Ycéo est la marque commerciale de la Société des transports de l'agglomération nazairienne (STRAN), société publique locale (SPL), fondée en 1984 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

La marque Ycéo regroupe le réseau de bus (dont un BHNS, Hélyce), les deux parcs relais associés, pour le compte de la CARENE ainsi que les parkings payants de la ville de Saint-Nazaire et sous la marque VelYcéo un service de location de vélos et les parkings à vélos sécurisés déployés sur le territoire de l'agglomération. En 2022, le réseau Ycéo a transporté de voyageurs.

Le nom Ycéo est utilisé depuis 2024 à la place de celui de la STRAN, qui reste l'exploitant du réseau.

Historique Avant la STRAN Premières dessertes Les premières lignes de transport en commun font leur apparition à Saint-Nazaire en 1923 et exploitées par le Garage Michel sur les itinéraires Saint-Nazaire - Saint-Marc-sur-Mer, dont un trajet coûte 40 centimes d'anciens francs en 1930, et Saint-Nazaire - Pont de Méan. En 1930, le réseau fonctionnait à l'aide 5 autocars et deux remorques..

En 1931 quatre lignes supplémentaires sont créées : Saint-Nazaire - Moulin du Pré - L'Immaculée Saint-Nazaire - Petit Bois Saint-Nazaire - Cardurand (supprimée dès 1933) Saint-Nazaire - Vecquerie - Plaisance

En 1933 est créé un service destiné au transport des ouvriers des ateliers et chantiers de la Loire à Penhoët. En 1939 le service des transports de Saint-Nazaire et confié aux Transports Drouin, qui voit son service suspendu en 1941 et 1942 sous l'occupation ; ce contrat sera renouvelé en 1949 puis en 1958 et en 1968.

En 1975, les Transports Drouin créent Transports et tourisme de l'Ouest (TTO) qui reprend l'exploitation du réseau.

Le Service des transports nazairiens À la suite du résultat d'une enquête menée sur les déplacements à Saint-Nazaire faite par le centre d'études techniques de l'équipement (CETE) en 1977, la municipalité a signé une convention avec TTO, qui exploitait déjà les lignes existantes, pour l'exploitation d'un nouveau réseau composé de six lignes inauguré le et nommé Service des transports nazairiens (STRAN) sur les communes de Saint-Nazaire et Trignac et exploité avec huit autobus (Saviem S105R) remplaçant les autocars, inadaptés au transport urbain. Il est complété par l'intégration tarifaire de la ligne d'autocar Saint-Nazaire-Le Croisic sur le territoire de la ville de Saint-Nazaire.

Le réseau de 1979 :

+ Les lignes en 1979 Ligne Itinéraire A (rouge) Bouletterie - Hôtel de ville - Gare - Penhoët Halles B (bleu) Bouletterie - Berthauderie - Gare - Penhoët Halles B barré (violet) Kerlédé - Gare - Building C (vert) Saint-Marc - Trignac D (jaune) Gare - Fontaine-Thuaud E (ocre) Croix-de-Méan - Immaculée (Beauregard) P Saint-Nazaire - Saint-Brevin-les-Pins

Une tarification comportant abonnements et carnets de tickets (un billet coûte ) ainsi que les premiers documents commerciaux sont créés, et l'accès dans les véhicules se fait en libre service.

Le , une ligne nocturne fonctionnant de 21 heures à minuit voit le jour.

Ce réseau est restructuré le sur demande du maire de Saint-Nazaire, Joël-Guy Batteux. Une ligne G assurant un service interne à Saint-Marc voit le jour.

En le SIVOM Saint-Nazaire-Trignac change de nom et devient le Syndicat intercommunal de la région nazairienne (SIRNA). En , il reprend le rôle d'autorité organisatrice de transport urbain dans le cadre de la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI). Présidé par Yannick Vaugrenard, il a pour mission de fixer les objectifs d'exploitation, de voter le budget et de contrôler la société exploitante..

Création de la STRAN vignette|L'ancienne gare de Saint-Nazaire en 2014.

