Les Forces navales françaises libres (FNFL) sont les forces de marine militaire de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale.
Histoire Les FNFL ont eu successivement trois chefs : Émile Muselier Philippe Auboyneau Georges Thierry d'Argenlieu
Période Muselier thumb|alt=Amiral Émile Muselier|Vice-amiral Émile Muselier. Le vice-amiral Émile Muselier, refusant l'armistice et la défaite décide de rejoindre la Grande-Bretagne. Il s'embarque à Marseille sur un navire de commerce à destination de Gibraltar où il est reçu par l'amiral North. Il réquisitionne les navires français au mouillage : le chalutier Président-Houduce, le cargo armé Rhin, les cargos Anadyr et Capo-Olmo. Ce sont les premiers bateaux des FNFL.
Parti le à bord d'un hydravion, il rencontre le général de Gaulle le . Il est nommé dès le lendemain chef des forces navales (militaires et civiles), ainsi que provisoirement chef des forces aériennes. Les forces navales sont à ce moment très limitées, essentiellement les marins qui se trouvaient déjà en Angleterre, ceux qui ont été évacués de Dunkerque et les quelques ralliés de l'île de Sein et leurs bateaux de pêche.
Le (date de l'opération de Mers-el-Kébir), les navires français réfugiés dans les ports anglais sont saisis par les Britanniques, mais assez rapidement placés sous l'autorité de De Gaulle. Par la suite, des navires anglais seront ajoutés à la flotte de la France libre.
En , la flotte de guerre compte opérationnels sur 65, embarqués, ainsi qu'un bataillon de fusiliers marins et l'unité commando du capitaine de corvette Kieffer. La flotte marchande compte , dont .
Les FNFL ont leur centre à Londres, mais leur principal base principale est Portsmouth où se trouvent une caserne, un navire d'instruction, le vieux cuirassé Courbet, le chalutier armé Président Théodore Tissier, les goélettes Etoile et Belle Poule de l'École navale de la France libre, ou École des cadets commandé par les officiers Wietzel et Gayral), où va être formé Philippe de Gaulle parmi , soit 20 par an, puis les écoles de formation des canonniers marins, des radiotélégraphistes, des électriciens.
Les FNFL ont deux problèmes chroniques : l'insuffisance des équipages notamment un manque d'officiers et de personnel de certaines spécialités. Difficulté pour armer ou réarmer les navires, l'industrie navale britannique ne pouvant fournir le matériel approprié. C'est essentiellement pour ces deux raisons que beaucoup de navires d'origine française, parfois récents, ne sont pas réarmés.
Assez rapidement, une certaine tension existe entre Muselier et de Gaulle, ce qui amène le premier à démissionner, contraint et forcé par le second. Le vice-amiral Émile Muselier est remplacé par le contre-amiral Philippe Auboyneau en .
Débarquement à Saint-Pierre et Miquelon
Le , contre l'avis des Américains, le sous-marin Surcouf et trois corvettes, Mimosa, Aconit et l'Alysse arrivent à Saint-Pierre et Miquelon et s'emparent de l'archipel. Le lendemain un référendum confirme le ralliement du territoire à la France libre. L'opération est menée par le vice- amiral Muselier sur ordre du général De Gaulle.
Période Auboyneau thumb|upright=0.45|alt=Contre-amiral Philippe Auboyneau|Contre-amiral Philippe Auboyneau. À partir de , la marine militaire est commandée par le contre-amiral Auboyneau et est séparée de la marine marchande. Celle ci représente . qui auront pour chef, le capitaine au long cours Bingen, auquel succède le capitaine au long cours Wietzel.
Période d’Argenlieu Le , le contre-amiral Thierry d’Argenlieu prend la tête des Forces Navales en Grande-Bretagne (FNGB) issues de la fusion des FNFL avec les forces maritimes d’Afrique"LESS FORCES NAVALES FRANçAiSES LiBRES" , page 13 et page 17, consulté le 16 juin 2019, sur ecole-navale.fr..
Hommes des Forces navales françaises libres thumb|alt=Monument des forces navales françaises libres surplombant la ville de Gourock (Lyle Hill, Greenock), en Écosse|Monument des forces navales françaises libres surplombant la ville de Gourock (Lyle Hill, Greenock), en Écosse
Officiers généraux des FNFL Georges Thierry d'Argenlieu, capitaine de corvette en , de frégate en et de vaisseau en , contre-amiral en et vice-amiral en . Philippe Auboyneau, capitaine de frégate en , contre-amiral en et vice-amiral en . Émile Muselier, vice-amiral en .
Membres célèbres des FNFL Le second maître Jean Gabin -Moncorgé Le lieutenant de vaisseau Honoré d'Estienne d'Orves Le quartier-maître Bernard Anquetil Le capitaine de vaisseau Étienne Schlumberger Léopold Pascal, correspondant de guerre et peintre de la marine des FNFL. L'enseigne de vaisseau de première classe Philippe de Gaulle Le capitaine de corvette Philippe Kieffer Le capitaine de corvette Claude Frédéric-Armand Schaeffer Enseigne de vaisseau Robert Girardon, Chanoine Joseph Olphe-Galliard.
Navires des Forces navales françaises libres
Aéronavale des FNFL Le Groupe de chasse Île-de-France est constituée à partir d'éléments de l'aéronavale et de l'armée de l'air fin 1941Michel Bertrand, La Marine française au combat 1939-1945, tome 1, éditions Lavauzelle, mars 1982. En , une partie des pilotes est envoyée sur le porte-avions britannique HMS Indomitable Flottille 6F, formation d'hydravions Catalina, formée aux États-Unis en 1943 et stationnée au Maroc pour la lutte anti-sous-marine.
Unités terrestres de fusiliers marins, créé dès de fusiliers marins, créé en et dissout en de fusiliers marins, créé en , composé de volontaires espagnols, dissout en à la demande des Britanniques car contraire aux accords Churchill- De Gaulle de 1940 de fusiliers marins commandos du capitane de corvette Kieffer Escadron de marine du Levant constitués de « matelots-cavaliers-gardes-côtes »
Hommages Le , l'administration des PTT émet un timbre-poste pour Wallis et Futuna dans le cadre des « Forces Navales Françaises Libres dans le Pacifique ». La dessinatrice du timbre est Huguette Sainson.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Jean Mauclère, Alerte ! droit devant, Paris, F. Lanore, 1945. Sous la flamme de guerre, Paris, F. Lanore, 1946. Fusiliers et canonniers marins, Paris, Willeb,1946. La Campagne du Bison, Paris, J. de Gigord, 1946. Paré… Feu !, Paris, F. Lanore, 1947
Historique des Forces Navales Françaises Libres, tomes 1 à 5 :
. Jean-Jacques Gillot, « Les Périgordins dans les forces navales françaises libres », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 2011, tome 138, , (lire en ligne)
.
Luc-Antoine Lenoir, Résister sur les mers, Cerf, 2018.
Articles connexes Forces françaises libres Histoire de la marine française depuis 1789
Liens externes
Les origines des FNFL, par l'amiral Thierry d'Argenlieu Les FNFL, par l'amiral Chaline Site officiel de la Fondation de la France Libre
Catégorie:France libre * Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1940