Le cyclisme au mont Ventoux est pratiqué couramment, notamment dans le cadre du Tour de France. La position géographique peut rendre cette montée pénible en raison de la chaleur (le Ventoux est situé en Provence-Alpes-Côte d'Azur) et du mistral notamment (qui souffle à plus de 2 jours sur 3 sur le sommet, bien que le record de vent soit dû à un vent de sud à en 1967), en plus du profil raide.
L'apparence du mont est particulière avec cette forêt d'abord, puis un sommet dénudé plein de rocaille calcaire qui donne l'impression de neige éternelle, côté sud notamment. Au sommet, par temps clair, deux tables d'orientation permettent de voir le Comtat Venaissin et la Provence au sud et les Alpes côté est et nord-est.
Le mont Ventoux doit sa légende aux courses cyclistes qui s'y sont déroulées : Tour de France, Paris Nice et Dauphiné Libéré pour les plus connues. Sur le Tour de France, le mont Ventoux a été escaladé à 18 reprises, dont 10 fois comme théâtre de l'arrivée. Sur ces 10 arrivées au sommet, deux étapes ont été disputées sous forme de contre-la-montre.
Le sommet du mont Ventoux culmine de à d'altitude, selon les informations, à sa borne géodésique sous l'antenne ; cependant pour les cyclistes le sommet de la route est atteint à d'altitude..
En 2019, le Mont Ventoux Dénivelé Challenge, une course professionnelle sur route d'un jour dévolue aux grimpeurs, est crééePlus de 4000 mètres de dénivelé pour le Mont Ventoux Dénivelé Challenge.. Elle est disputée le lendemain de la Santini Granfondo Mont Ventoux, une cyclosportive.
Itinéraires Ascension sud La route passant par Bédoin est la plus empruntée par le Tour de France et la plus emblématique des ascensions. À partir de la sortie du village, au rond-point () séparant les routes D19 et D974, ce sont Cyclings Cols – Mont Ventoux. et de dénivelé avec une pente moyenne de 7,4 % jusqu'au sommet de la route ().
L'ascension débute à travers les vignes« Le Mont Ventoux. Le défi des grimpeurs », magazine Le Cycle , juin 2005, . et les vergers pendant près de avec un début en pente douce, mais la difficulté s’accroît légèrement peu avant le hameau de Sainte-Colombe, avec des pentes proches de 5 et . Néanmoins, ces pentes sont encore faibles par rapport à la suite. En effet, lorsque l'on passe l'épingle de Saint-Estève ()., virage autrefois relevéPhilippe Bouvet, Philippe Brunel, L’Équipe, cols mythiques du Tour de France, mars 2005, Article « Le Mont Ventoux, un inquiétant mont Chauve », . au km 5,7"Mont Ventoux. Le géant de Provence", magazine Le Cycle hors-série n°506H, juillet 2005, ., la rupture de pente est nette. L'épingle marque l'entrée dans la forêt et la pente se durcit, il faut mettre un braquet plus adapté, les séparant l'épingle du chalet Reynard sont à de moyenne. Entre le départ de la piste ()Géoportail- route forestière du massif des Cèdres et Pavillon de Roland. du massif des Cèdres et le Pavillon de Roland, les pourcentages approchent les 11 % avec un maximum de 13 %. Au km 10,4, on arrive au virage du bois« Le mont Ventoux. Col et sommet de légende de tous les cyclos », article de Serge Jaulin et Christine Grouiller paru dans CycloSport Magazine , janvier/février 2005, . ()MONDON Bernard, Les grandes heures du Tour de France au Ventoux, juillet 2003, Article « 1965 : Poulidor exact au rendez-vous… », ., la seule véritable épingle entre le virage de Saint-Estève et le chalet Reynard, car l'ascension dans la forêt est faite de lignes droites ponctuées de légères courbes. C'est juste après, au niveau de l'entrée () de la route forestière de Perrache. que se trouve le seul endroit dans la forêt d'où on peut voir le sommet., ailleurs les hêtres et les conifères bouchent la vue. Plus loin, on compte un dernier passage plus pentu dans la forêt : un passage avec des barrières métalisées sur le côté de la route, quelques hectomètres après le jas des Melettes. À ce niveau on passe d'une forêt de feuillus à un bois de pins à crochets. Toutefois, dans des pourcentages aussi difficiles et avec aussi peu de répit dans le tronçon de la forêt, on peine parfois à distinguer des passages plus durs que les autres. Les derniers hectomètres avant le chalet Reynard sont plus « doux » et permettent de souffler. Au chalet Reynard ()., au km 15,2, on rejoint les cyclistes ayant démarré de Sault. À partir de ce chalet, il reste près de avec des cailloux à perte de vue. Les pourcentages sont moindres par rapport à la forêt mais on est parfois exposé au vent, à la chaleur en absence de végétation et à l'oxygène qui se raréfie pour ceux qui ne sont pas habitués à la montagne.
