vignette|Logo de l'Armée de l'air et de l'espace depuis 2020. Primitivement sous la forme de « champs d'aviation »http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/docs/Temis/0069/Temis-0069268/PM_9_7.pdf, les bases aériennes françaises existent depuis le début du (la section d'entraînement militaire de la future base aérienne 122 Chartres-Champhol est créée en 1909). Dénommées ainsi depuis la création officielle de l'Armée de l'air en 1934, en expansion jusqu'aux années 1950, elles connaissent depuis une politique drastique de réduction, en nombre comme en moyens Rapport parlementaire Réorganisation de la Défense Septembre 2013http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1353.asp Orientations bases aériennes http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2013/a0256-tvi.asp.

Le réseau national des bases aériennes soit abrite différents types d'avions et d'autres engins aériens (hélicoptères, drones, etc.) en métropole ou dans les territoires d'outre mer, et sont complétées par les porte-avions ou porte-hélicoptères, soit réunit des services spécialisés dans l'usage et dans la gestion de ces moyens.

Elles dérogent à certains aspects de la législation courante (droit de l'environnement, code de l'aviation civile, code de l'urbanisme…) en raison des activités particulières qu'elles accueillent, et répondent alors à leurs règlements intérieurs et aux autorités militaires et/ou maritimes. Les aérodromes militaires peuvent par exemple bénéficier d'adaptations des modalités d’élaboration des plans d’exposition au bruitArrêté du 18 avril 2013 fixe la liste des aérodromes militaires pour lesquelles les modalités d’élaboration des plans d’exposition au bruit aux aérodromes prévues à l'article R147-1-1….

Tout comme leur actualité, leur histoire illustre richement celle de la politique militaire et de l'armée française.

Fonction et organisation des bases aériennes de l'Armée de l'air française La base aérienne est définie comme une formation administrative relevant de l'Armée de l'air, regroupant des unités relevant soit des commandements organiques et opérationnels, soit de l'administration centrale, ainsi que les moyens qui leur sont associés (Instruction 21/DEF/EMAA/MGAA fixant l'organisation des bases aériennes, du http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/08/cir_39982.pdf, remplaçant l'organisation en place depuis le ).

La base aérienne est soutenue par une base de Défense depuis la création de ces dernières entre 2009 et 2011. Elle dispose d'une organisation standardisée, comportant, depuis le : le commandant de base aérienne, hiérarchiquement subordonné au major général de l'Armée de l'air. En présence d'une plateforme aéronautique, il est directeur d'aérodrome ; le commandant en second, particulièrement chargé de la sécurité et de la protection de la base aérienne ; le ou plusieurs commandant(s) d'escadre(s), le cas échéant, qui préparent et conduisent l'action des forces aériennes ; le chef du groupement d'appui à l'activité ; le chef du bureau d'appui au commandement ; le chef du centre d'instruction et d'information de réserve de l'Armée de l'air ; le conseiller de sécurité nucléaire ; l'officier de réserve adjoint, conseiller en matière de réserves ; le(s) commandant(s) d'éléments air rattachés, le cas échéant.

Histoire des bases aériennes de l'Armée de l'air française L'aviation nait en 1890, puis se développe par étapes. Le Clément Ader fait voler l'Éole. Le , les frères Wright pilotent leur flyer. L'Armée s'intéresse à ces nouveaux moyens, certains militaires devinant leur potentiel militaire. Il faut trouver des terrains pour les essais. Puis, il convient de fixer des terrains d'aviation à vocation purement militaire, les camps d'aviation, qui deviendront les bases aériennes, en 1933.

La liste exhaustive des terrains, par départements, est présentée sur le document du Service Historique de l'Armée de l'Air SHAA liste des bases page 286 de : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/contenu/functions/dc/attached/FRSHD_PUB_00000267_dc/FRSHD_PUB_00000267_dc_att-FRSHD_PUB_00000267.pdf.

L'histoire des installations immobilières de l'Armée de l'air ne se confond pas avec celle de l'Armée de l'air ni davantage encore, avec celle de ses unités, navigantes ou non.

Premiers terrains d'aviation militaire Aux temps de l'aviation militaire, naissante, celle-ci s'organise et éprouve ses premiers besoins d'infrastructures aériennes, notamment, de piste d'envol, d'équipement de navigation ou d'approche, de bâtiments techniques et des zones-vie nécessaires. La Première Guerre mondiale tranche définitivement la question de l'utilité de l'avion et en révèle pratiquement tous les usages. Les premières bases aériennes se développent et s'étoffent grâce, en premier lieu, au besoin d'écoles d'aviation -ou de pilotage- indispensables pour fournir des pilotes aux appareils produits à une cadence accélérée.

Le , Clément Ader fait voler un avion au camp militaire de Satory, sur la commune de Versailles. Pourtant, tous ses vols sont, encore de nos jours, controversés.

Le , l'officier Ferdinand Ferber organise la démonstration du vol d'un aéroplane, à Issy-les-Moulineaux.

Le , un raid aérien militaire part du camp militaire de Châlons-sur-Marne, pour le fort de Vincennes.

La loi du organise l'aviation (l'aéronautique) militaire.

Premières bases aériennes Les premiers camps d'aviation présentent incontestablement une vocation de formation au pilotage. Puis, les terrains opérationnels formeront le maillage géographique permettant le déploiement des forces aériennes.

La Base aérienne 112 Reims-Champagne qui reprenait la station d'aérostiers de Reims et le terrain de Bétheny où eu lieu en 1909 la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne et le premier concours militaire organisé par la général Roques.

