Le gouvernement Jules Simon est le gouvernement de la Troisième République en France du au .
Composition Nominations du 12 décembre 1876 FonctionImageNomParti politique Président du Conseil110pxJules SimonGauche républicaine
FonctionImageNomParti politique Ministre de l'Intérieur110pxJules SimonGauche républicaine Ministre des Affaires étrangères110pxLouis DecazesMembre du précédent gouvernement ayant conservé son poste.Orléaniste Ministre de la Justice et des Cultes110pxLouis MartelCentre gauche Ministre de la Guerre110pxJean-Auguste Berthaut Ministre de la Marine et des Colonies110pxMartin FourichonCentre gauche Ministre des Finances110pxLéon SayCentre gauche Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-arts110pxWilliam Henry WaddingtonCentre gauche Ministre des Travaux publics110pxAlbert ChristophleCentre gauche Ministre de l'Agriculture et du Commerce110pxPierre Teisserenc de BortCentre gauche Sous-secrétaire d'État aux Finances110pxLouis PassyOrléaniste
Nomination du 21 décembre 1876 FonctionImageNomParti politique Sous-secrétaire d'État à la Justice110pxJules MélineGauche républicaine
Nomination du 18 janvier 1877 FonctionImageNomParti politique Sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies110pxAlbert Roussin
Actions du gouvernement
vignette|alt=Caricature de presse représentant un homme moustachu en habit, un haut-de-forme à la main, dissimulant sous ses vêtements un petit homme aux cheveux blancs portant des lunettes.|Adolphe Thiers tapi sous l'habit du président du Conseil Jules Simon. Caricature par André Gill, La Lune rousse, .
Jules Simon crée par une circulaire de 1877 le livret de famille. Il procède à une épuration de certains préfets et magistrats, ce qui irrite Mac-MahonDominique Lejeune, La France des débuts de la République (1870-1896), éd. Armand Colin, Paris, 1994.. Jules Simon désapprouve aussi l'agitation ultramontaine. Toutefois, Léon Gambetta, désireux de mettre Simon en difficulté, estimait à la tribune de la Chambre que le président du conseil n'avait pas réagi avec suffisamment de fermeté aux prises de position « ultramontaines ». Il prononce l'un des plus célèbres discours de sa carrière :
.
Jules Simon débordé dut accepter un ordre du jour invitant le gouvernement à réprimer les « manifestations ultramontaines ». Le , la Chambre des députés abroge le titre II de la loi du sur les délits de presse. Le , Jules Simon n'empêche pas la publicité des conseils municipaux. Partant, Patrice de Mac-Mahon lui adresse la demande d'explication suivante :
Jules Simon, ulcéré par cette lettre, démissionne le .
« Monsieur le président de la République, la lettre que vous voulez bien m'écrire m'impose le devoir de vous donner ma démission des fonctions que vous aviez bien voulu me confier. »
Fin du gouvernement et passation des pouvoirs
Le , Jules Simon remit la démission du gouvernement au président de la République, Patrice de Mac-Mahon.
Le , Patrice de Mac-Mahon nomma Albert de Broglie à la présidence du Conseil.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Émile de Marcère: Histoire de la République de 1876 à 1879 (publié 1908), tôme I, p. 163-170 tôme II (le seize mai et la fin du septennat).
Universalis - La Crise du 16 mai 1877 et la République des républicains.
Articles connexes Troisième République Liste des gouvernements de la France Président du Conseil des ministres
* Simon Catégorie:1876 en France Catégorie:1876 en politique Catégorie:1877 en France Catégorie:1877 en politique