La rue Guynemer est une voie située dans le quartier de l'Odéon du de Paris. Elle longe le côté ouest du jardin du Luxembourg.
Situation et accès Longue de pour une largeur de et orientée nord-sud, elle débute au 21, rue de Vaugirard et finit au 55, rue d'Assas« La rue Guynemer », site de la ville de Paris, www.v2asp.paris.fr.. La rue de Fleurus y débouche en son milieu.
Seul le côté ouest de la rue est bâti (numéros pairs). Sur le côté est, un petit bâtiment, à l'angle de la rue de Vaugirard et intégré à l'ensemble du palais et du jardin du Luxembourg, a une entrée piétons (au , seul numéro impair). Le jardin du Luxembourg a trois entrées donnant sur la rue Guynemer.
Le quartier est desservi par la ligne 12 à la station Notre-Dame-des-Champs.
En 2022, elle est désignée par une publication comme la « rue la plus chère de Paris »« La rue la plus chère de Paris », Vivre Paris..
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Georges Guynemer en 1917. La rue honore le pilote de guerre français Georges Guynemer (1894-1917), mort au combat à l'âge de 23 ans. La baptiseront également une rue en l'honneur de l'aviateur peu après sa mort.
Historique vignette|gauche|redresse|Dégâts causés en 1918. La voie est créée en 1778 lorsque le comte de Provence, futur Louis XVIII, alors propriétaire du palais du Luxembourg, vend le tiers occidental du jardin pour financer la rénovation de l'édifice.
Située dans le prolongement de la rue Bonaparte, elle portera un temps ce nom avant de s'appeler « rue du Luxembourg » dont elle délimite le côté occidental du jardinClaude Mary et Carlos Zito, Le Guide du jardin du Luxembourg, Éditions de la Manufacture, 1994, et de prendre son nom actuel par arrêté du .
Le 15 juillet 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au « rue du Luxembourg » (ancien nom de la rue)« Les bombardements par Berthas », Excelsior, 9 janvier 1919, sur Gallica..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : immeuble de six étages « de style néo-Louis XIII et baroqueÉric Lapierre, « Un exemple d’éclectisme historique : la mode des immeubles Louis XIII », Identification d’une ville. Architectures de Paris, Éditions Picard, 2002 , . » édifié en 1914 par Louis Périn« 2, rue Guynemer », sur pss-archi.eu.(1871-1940), architecte et peintre, qui habitait au . Plusieurs appartements sont réquisitionnés par les Allemands pendant l’OccupationCécile Desprairies, Paris dans la Collaboration, Éditions du Seuil, 2009.. En 1943, l’immeuble est mis en vente au Palais de justice avec une mise à prix de 2 500 000 francsLe Petit Parisien, , , sur RetroNews.. : immeuble construit par l'architecte Germain Cahn-Bousson en 1893, signé en façade C-BOUSSON. Propriété du Vatican, il est réquisitionné par les Nazis pendant l'Occupation. Lors de la Libération, l'Association des déportées de Germaine Tillion y est logée, jusqu'à ce le Saint-Siège ne demande la restitution de l'immeuble et introduise un recours. Le ministère des Anciens combattants, dirigé par François Mitterrand, fait déménager l'association et le Vatican retrouve la propriété de l'immeuble.. Il le loue par la suite à François et Danielle Mitterrand, Henri Frenay, Bernard Kouchner et Christine Ockrent« Les locataires célèbres du Vatican », www.leparisien.fr, 16 avril 2009..
: dans cet immeuble reconstruit en 1972 se trouve l'Institut Bossuet, externat de lycéens fondé en 1866 par un prêtre parisien, l'abbé Thenon. Parmi ses élèves, on peut citer le cardinal Alfred Baudrillart, Antoine de Saint-Exupéry, Paul Reynaud, Jean Anglès d'Auriac, Jean Guéhenno, Louis Pasteur Vallery-Radot, Jean d'Ormesson, François Gibault, Odon Vallet, Philippe Pozzo di Borgo, Frédéric Beigbeder, Matthieu Rougé ou encore Bruno Mégret. Sous la direction du prêtre et universitaire Jean-Robert Armogathe, il accueille aujourd'hui des élèves des classes préparatoires de Saint-Louis, Louis-le-Grand et Henri-IV. : immeuble réalisé en 1928 par l'architecte Michel Roux-Spitz, ., signé en façade. Les ferronneries (grilles de l’entrée, rampe de l’escalier) sont l’œuvre de Raymond Subes. L’architecte Michel Roux-Spitz disposait de l’appartement du étage et d’un bureau au Claude Somek, L’immeuble d’habitation parisien 1919-1939 : 6000 édifices de 4 étages et au-delà, plusieurs courants architecturaux, une strate originale dans l’histoire de la ville, Université de Picardie Jules-Verne, 2018..