Le , la Société des transports de l'agglomération nazairienne (STRAN), une SAEM dont l'actionnaire majoritaire est la ville de Saint-Nazaire, est créée et remplace TTO comme exploitant du réseau et concessionnaire du SIRNA , tandis que le versement transport, au taux de 0,5 %, est instauré. Le , le réseau est restructuré, la grille tarifaire est revue, création de l'agence commerciale « Boutique STRAN », installation dans un nouveau dépôt constitué des vestiges de l'ancienne gare de Saint-Nazaire d'avant-guerre et équipé d'une station de lavage et d'un parking.

En 1985 la STRAN possède à l'époque composés de : trois autobus articulés Renault VI PR 180 dont deux autobus d'occasions, utilisés sur les lignes à forte fréquentation en heures de pointe (comme pour la ligne vers Trignac, le reste de la journée le trafic ne nécessite qu'une exploitation en minibus), 19 autobus standards Renault V.I. , et , trois minibus Renault Master carrossés par Gruau et un minibus Renault Master carrossé par Durisotti pour le transport de personnes à mobilité réduite.

Le réseau, qui assure voyages en 1985, est composé au :

+ Les lignes en 1986 Ligne Itinéraire A Heinlex Hôpital ou Bouletterie - Méan (centre) C Le Grand-Pez ou Chemin de la Source - Gare SNCF D Dissignac - Gare SNCF (ligne scolaire) E Point du jour - Gare SNCF F Kerledé - Bert G Petit-Caporal - Petit-Maroc (ligne scolaire) H République - Trignac Mairie (ligne scolaire) N (Nocturne) Heinlex IUT - Gare SNCF (- Chemin de la Source, en été) PC Circulaire, Dauphiné - Gare SNCF P République - Saint-Brévin-les-Pins La ligne interurbaine Saint-Nazaire - Le Croisic de TTO en intégration tarifaire.

Le service fonctionne du lundi au samedi avec une amplitude allant de à (le dimanche, un service restreint est offert), dont la colonne vertébrale est la ligne A qui relie le quartier de la Boulleterie, à très forte densité de population, à Penhoët et Méan en passant par le centre-ville et la gare ; elle assure à elle seule 50 % du trafic avec 40 % des moyens en heure de pointe à raison d'un bus toutes les sept minutes. L'avenue de la République, artère principale s'étendant de la gare à l'Hôtel de ville, voit chaque jour d'autobus toutes lignes confondues.

La ligne P ou ligne du pont reliant Saint-Nazaire à Saint-Brevin-les-Pins, rattachée au schéma départemental « Transloire 44 » (ancêtre du réseau Atlantic, puis Lila) et exploité par « Ouestour », possède un statut particulier, une convention signée entre le SIRNA et la commune de Saint-Brevin-les-Pins permettant d'utiliser la tarification STRAN mais obligeant à oblitérer un second ticket pour franchir le pont.

En 1989, le dépôt est déplacé de quelques centaines de mètres au boulevard de l'Europe.

Les bus jaunes, le réseau se développe vignette|Entre 1991 et 2012, les bus nazairiens ont arboré une livrée jaune.

En 1991, la livrée du réseau change et devient jaune avec des lignes colorés à l'arrière, livrée qui perdurera jusqu'en 2012. Le , le périmètre de transport urbain s'agrandit considérablement avec l'arrivée des communes de Donges, Saint-Malo-de-Guersac, Saint-Joachim, Saint-André-des-Eaux, Montoir-de-Bretagne, Paimbœuf, Corsept et Saint-Brevin-les-Pins. Le SIRNA est alors renommé Syndicat intercommunal de l'estuaire et de la région nazairienne (SIERNA) et le , des lignes équipées de minibus Renault Trafic I nommées « Taxijaune », ancêtres des « Ty'Bus », sont créées vers ces communes : le service est assuré à horaires fixe du lundi au samedi en journée et sur réservation en soirée et les dimanches et jours fériés. Ce service est un succès dès ses premiers jours de fonctionnement, au point que les minibus sont rapidement sous-capacitaires sur certains départs.

La STRAN, qui compte alors , achète d'abord trois autobus Van Hool, puis davantage dont cinq des six AG900 produit en série ; il s’agit de sa première commande auprès d'un constructeur étranger.

