Piotr Grigorievitch Grigorenko ou Petro Hryhorovych Hryhorenko (en , en ), né le à Borissovka (près de Prymorsk) et mort le à New York, est un officier de l'Armée rouge, dissident soviétique et défenseur des droits humains.

Biographie Roux et de petite taille, il est victime de discrimination dès son enfance à l'école, il est surnommé "martycka" notamment.

Il devient un dissidentLes Russes, Vladimir Sichov, p. 50., et l'un des fondateurs du mouvement pour les droits de l'homme en URSS.

Il a pour cette raison à subir les traitements de la psychiatrie punitive en URSS, et ceci malgré sa carrière militaire et de vétéran de la Seconde Guerre mondiale.

En 1969, Grigorenko écrit une lettre ouverte à Iouri Andropov, président du KGB, dans lequel il fait état de filatures illégales que le KGB a organisées pour le surveiller depuis sa sortie de prison en 1965, de l'écoute systématique de ses communications et entretiens téléphoniques et de la photographie de sa correspondance.

Après sa libération, il devient défenseur des droits humains, en dénonçant les actions menées contre les Tatars à partir de . Dans le milieu des années 1970, il participe activement au groupe Helsinki de Moscou et au groupe ukrainien d'Helsinki.

En 1977, il quitte l'Union soviétique pour les États-Unis et perd sa nationalité soviétique, où il meurt en exil en 1987.

Publications Piotr Grigorenko, Staline et la deuxième guerre mondiale, France, L'Herne, 1969, 147 p. Piotr Grigorenko, Mémoires, Paris, Presses de la Renaissance, 1980, 782 p. Notes et références

Articles connexes Psychiatrie punitive en URSS Vladimir Boukovski

Liens externes

De l'armée du Tsar à l'Armée rouge, interview de Piotr Grigorenko par Bernard Pivot pour l'émission Apostrophes, sur ina.fr

Catégorie:Naissance en octobre 1907 Catégorie:Naissance dans le gouvernement de Tauride Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de la Guerre patriotique, 1re classe Catégorie:Décès en février 1987 Catégorie:Décès à New York Catégorie:Dissident soviétique Catégorie:Histoire de l'Ukraine Catégorie:Décès à 79 ans