: la librairie d'Elvire Choureau, première présidente de la chambre syndicale des libraires, et de Georges Duhammel est fondée à cette adresse en 1922.. Elvire Choureau gère ce commerce jusqu'en 1976.. : l’architecte Henri-Paul Nénot (1853-1934) y avait son domicile« L’architecte Paul Nénot se tue dans un accident d’auto », Excelsior, 14 décembre 1934, sur RetroNews.. L'actrice Marie-France Pisier« La belle en fuite », Le Parisien, 25 avril 2011. (1944-2011) y a également résidéRecueil des actes administratifs spécial, Préfecture de Paris, 4 juin 2021. ; une plaque lui rend hommage.
: « maison à loyer » (Henri-Paul Nénot architecte)Antonin Raguenet, Monographies de bâtiments modernes (Paris : Librairie d'architecture), 65e livraison, monographie 49.. L’helléniste Pierre Lévêque (1921-2004) a vécu à cette adresseRevue des études grecques, volume 80, 1967.. : l’historien Camille Jullian (1859-1933) est mort à cette adresse, comme le signale une inscription en façade.
: immeuble construit vers 1886 par l’architecte Germain Cahn-Bousson« Germain Cahn-Bousson », sur pss-archi.eu.. Philippe Sellier, historien de la littérature, a vécu à cette adressePort-Royal et l’humanisme, actes du colloque organisé par la Société des amis de Port-Royal, 2006.. : Jules Carpentier (1851-1921), ingénieur et inventeur, a habité iciBulletin de la Société historique du sixième arrondissement de Paris, 1925.. L’écrivain Françoise Sagan (1935-2004) a vécu à cette adresseFanny Guénon des Mesnards, « Chez Françoise Sagan, de l’appartement face au jardin du Luxembourg à son hôtel particulier », AD, 14 mai 2001.. : l’homme politique Léon Blum (1872-1950) s’installe ici après son mariage en 1897« Léon Blum Léon », sur terredecrivains.com. et y vit jusqu’en 1908, comme le signale une plaque apposée au 38. L’helléniste Jacqueline de Romilly (1913-2010) a également habité à cette adresseLe rayonnement des civilisations grecque et romaine sur les cultures périphériques, 1965.. : Joseph-Félix Bouchor (1853-1937), peintre, y a vécuQui êtes-vous ? Annuaire des contemporains, 1924. et y est mort.
Personnalités Plusieurs personnalités ont habité ou habitent rue Guynemer :
Émile Labiche au 26, sénateur d'Eure-et-Loir. Maritie et Gilbert CarpentierEnrico Macias, L’envers du ciel bleu, le cherche midi, 2015 ., producteurs et animateurs de télévision. Alain Jérôme Pierre Weill, gérant d'entreprise L’homme politique Robert Badinter et la philosophe Elisabeth Badinter emménagent en 1972 dans la rue, dans un appartement acheté à Jacqueline de RomillyPauline Dreyfus, Robert Badinter, l’épreuve de la justice, Éditions du Toucan, 2009 ..
Dans la culture L'écrivain Michel Houellebecq y fait résider son personnage Olga dans son livre La Carte et le TerritoireJérôme Dupuis, « Michel Houellebecq, ou la possibilité d'une ville », www.lexpress.fr, 23 juin 2016. (2010).
Dans le film d'Yves Robert Nous irons tous au paradis (1977), la scène de l’altercation entre Simon (Guy Bedos), sortant d'une ambulance, et sa mère Mouchy (Marthe Villalonga), qu’il croit malade alors que celle-ci est en train de fumer à son balcon, se déroule rue Guynemer, devant le .
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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