La ligne ferroviaire de Lison à Lamballe est une ligne de chemin de fer française, reliant entre elles les localités de Lison et Lamballe, et plus largement les villes de Caen et Rennes. Elle permet ainsi de traverser la façade ouest de la Normandie et de relier celle-ci au nord de la façade atlantique française sans passer par Rennes et sans correspondance à Paris.

Elle constitue la ligne du réseau ferré national.

Histoire Pour desservir la ville de Saint-Lô, qui ne se trouve pas sur le tracé choisi pour la , il est décidé de créer un embranchement en sortie ouest de la gare de Lison. Approuvé par le décret du , il revient à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Dès la fin des travaux de la ligne principale, le , la Compagnie met une partie de ses moyens pour une réalisation rapide de la desserte de Saint-Lô, en avril de l'année suivante il y a « , et » à faire les terrassements. Dès la fin de l'année 1859 la voie est terminée, mais les intempéries de l'hiver nécessitent la reprise des remblais et des ouvrages d'art. Les travaux reprennent au début de l'année 1860 et le une locomotive effectue le trajet de Lison au pont de la Buissonière, situé à de Saint-Lô.

Un premier train de contrôle parcourt la totalité de la ligne le .

La liaison de Lison à Saint-Lô est ouverte à l’exploitation le 1860. À cette date, les stations d'Airel et de Pont-Hébert ont leurs installations définitives achevées, mais celles de La Meauffe ne seront opérationnelles que dans les jours suivants.

La section de Saint-Lô à Lamballe est concédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la compagnie. Cette convention est approuvée par un décret impérial à la même date..

Le , ouverture de la section Saint-Lô - Coutances et Avranches - Dol-de-Bretagne Le , ouverture du tronçon Coutances - Avranches et Dol-de-Bretagne - Lamballe

La section entre Saint-Lô et Folligny est la première en France à être équipée du block manuel de voie unique à partir d'.

Le , à l'approche de la gare de Dol-de-Bretagne, le train Caen-Rennes, tiré par la A1AA1A 68062, aborde à 120km/h une courbe limitée à 40km/h et déraille. L'accident fait dix morts, dont le mécanicien et le chef de train. L'action pénale étant éteinte du fait du décès des deux seules personnes susceptibles d'être incriminées, la SNCF, invoquant le secret de l'instruction, laissera accréditer une explication de l'excès de vitesse par un malaise cardiaque du mécanicien dont la main serait restée crispée sur le cerclo du dispositif de veille automatique (VACMA). En réalité, du recoupement des témoignages circonstanciés des passagers rescapés et des informations filtrant de l'enquête, il ressort que le conducteur n'était pas dans un état normal bien avant le déraillement, puisqu'il roulait à une allure excessive pour la ligne et avait dû revenir en arrière après avoir freiné trop tardivement lors de l'arrêt dans des gares précédentes. Son autopsie aurait d'ailleurs révélé une alcoolémie de 3g/lJournal Paris-Normandie des 6 août (p. 10), 7 août (p. 8), 14 août (p. 9) 1974..

1997 : projet de création d'une liaison Granville – Saint-Malo sous le nom de Tire-bouchon de la Baie. 2009 : lancement de la ligne Baie à partir de juillet 2009.

2017 : Entre janvier et juillet 2017, SNCF Réseau procède à des travaux de modernisation de la ligne, entre les gares de Saint-Lô et Coutances. Ces travaux consistent en un remplacement de 12 000 traverses. Ces travaux sont financés par la région Normandie, l’État et SNCF Réseau.

Caractéristiques

Tracé Dans l'ensemble, la ligne dispose d'infrastructures permettant des performances médiocres. Sinueuse (la distance de Caen à Rennes est de 252 kilomètresGérard Blier, Nouvelle Géographie ferroviaire de la France, Tome 2 : L'organisation régionale du trafic, 1993, Éditions La Vie du Rail, p.325., soit une soixantaine de plus que par la route), son profil est mauvais pour une ligne de littoral (la ligne ne dépasse pas une altitude de Gérard Blier, Nouvelle Géographie ferroviaire de la France, Tome 2 : L'organisation régionale du trafic, 1993, Éditions La Vie du Rail, p.371.), puisque des rampes de sont atteintes près de Folligny et de Coutances. De plus, , le reste de la ligne étant à voie unique (avec des croisements en gares de Folligny, Coutances et Saint-Lô). Les sections Lison - Saint-Lô et Folligny - Avranches, initialement à double voie, ont été mises à voie unique au début des années 1960, respectivement en 1982.

