. Organisation de positions défensives vers Livaritikon Oros et les hauteurs nord et sud-est de Galatista. – Occupation d'un secteur sur la rive droite de la Strouma inférieure : travaux d'aménagement de la route de Salonique à Serrès. vignette|Zouaves de la division dans le ravin de la cote 420 dans le secteur de Cugunci, juillet 1916. – Beaucoup de cas de paludisme et dysenterie. Relève par l'armée britannique ; mouvement vers Irikli et Dérésélo ; travaux et occupation d'un secteur vers Gola et la cote 576. – Engagée du 9 au dans la Bataille de Doiran, puis organisation des positions conquises au nord-ouest de Vladaya. La division perd 800 hommes, dont 163 mortsAFGG VIII 8.1, 531-532.. La plupart tombent le lors d'une attaque ordonnée par Sarrail (commandant en chef allié en Orient) et fortement critiquée par le général Cordonnier (nouveau chef de l'Armée française d'Orient) dans ses mémoires. – Retrait du front du quartier général de la division (Gérôme) et de la coloniale (Fourcade) pour se diriger vers la région de Banitsa, puis vers Négovani et SakoulevoAFGG VIII 8.2, pp.92-93.. : le général Gérôme est nommé commandant d'une division provisoire qui inclut la brigade Fourcade, la 21e brigade d'infanterie mixte (Sicre), un groupe de 75 mm et un autre de 120 mmAFGG VIII 8.2, p.117. De son côté, la coloniale continue à tenir le secteur de Doïran (à la disposition directe de Sarrail). – : l'Armée française d'Orient lance son offensive dans le secteur de Florina, avec la brigade Fourcade constituant la réserve générale d'arméeAFGG VIII 8.2, p.98. Les troupes bulgares se retirent sans combattre. Les deux brigades de la Division Gérôme sont mises successivement à la disposition de l'armée serbe : participation à la Bataille de la Tcherna: : Offensive de la coloniale entre la Tchérna et Kénali. L'assaut français est freiné à environ 100 mètres des tranchées bulgares. Ils subsissent 58 morts, 30 disparus et presque 200 blessés. L'autre brigade de la Division Gérôme, la 21e, subit un échec encore plus grave, avec 666 morts et disparus et presque 600 blessésAFGG VIII 8.2, p.126.. : Nouvelle attaque franco-serbe, sous la pluie et le brouillard. La 21e BIC réussit à prendre Gardilovo tandis que la 33e BIC attaque sans succès vers Kénali. Pendant les deux jours suivants, les fantassins de la 33e arrivent jusqu'à 300 m du village. Au total, la Division Gérôme perd 706 hommes, dont 323 morts et disparusAFGG VIII 8.2, pp.155-156. L'armée franco-serbe lance une nouvelle attaque frontale le . La Divison Gérôme bombarde les lignes ennemies toute la journée et se lance à l'assaut le lendemain, sans succès. En revanche, les serbes réussissent à faire reculer les germano-bulgares d'environ 6 km. La Division Gérôme renouvelle son attaque le 17, encore sans succès. Finalement les forces de l'axe se retirent dû à la percée serbe, et les alliés peuvent entrer à Monastir. La 17e DIC prend Negotine sans coup férir mais ne peut avancer au delà car elle est épuisée, réduite à 600 fusils. En plus du feu ennemi, le froid a fait des ravages sur les pieds des fantassins sénégalais et créolesAFGG VIII 8.2 pp.209-210. Le , la Division participe à une attaque allié qui cherche à expulser les bulgares des hauteurs dont ils bombardent la ville de Monastir, et qui se solde par un nouvel échecAFGG VIII 8.2 p.243.. Malgré l'épuisement des troupes, Sarrail ordonne une nouvelle attaque alliée pour le . La Division avance presque 1 km mais les unités russes à sa droite sont arrêtées, ce qui ouvre le flanc français à une contraataque germano-bulgare. La Division perd plus de 600 hommes, dont 124 morts et disparusAFGG VIII 8.2 p.285.. En décembre les brigades de la Division Gérôme reviennent à l'Armée française d'Orient (maintenant commandée par le général Leblois), qui est passé à la défensive et construit lentement des fortifications. À partir du , relève de la coloniale, au sud de Doïran, par des troupes britanniques. Des éléments de cette brigade, portés sur la rive droite du Vardar, sont mis à disposition de la D.I. D'autres éléments, portés dans la région d'Alexsia, rejoignent la Division Gérôme ( D.I.C.) par étapes, vers Monastir, entre le et le .
1917 – Relève par des éléments italiens, retrait du front et repos entre Monastir et Florina ; puis occupation d'un nouveau secteur dans la région Rapech, Bernik. Le , le général Gérôme part en permission et le général Fourcade assume provisoirement le commandement de la 17e D.I.C.JMO de la 17e DIC, entrée du 23 janvier 1917. À cette date la division est constitué de la 33e B.I.C. avec les 54e et 56e R.I.C., et du 3e R.I.C. de la 34e B.I.C. L'artillerie inclut trois groupes de 75, trois de montagne et d'autres batteriesJMO de la 17e DIC, entrée du 27 janvier 1917. Le le général Fourcade, malade, est évacué à Salonique. Le figure comme nouveau commandant de la division le général TetartJMO de la 17e DIC, entrées du 24 février et 5 mars 1917. : les derniers éléments de la coloniale restés vers Doïran avec la D.I. (principalement le 1er R.I.C.), rejoignent la D.I.C. : création du groupement de divisions de la Tcherna, sous les ordres du général Lebouc, qui comprend la 17e D.I.C., la 2e brigade russe et ultérieurement la 16e D.I.C.AFGG VIII 8.2, p.447 - : Attaque des lignes bulgares, dans la Boucle de la Tcherna. Le , deux bataillons du 56e R.I.C. parviennent à pénétrer dans la première ligne ennemie, malgré une position très défavorable à l'attaque, mais ils doivent se replier sur leurs tranchées de départ à la suite de contre-attaques bulgares. Deux autres tentatives, ordonnées par Sarrail dans le cours de la journée contre l'avis du commandant du regiment, n'aboutissent qu'à augmenter les pertes déjà considérables, sans obtenir aucun résultatAFGG VIII 8.2, pp.468-469 Le 56e est tellement décimé qu'il doit être retiré du front. Organisation d'un secteur dans cette région. : Retrait du front d'une brigade pour stationner dans la région de Jivonia en réserve générale de l'arméeAFGG VIII 8.2, p.518. À la fin d', éléments au repos vers Polok.
1918 – Retrait du front, mouvement vers Vladova ; repos. Le , la division adopte la nouvelle organisation à trois régiments sans brigades : le 56e R.I.C.est dissous, le général Bordeaux qui commandait la 34e brigade rentre en France. L'infanterie de la division sera dorénavant composée des 1er, 3e et 54e R.I.C.JMO de la 17e DIC, entrée du 25 août 1918 – Mouvement vers le front, dans la région de la boucle de Tchérna. Engagée, avec la armée serbe, les 15 et , dans la Bataille du Dobropolie : Attaque des lignes du plateau de Kravitza et du Kravitchki Kaméne (dans les ) ; poursuite vers Ribartsi. , prise du monastère de Tchitchevo ; franchissement du Vardar à Oulantsi ; poursuite, par Ichtib, vers Neokazi ; puis stationnement à Egri Palanka. vignette|Le général Fayolle passe en revue la le . – Transport par voie ferrée d'Egri Palanka, dans la région de Pirot (Serbie)