Léopold dit Léo Figuères, né le à Perpignan et mort le dans la même ville, est un homme politique français. Il est une grande figure de la Résistance et du Parti communiste français.
Biographie Éducation et débuts en politique Léo Figuères est apprenti typographe entre 1933 et 1935. À l’âge de quatorze ans, il adhère aux Jeunesses communistes (JC), dont il devient responsable départemental puis national à partir de 1936. Le , il prononce la déclaration commune des organisations de jeunesse du Front populaire au meeting du stade Buffalo à Montrouge. C'est au cours de cette journée qu'est scellée l’alliance politique de toutes les forces constituant le Front populaire.
À dix-neuf ans, en 1937, il fonde l'Union de la jeunesse agricole de France (UJAF), il en est le représentant au Congrès mondial de la Jeunesse pour la Paix qui se tient à New York en .
Seconde Guerre mondiale Il fait son service militaire en Corse en 1938, île sur laquelle il participe aux activités de résistance à partir de 1940. Il dirige depuis Lyon entre et l’ensemble de l'organisation des Jeunesses communistes clandestines pour la zone sud de la France.
C’est en 1941 qu’il rencontre sa future compagne, Léa Lamoureux (dite Andrée dans la Résistance). Jeune militante de l'Union des jeunes filles de France de Saint-Amand-Montrond dans le Cher, elle avait rejoint la Résistance à l’âge de dix-huit ans, dans le réseau clandestin des JC de la région lyonnaise. Elle est la fille de Juliette Gauthier (dite Gilberte dans la Résistance), médaille de la Résistance, qui fut l'agent de liaison de Roger Roucaute (colonel FTPF).
Par l'ordonnance du , il fait partie des six délégués des Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP)Créées en octobre 1943, les Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP) sont issues de la fusion des Forces unies de la jeunesse (FUJ) et du Front patriotique de la jeunesse (FPJ). Les FUJP regroupent les Jeunes chrétiens combattants, les jeunes de l'OCM (Organisation civile et militaire), la Fédération des Jeunesses communistes de France, les jeunes du MLN, le Front patriotique de la jeunesse, l'Union des étudiants patriotiques, Sport libre, les Jeunes paysans patriotiques, l'Union des jeunes filles de France, les Jeunes laïcs combattants, les Jeunes protestants patriotiques, les Jeunes FTP. envoyés à l'Assemblée consultative provisoire, avec Guy de Boysson, Pierre Gauthier, René Laurin, Jean Pronteau et René Thuillier.
En 1945 et 1946, il est l'un des plus jeunes élus aux deux Assemblées constituantes comme député des Pyrénées-Orientales avec plus de 40 % des suffrages.
L'après-guerre vignette|redresse=1.5|Léo Figuères en 1992 à l'hôtel de ville de Malakoff. Léo Figuères devient en 1946 secrétaire général de l'Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) qui rassemble autour des Jeunesses communistes d’autres organisations issues de la Résistance.
Lors de la guerre d’Indochine, il est secrétaire général de l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) et directeur de l’Avant-garde, journal de l’UJRF puis des Jeunesses communistes (hebdomadaire le plus important de la jeunesse après la Libération), il se rend au Viêt Nam en guerre dans les premiers mois de l’année 1950, . Il y rencontre les dirigeants de la République Démocratique du Viêt Nam dont Hô Chi Minh. Il en rapporte des reportages et publie un livre Je reviens du Vietnam libre pour demander l’arrêt de la guerre coloniale et la paix, qui lui valent poursuites et condamnation.
À la fin de la guerre d'Algérie, il est à la tête du cortège de la manifestation contre l’OAS à Paris le . Il est matraqué par les forces de police alors que, ceint de son écharpe d’élu, il informait le commandement des CRS de la dispersion de la manifestation au métro Charonne. La répression fut féroce et fit neuf victimes parmi lesquelles sept communistes, dont un jeune de quinze ans, Daniel Féry.
Dirigeant national du Parti communiste français, au Comité central (1945-1976) et à son secrétariat de 1959 à 1964, responsable du travail auprès des intellectuels, il crée le Centre d’Études et de Recherches Marxistes (CERM). Il est également directeur de la revue théorique du PCF, les Cahiers du communisme jusqu’en 1976.
Il est élu conseiller général de la Seine puis des Hauts-de-Seine entre 1959 et 1993, et maire de Malakoff de 1965 jusqu’à son départ et son remplacement par Catherine Margaté en 1996, date à laquelle il devient maire honoraire.
Léo Figuères se consacre ensuite à la rédaction de différents ouvrages historiques sur le mouvement révolutionnaire et ouvrier. Il publie également des essais sur les perspectives de transformation du système capitaliste en « une société socialiste du qui ne répéterait pas les erreurs du passé ».
En 1969, il participe à la création de l'Association d'amitié franco-coréenne..