Électrification Elle est électrifiée depuis début 2006 de Lison jusqu'à Saint-Lô avec un projet de continuité d'électrification et de réaménagement puisque, au sud d’Avranches, des sections datent du milieu des années 1910. La courte section entre Lamballe et l'embranchement particulier Piéto (PK 201) est électrifiée depuis 1997.

Après plan de modernisation en cours (sous réserve à la date du ) : Lison - Saint-Lô : , électrique , BAPR, V140 Lison-Pont-Hebert / V120 Pont Hebert - Saint Lo Saint-Lô - Avranches : , diesel, BAPR Saint Lo Coutances, BAPR de Coutances à Avranches, V110 Du km 24,5 « Canisy » au km 41,5 « Belval-Gare », V100 pour le reste du Parcours Avranches - Dol-de-Bretagne : , diesel, cantonnement téléphonique, V100, V70 de Pontorson à Avranches dans le sens inverse.

Gares Saint-Lô, Coutances, Folligny, Avranches, Pontorson-Mont-Saint-Michel, Dol-de-Bretagne, Plerguer, Miniac, Pleudihen, La Hisse, Dinan, Corseul - Languenan, Plancoët, Landébia et Lamballe

Exploitation La ligne est exploitée principalement pour les trafics TER normands (NOMAD) et bretons (BREIZHGO) :

- Les liaisons Caen-Granville via Foligny, Coutance, St Lô;

- Les liaisons Granville-Rennes via Foligny, Avranches, Pontorson, Dol-de-Bretagne;

- Les liaisons Saint-Brieuc-Lamballe-Dol-de-Bretagne;

- La ligne était également desservie par une liaison directe TER Caen-Rennes (sans étape par Granville) avant 2019.

- Une liaison estivale Granville-Saint-Malo sous l'appellation Ligne Baie existait entre juillet 2009 et aout 2016.

- La liaison Paris-Pontorson-Le-Mont-Saint-Michel via Folligny existe depuis juillet 2020.

Projets

thumb|Caen-Rennes Un comité de Ligne Caen-Rennes existe et suit les projets en coursComités de Ligne Région Basse-Normandie

Il existe plusieurs projets: Le remplacement intégral de la signalisation en BAPR entre Coutances et Dol de Bretagne avec le renouvellement intégral des voies (ballast, traverses et rails) est en cours de réalisation. La modernisation et l'électrification de la ligne en - de Saint-Lô à Dol de Bretagne. , elle est découpée en 4 phasesCompte-Rendu du comité de la Ligne Caen-Rennes de la région Basse-Normandie : Phase 1: de Saint-Lô à Coutances. Phase 2: d'Avranches à Dol de Bretagne. Avec la participation de la Région Bretagne. Phase 3: de Coutances à Folligny Phase 4: de Folligny à Avranches Création d'un raccordement à côté de la gare de Lison pour la ligne Cherbourg-Saint-Lô-Rennesprojet ligne Cherbourg-Rennes, Page 8 Création d'une deuxième voie entre Avranches et Lison (projet proposé et soutenu par l'association ADPCR)

Modernisation de Foligny - Dol (/78Plan rail 2020 de la région Basse-Normandie(2009)) Foligny - Pontorson (70 M€) : renouvellement des voies et passage au BAPR, dans le cadre du CPER 2007-2013 (livraison prévue fin 2013) Création d'un raccordement fin 2010 à côté de la gare de Folligny pour la liaison Caen-Saint-Lô-GranvilleContre-Rendu du comité de la Ligne Caen-Rennes de la région Basse-Normandie Rénovation des 2 voies Pontorson-Avranches (échéance ambigüe)Etude de capacite du Comite de Ligne du 04/12/2009 Rénovation du poste de commandement de la gare d'Avranches (fin 2013)Diaporama Infrastructures du Comité de Ligne du 04/12/2009 Pontorson - Dol (49 M€) : modernisation (au-delà de 2013)

Notes et références

Annexes

Bibliographie François et Maguy Palau, Le rail en France : Le second Empire (1858 - 1863), tome 2, F. et M. Palau, Paris 2001 95

Articles connexes Liste des lignes de chemin de fer de France Ligne de Caen à Rennes (liaison commerciale)

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