Le répit du chalet Reynard est aussitôt suivi d'une rampe à 8 %, mais la pente s'adoucit avec un peu plus de 6 % de moyenne sur le kilomètre suivant, passant devant la fontaine de la Grave (). Les qui suivent oscillent entre 7 et 8 %, avec une difficulté progressive, puis elle monte sérieusement d'un cran pour les deux derniers kilomètres de l'ascension. La difficulté est progressive avec de larges courbes. Au kilomètre 20 environ, on passe devant la stèle dédiée à Tom Simpson, cycliste britannique décédé le sur le Tour de France d'un collapsus cardiaque. La stèle d'un cyclotouriste et capitaine de route des Audax Français, Pierre Kraemer dit le GauloisBernard Schneider - Plus d’un demi-siècle de cyclotourisme., mort le un peu plus loin, rajoute au caractère tragique de cette ascension. Après ces deux plaques, le final devient nettement plus difficile, surtout au passage du col des Tempêtes (). un peu plus loin, un des passages les plus durs du Ventoux tous versants confondus, qui marque le retour de pentes proches de 10 %. et où l'exposition au vent est encore plus forte que précédemment. Il faut enfin passer un ultime virage en moulinant ou en se mettant en danseuse avant de parvenir devant la boutique () sous l'antenne.
Dans le magazine Le Cycle hors-série de , Eddy Merckx a dicté ses impressions sur cette ascension :
Ascension nord Le deuxième itinéraire possible est celui-qui démarre de Malaucène, au carrefour () entre la D938 et la D974 avec à 7,4 % de moyenne. La différence par rapport au versant sud est l'irrégularité de la pente malgré des chiffres comparables. Ce versant présente des passages difficiles mais également des replats notables. Il est aussi moins mythique, le Tour de France ne l'ayant grimpé que deux fois en 1951 puis 1972.
L'ascension débute par des pentes à près de 6 % sur le premier kilomètre mais déjà un premier replat apparait avant d'arriver à la source du Groseau ().. Après avoir dépassé celle-ci, après un peu moins de de montée, la difficulté se corse sur les trois kilomètres qui suivent avec un d'abord une première portion de à environ 7 % puis de fortes pentes variant entre 8,5 et 11 % .. Cependant, après un peu plus de d'ascension et une petite aire (), les pourcentages deviennent plus roulants durant les 4,5 prochains kilomètres, avec une route à découvert longeant notamment la combe de Brame-Fam et avec des pentes variant entre 3,5 et 7 % à l'exception de deux courts passages à 10 et 10,5 % au niveau de la Tête des Mines, à près de d'altitude. Ce long répit prend fin après le gîte forestier des Ramayettes, après un peu moins de de montée. Et lorsque l'on arrive au belvédère (). suivant au km 9,65, la pente se durcit encore plus car sur les kilomètres qui suivent, la moyenne de la pente est approximativement de 10 % avec de surcroît des pentes rectilignes et des portions à 12 et 13 %. La ligne droite longeant les rochers des Rams, avec des poteaux jaunes et noirs sur le côté de la route est particulièrement difficile, avant d'arriver à une citerne et au parking des Près de Michel (). Le sommet du Ventoux, pas visible à Malaucène, apparait clairement sur la droite. Qui plus est, avec de tels pourcentages, la ligne droite suivante permet d'effectuer de belles pointes de vitesse dans le sens contraire en descente.. Mais après ces 4 kilomètres durs, on rencontre un nouveau répit sur un peu plus de , avec une pente de plus en plus roulante pour parvenir jusqu'au mont Serein et au chalet Liotard () au kilomètre 15,15. On rentre à nouveau dans la forêt. Suivent de plat avant