Mort Lèo Figuères meurt le à Perpignan à l’âge de .. Il est enterré à Los Masos, village des Pyrénées-Orientales, face à la montagne symbole des Catalans, le Pic du Canigou.
Un hommage public est rendu à Léo Figuères le à Malakoff devant plus de . en présence de nombreuses personnalités dont l'ambassadeur du Viêt Nam, Duong Chi Dung, Charles Pasqua ainsi que les anciens ministres Jack Ralite et Michel Duffour. Des discours d'hommage. sont prononcés par des personnalités comme Henri Alleg, le député Alain Bocquet, Louis Cortot (président de l'ANACR) et Pierre Laurent (secrétaire national du PCF). Il est inhumé au cimetière de Los Masos (Pyrénées-Orientales).
Postérité
Sa petite-fille Sonia Figuères devient à son tour maire de Malakoff le 5 avril 2026.
Honneurs
, le pour son implication dans la Résistance. , le .
Ouvrages de Léo Figuères Je reviens du Vietnam libre, préface de Marcel Cachin, 5 éditions - Éditions de la Jeunesse, Paris, 1950, (dix traductions étrangères) La Jeunesse et le Communisme, anthologie, 2 éditions, Éditions sociales, Paris, 1962 Les Communistes, la Culture et les Intellectuels, anthologie, Éditions sociales, Paris, 1963 Le Gauchisme hier et aujourd'hui, Éditions des Cahiers du communisme, Paris, 1968 (2 éditions) Le Trotskisme, cet antiléninisme, collection « Notre Temps », Éditions sociales, Paris, 1969, (six traductions étrangères) Hô Chi Minh notre camarade, en collaboration avec Charles Fourniau, Éditions sociales, Paris, 1970 Jeunesse militante - Chronique d'un jeune communiste des années 1930-50, collection « Souvenirs », Éditions sociales, Paris, 1971 Malakoff cent ans d'histoire, en collaboration, éd. Messidor, Paris, 1983 Passé et avenir d’une espérance - suite d'un itinéraire militant complété d'une réponse à François Furet, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 1995, Histoire des communistes français, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 1996, Georges Cogniot, matérialisme et humanisme, anthologie, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 1998, - la Révolution en débat, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 1998, « La Campagne de Russie de M. Clemenceau » (postface à la réédition de La Révolte de la mer Noire d'André Marty), éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 1999, Guerilleros en terre de France : les Républicains espagnols dans la Résistance française, en collaboration Narcisse Falguera, Elida Mannevy-Garcia, éd. Le Temps des Cerises et l'Amicale des anciens guerilleros (FFI), Pantin, 2000, Les Fureurs du , éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 2000 Communiste, une aventure militante, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 2001, Communisme quel avenir ?, en collaboration, éd. Le Temps des Cerises et La Revue Commune, Pantin, 2002, Et si nous reparlions de la Résistance…, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 2004, Une longue marche - Regards sur le mouvement ouvrier et populaire en France de la Révolution à nos jours, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 2007, Capitalisme, Socialisme(s), Communisme - leçons d'une histoire et regards d'avenir, éd. Le Temps des Cerises, Pantin, 2010, De Trotsky aux trotskysmes, éléments pour un débat, préface d'Henri Malberg, éd. Le Temps des Cerises, Paris, 2012, Rééditions Je reviens du Vietnam libre, nouvelle édition, introduction d'Alain Ruscio, historien, éd. Le Temps des Cerises (collection Récits des Libertés) et ALF-Amis de Léo Figuères, Montreuil, 2015 Les Fureurs du : crises, mouvements populaires, guerres, résistances, révolutions et contre-révolutions de 1900 à l'an 2000, nouvelle édition, préface de Jean Ortiz, éd. Le Temps des Cerises et ALF-Amis de Léo Figuères, Montreuil, 2016 , la Révolution en débat : réflexion sur la Révolution russe et ses suites, nouvelle édition, préface de Christian Picquet, éd. Le Temps des Cerises et ALF-Amis de Léo Figuères, Montreuil, 2017, Et si nous reparlions de la Résistance…, nouvelle édition, préface de l'historien et secrétaire général de l'ANACR, Jacques Varin, éd. Le Temps des Cerises, Montreuil, 2020, Histoire des communistes français, nouvelle édition enrichie de textes inédits couvrant la période 1996-2011 de l'histoire du PCF, éd. Le Temps des Cerises, Montreuil, 2020,
Notes et références Notes
Références
Bibliographie . . .
Voir aussi Articles connexes Liste des députés des Pyrénées-Orientales
Liens externes
Site de l'Association « Amis de Léo Figuères - ALF » Sa fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale () Sa fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale () Conférence de Léo Figuères en 2010 : « Capitalisme, Socialisme(s), Communisme »
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