Ainsi, la future base aérienne 122 Chartres-Champhol prend la forme d'un camp d'aviation, dès 1909. Très vite, elle deviendra l'une des plus importantes écoles de formation au pilotage militaireService Historique Infrastructure de l'Air http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/Bases-aeriennes-terrains-d.html.

En 1909 la camps de Châlons avec son école de pilotage Farman, également, la future base aérienne 119 Pau voit l'installation, sur son emprise, de Wilbur Wright et de son appareil Histoire BA Pau http://www.anatc-tnb.fr/actu/PauLescar.pdf. Le ciel y est plus clément que sur le terrain initial, au Mans. L'école d'aviation militaire y sera active en 1912 et cette base aérienne fermera en 1972.

En est fondée la base aérienne d'Ambérieu-en-Bugey BA d'Ambérieu http://www.museemilitairelyon.com/spip.php?article141, qui deviendra, également, une école active de formation au pilotage élémentaire.

En 1911, tout juste avant le protectorat de 1912, des avions militaires français sont positionnés au Maroc (1911-1961).

Le , le capitaine Georges Bellanger installe hommes et appareils fondant la future base aérienne 702 Avord. Passant le centenaire, encore opérationnelle, celle-ci détient sans doute le record de longévité des bases aériennes françaises.

Toujours en 1912, la future base aérienne 251 Étampes-Mondésir se met en place.

La base aérienne 102 Dijon-Longvic est installée en 1914.

En 1915, le camp de Parçay-Meslay s'organise près de Tours, et deviendra la base aérienne 705 Tours Histoire de la BA 705 http://www.parcay-meslay.fr/sites/parcay-meslay/files/u120/histoire_de_la_ba_705.pdf.

En 1916, des bases aériennes apparaissent en Tunisie (1916-1963).

En , la future base aérienne 125 Istres-Le Tubé vient encore renforcer les écoles de pilotage ; en , la base aérienne de Marrakech est opérationnelle.

En 1919, les infrastructures aériennes militaires maillent l'Algérie. Le régiment d'aviation d'Afrique est composé de trois Groupes d'Aviation d'Afrique (GAA). Le GAA (Escadrilles 546 et 547) est basé à Alger (Hussein-Dey, puis Maison-Blanche). Le GAA, depuis Oran-La Sénia, réunit les Escadrilles 543 et 548. Le GAA est basé au terrain d'aviation de Sétif, avec les Escadrilles 544 et 549..

En 1920, le mandat donné à la France par la Société des Nations entraîne l'implantation, au « Levant » (Syrie et Liban) de terrains d'aviation (1923-1946).

Thiès est la première base aérienne française déployée en Afrique-Occidentale française (AOF), dans les années 1920.

En , la base aérienne d'Ivato marque l'implantation de l'Armée de l'air française à Madagascar. (1929-1961).

Celle de Bangui est la plus ancienne de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) en 1930.

C'est en 1933 que le réseau des bases aériennes s'étend à Djibouti, puis à Noceto (1935). La première de ces implantations perdure après l'indépendance (1977).

Les bases aériennes de 1934 à 1945 Cette phase historique se caractérise par le déploiement autonome de l'Armée de l'air et de ses bases, en coexistence avec l'aviation civile, puis par la préparation de la Seconde Guerre mondiale.

Le est promulgué le décret de création de l'Armée de l'air. Le maillage territorial devient une priorité. Le décret du organise l'infrastructure de l'Armée de l'air Service Historique DIA http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/contenu/functions/dc/attached/FRSHD_PUB_00000267_dc/FRSHD_PUB_00000267_dc_att-FRSHD_PUB_00000267.pdf. Les unités sont jusqu'alors organisées en régiments issus de l'organisation de l'Armée de terre. Ces régiments ont alors la gestion des unités d'aviation comme des infrastructures. Cette organisation n'est pas considéré comme adaptée aux missions confiées à l'Armée de l'air. Le ministre de l'Air, Pierre Cot fait alors expérimenter dans plusieurs régiments une nouvelle organisation où le commandement des éléments mobiles (escadres) est nettement séparé des éléments fixes (bases). Dans chaque régiment deux brigades sont créées : une regroupe les escadres, l'autre la base proprement dite avec un centre d'instruction, un bataillon de dépôt et un parc.

L'expérimentation donne de bons résultats et le ministre étend donc cette nouvelle organisation à toute l'Armée de l'air par décret du . Les bases, rattachées à la région aérienne, ont alors la charge de fournir aux escadres : les services généraux, l'instruction, le ravitaillement l'administration et la mobilisation. En ce sens, l'organisation de l'Armée de l’air s'est éloignée du modèle de l'Armée de terre pour se rapprocher de celle de la Marine, les bases sont alors les « ports » de l'aviation militaire.

La loi du en fixe l'organisation et la répartition territoriale Historique de l'Armée de l'air http://www.aviation-francaise.com/DICTIONNAIREpage-organismes-etatiques.htm. En 1935, neuf bases aériennes sont considérées comme les principales de cette nouvelle arme : celles de Chartres, de Metz, de Nancy, de Le Bourget, de Reims, de Pau, de Tours, de Châteauroux et de Lyon. En 1939, la France compte cinq bases en Indochine (départ en 1956).

En 1934, la France totalise 51 bases aériennes. En 1939, celles-ci sont au nombre de 77, parmi 226 terrains d'aviation, dont 41 sont effectivement ouvertes à l'activité aérienne. En outre, 220 terrains secondaires étaient prêts.

La Luftwaffe développe et renforce le réseau des bases aériennes du territoire français, durant l'Occupation.

En 1943, l'AEF dispose de son propre état-major, sur la base aérienne de Brazzaville.

Les bases aériennes de 1945 à 1989