En 1994, la STRAN fête ses dix ans et compte .

Le service Taxijaune est l'objet de nombreux conflits entre la STRAN et les taxis privés, l'exploitation de Taxijaune se fait par la STRAN via une licence de taxis et opéré par une filiale, la Société des transports routiers de voyageurs nazairiens (STRVN) : les taxis de la région ont dénoncé après du tribunal de commerce la légalité de ce fonctionnement, ce dernier leur donne raison fin 1993 en estimant que le seul utilisateur légal était l'acheteur de la licence, en l'occurrence le directeur de la STRAN et non l'entreprise elle-même.

Les taxis réussissent en 1996 à faire interdire par la justice l'utilisation du mot Taxi par la STRAN, qui change le nom du service en 1997 : le nom « Ty'bus » est alors adopté et les contrats sont renégociés avec les compagnies de taxis affrétées la STRAN souhaitant faire en sorte que taxis et Ty'bus soient complémentaires et non concurrents.

Le , le réseau s'organise comme suit :

+ Les lignes en 1997 Ligne Itinéraire A Université - Méan Centre B Montoir - Hôtel-de-Ville C Le Grand Pez ou Chemin de la Source - Gare SNCF D Dissignac - Gare SNCF (ligne scolaire) E Brais - Gare SNCF F Université - Trignac Mairie G Landettes - Ecomusée K Avocettes - Gare SNCF (- IUT et Auchan, à quelques courses) L Saint-André-des-Eaux - Centre-ville (ligne scolaire) M Quatre-Vents - Centre-ville (ligne scolaire) N (Nocturne) Université - Gare SNCF (- Auchan, à quelques courses) P Sous-préfecture - Saint-Brévin-les-Pins PC Circulaire, Bouletterie - Gare SNCF Ty'bus 1 Centre-ville - Saint-André-des-Eaux Ty'bus 2 Centre-ville - Saint-Joachim Ty'bus 3 Centre-ville - Saint-Malo-de-Guersac Ty'bus 5 Centre-ville - Donges Ty'bus 6 Centre-ville - Paimboeuf Ty'bus 7 Saint-Brévin-les-Pins - Paimboeuf Ty'bus 8 Centre-ville - Saint-Brévin-l'Océan

Les années 2000 vignette|Le réseau Ty'bus s'est développé au cours des années 2000.

Le , le contrat de concession est renouvelé pour et le , cinq nouveaux abonnements font leur apparition : Matelot, Skipper, Croisière, Pass Bus et Multipass. Le , les fiches horaires sont remplacées par un guide bus.

Le , la communauté d'agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire (CARENE) nouvellement créée devient autorité organisatrice de transport urbain dans le cadre de ses compétences obligatoires. Dès le , les communes de La Chapelle-des-Marais et de Besné intègrent l'agglomération et le réseau, elles sont desservies par des lignes « Ty'Bus » (respectivement les lignes 4 et 9). Le SIERNA, limité aux communes de Paimbœuf, Corsept et Saint-Brevin-les-Pins et privé de la compétence transport, est dissous peu de temps après... La desserte par la STRAN de ces communes est maintenue jusqu'au avant d'être prise en charge par le département à compter du . Les lignes P et Ty'bus 6, 7 et 8 sont alors remplacées par les lignes 16 à 19 du réseau départemental. La STRVN (filiale de la STRAN) et les Voyages Quérard assurent initialement la desserte des lignes concernées à la suite de la consultation menée par le Conseil Général.

Le , le réseau urbain est restructuré autour de neuf nouvelles lignes, qui ne sont plus représentées par des lettres (sauf les lignes scolaires D, L et M et la ligne nocturne N) mais par des chiffres (10, 20, 30, 40, 45, 50, 60, 70 et 71).

En 2003, la commune de Pornichet intègre à son tour la CARENE, les lignes Ty'bus 6 et 7 sont créées afin de desservir la commune, tandis que la ligne nocturne N disparait. Le , la CARENE confie l'exploitation du service de transport de personnes à mobilité réduite à la STRAN, qui fête ses en 2004.

Le réseau se compose comme suit au :