François Bouchot, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un peintre et un dessinateur français.

Biographie

Élève à l'École des beaux-arts de Paris, François Bouchot y fut formé par Jean-Baptiste Regnault, Jules Richomme et Guillaume Lethière, dont il fréquenta l'atelier La Chidebert au rue Childebert à ParisAlexandre Privat d'Anglemont, « La Childebert », in Paris anecdote, Paris, P. Jannet Libraire, 1854..

En 1823, il obtient le grand prix de Rome, après avoir obtenu le deuxième prix l'année précédenteCharles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française, au , 1831.. Son séjour en Italie dura sept ans.

Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 1835.

Il exécute plusieurs commandes pour le roi Louis-Philippe, dont La Bataille de Zurich, le (1837, galerie des Batailles du château de Versailles), mais surtout Le Général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, représentant le coup d'État du 18 Brumaire, à Saint-Cloud, le . Commandé par Louis-Philippe en 1838 pour le château de Versailles, le tableau est exposé au Salon de 1840, l'année du retour des cendres de Napoléon en France, et sert la propagande royale légitimant le changement dynastique. La peinture est envoyée au Louvre en 1889, puis retourne à Versailles.

En 1836, l'architecte Alphonse de Gisors, chargé de l'aménagement de la chapelle du palais du Luxembourg, lui commande la décoration des peintures murales, mais François Bouchot meurt avant le début du chantier en 1842.

Famille Il épouse Francesca, l'une des filles du chanteur d'opéra Luigi Lablache qui, veuve, épouse en secondes noces le pianiste Sigismund Thalberg.

Œuvres dans les collections publiques

Chartres, musée des Beaux-Arts : La mort des fils de César, toile , esquisse, copie du tableau de Léthière qui se trouve au Luxembourg, p. 3 à 5. ; Pylade défendant Oreste, toile , 1822 ; Bacchus et Érigone (Une Bacchante), huile sur toile , 1827, dépôt du musée du Louvre. ; Mort de Marceau, esquisse (inv. 56.19.1) ; Funérailles du général Marceau, toile , 1835 ; La Tour-d'Auvergne devant l'ennemi, esquisse, toile .

Dijon, musée des Beaux-Arts : Portrait de l'artiste, 1827, huile sur toile, . Paris : musée Carnavalet : Les Tribulations de la Garde nationale, suite d'estampes. musée de la Vie romantique : Portrait de la cantatrice Maria Garcia, dite La Malibran chantant Desdémone dans l'opéra Otello de Rossini, 1834. musée du Louvre : Le Tambour blessé, 1836, huile sur toile, , don par l'intermédiaire de l'American Friends of Louvre.

Notes et références

Liens externes

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