une rupture brutale de pente, une portion difficile de quelques hectomètres avec un pourcentage maximum de 11 %, avant d'arriver à une épingle (). avec une barrière qui ferme la route en hiver et marque la fin de la principale piste VTT du massif. À partir de là on rencontre un nouveau répit de quelques hectomètres mais il faut songer que les d'altitude ont été dépassés et que le manque d'oxygène peut se faire sentir dans le coup de pédale pour les non habitués. Quelques trouées dans la forêt permettent d'apercevoir la station de ski du mont Serein plus bas ainsi que la montagne de Bluye. Dans les trois derniers kilomètres, on sort de la forêt pour rentrer dans la partie sommitale avec les cailloux. C'est assez dur, avec des moyennes approchant les 8 et 9 %. Seule l'épingle qui donne accès au radar militaire permet un dernier palier.
Ascension est L'ascension par Sault est la plus facile, mais aussi la plus longue, avec à 4,45 % depuis le carrefour () entre l'avenue de la promenade et la route d'Aurel à Sault. Le dénivelé positif à partir de Sault est de cependant on peut compter réels à gravir puisque la route commence à descendre sur un peu plus d'un kilomètre. jusqu'au pont de la fontaine Bayard (). au-dessus de la Nesque.
Elle est agréable car on y compte des champs de lavande au pied, puis des tables de pique-nique, des panneaux explicatifs sur la faune locale (sanglier, cerf, mouflon…) et un belvédère. Elle est facile : pendant presque jusqu'au chalet Reynard, la pente ne dépasse pas 8 %. Ensuite, les 6 derniers kilomètres sont un peu plus durs. C'est une ascension à conseiller pour les débutants qui n'ont jamais grimpé de grand col.
On démarre par une descente au premier kilomètre. Ensuite, on a une pente comprise souvent entre 4 et 6 % sur les suivants. On roule à côté de champs de lavande d'abord puis on rentre dans la forêt. L'un des passages les plus difficiles se situe au niveau de la chapelle du Ventouret, au km 7,9, où l'on dépasse les d'altitude. Le kilomètre qui précède cette chapelle approche les 6 % et une court passage à 8 % se situe juste après la chapelle. C'est la partie la plus dure des 20 premiers kilomètres. Mais il faudra attendre le km 12 à près de d'altitude pour que les pourcentages marquent une vraie relâche, puisque les suivants ne grimpent qu'à près de 3 % de moyenne. Dans cette partie, après depuis Sault, la route passe devant une première table d'orientation (). surplombant la combe de la Font de Margot et avec déjà une belle vue sur les monts de Vaucluse. Au km 15, on arrive à une nouvelle curiosité, « le Belvédère » (), avec une citerne et des plaques expliquant la faune du Ventoux.
Puis en arrivant à près de d'altitude au niveau d'une piste menant au Pas de la Frache, les qui restent avant le chalet Reynard sont presque tout platsLe mont Ventoux – Ascension par Sault (versant est).. À ce niveau, à quelques pas en marge de la route se situe une stèle en hommage à Anne-Marie Pélissier, décédée à après avoir été victime d'un enlèvement et retrouvée ici en 1956. Arrivé au chalet Reynard () après de montée, il reste sur un itinéraire partagé avec les cyclistes ayant commencé l'ascension depuis Bédoin (voire dernière partie du versant Sud). Ces derniers kilomètres sont entièrement avec paysage « lunaire », rochers et cailloux jusqu'au sommet. Pour les cyclistes grimpant le Ventoux depuis Sault, cette dernière partie finale sera la plus exigeante avec un pourcentage moyen de 7,7 % et surtout la confrontation avec des pentes à près de 10 % sur le final.
Routes forestières