Didier Robert, né le à Saint-Pierre, est un homme politique français.
Engagé à droite de l’échiquier politique, il est adjoint au maire du Tampon de 2001 à 2006 et conseiller régional de La Réunion de 2004 à 2007. Il devient maire du Tampon et président de la communauté de communes du Sud en 2006, puis est élu député dans la de La Réunion en 2007, succédant dans ces trois fonctions à André Thien Ah Koon.
En 2010, il est élu président du conseil régional de La Réunion, et démissionne de son mandat de maire. Il quitte son mandat de député la même année, missionné par le gouvernement.
Après avoir perdu la présidence d’intercommunalité, il devient sénateur en 2014 à la faveur d’une démission. Réélu à la tête de la région en 2015, il renonce en 2017 à briguer un nouveau mandat parlementaire.
Candidat aux élections municipales de 2020 à Saint-Denis, il est élu conseiller municipal lors de ce scrutin. Il perd son mandat de président du conseil régional à l'issue des élections régionales de 2021.
Sa carrière politique est marquée par plusieurs controverses et démêlés judiciaires. Condamné en 2021 à trois ans d'inéligibilité pour prise illégale d’intérêts et abus de biens sociaux, il annonce mettre un terme à sa carrière politique, avant de se présenter aux élections municipales de 2026 à Saint-Paul.
Situation personnelle Jeunesse et études Didier Robert est le fils d’Anthony Robert, policier municipal, et de Jocelyne Clairivet, institutrice.
Il est scolarisé à l’École militaire préparatoire de La Réunion (EMPR), au Tampon. Il obtient le baccalauréat série B, puis un DUT en gestion des entreprises et des administrations à l'IUT de Limoges en 1983. Titulaire en 1985 d'une licence AES à la faculté de droit et sciences économiques de Limoges, il étudie ensuite Sciences Po Aix dans la section économique et financière, d'où il sort diplômé en 1987...
Il affirme être croyant catholique ..
Famille Il est père de trois enfants. Didier Robert est marié avec Corinne Peyron-Beaulieu, une communicante politique. Corine Beaulieu. est diplômée de l'université de La Réunion. Elle commence sa carrière en tant que chargée de communication institutionnelle au conseil régional de La Réunion. À partir de 1998, elle travaille pendant neuf ans au cabinet de Jean-Luc Poudroux au conseil général en tant que responsable de la communication. En 2007, contactée par Didier Robert, elle devient directrice de la communication de la mairie du Tampon, qu'il dirige.. En 2010, quand son époux prend la tête de la région, elle devient directrice de la communication et chef de cabinet..
Carrière professionnelle Durant ses études, il souhaite être expert-comptable.
Une fois diplômé en 1987, il revient à La Réunion en tant que volontaire de l’aide technique (VAT). Il travaille au secrétariat social et juridique de la mairie du Tampon, administrée par André Thien Ah Koon. De 1989 à 1990, il travaille comme directeur de la Compagnie générale automobile (CGA), entreprise dont la licence d'exploitation appartient à la famille Thien Ah Koon.
En 1991, il devient directeur de cabinet du maire du Tampon, toujours André Thien Ah Koon, fonction qu’il occupera pendant sept ans. De 1998 à 2000, il est collaborateur de cabinet du président du conseil général qui est alors Jean-Luc Poudroux.
De 2000 à 2005, il est le directeur de cabinet du maire de Saint-Paul, Alain Bénard.
Parcours politique Élu du Tampon (2001-2014) En 2001, il est élu conseiller municipal du Tampon sur la liste d'André Thien Ah Koon et devient adjoint au maire. Alors qu'André Thien Ah Koon est présenté comme le de Didier Robert à ses débuts, il prend ses distances avec celui-ci à la fin des années 2000..
Il est élu maire du Tampon le , après la démission d'André Thien Ah Koon relative à des problèmes judiciaires. Il était jusque-là dixième adjoint de la ville..
Lors des élections municipales de 2008, la liste qu'il conduit l'emporte dès le premier tour. Il est ainsi élu maire du Tampon, puis président de la communauté de communes du Sud (CCSUD)., qui devient la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) le .. Sa gestion est vivement critiquée par l'opposition et fait l'objet d'un rapport de la chambre régionale des comptes.. Ce rapport fait état notamment d'une hausse annuelle des charges de gestion de 5 % en moyenne, du triplement de la masse salariale entre 2005 et 2010, d'une hausse notable de l'endettement et d'une forte augmentation des dépenses de cérémonie..
À la suite des élections régionales de 2010, il démissionne de la mairie du Tampon pour cause de cumul des mandats ; Paulet Payet est élu pour le remplacer le . Il reste toutefois premier adjoint au maire chargé des affaires scolaires, de l'environnement et de l'aménagement du territoire. et président de la CASUD.
Lors des élections municipales de 2014, il est candidat en deuxième position sur la liste UMP-UDI menée par Nathalie Bassire. Toutefois, cette liste, avec 17,5 % des voix, est devancée au premier tour tour par celles conduites respectivement par André Thien Ah Koon (39,7 %) et Paulet Payet (19,0 %), maire sortant. Nathalie Bassire ne se maintient pas au second tour et Didier Robert perd ses mandats de conseiller municipal et de président de la CASUD.
Conseiller régional (2004-2007) vignette|redresse|Didier Robert en 2006. Du au , il est conseiller régional de La Réunion, élu sur la liste d’Alain Bénard (qui est en même temps son employeur en tant que maire de Saint-Paul). Il est membre de la commission permanente. Il doit démissionner de cette fonction pour cause de cumul des mandats.
Député (2007-2010) Candidat officiel de l'Union pour un mouvement populaire aux élections législatives de 2007 dans la de La Réunion, il est élu au second tour avec 62,4 % des voix face à Paul Vergès, président de la région et chef du Parti communiste réunionnais (PCR)Élections législatives de 2007 - résultats dans la troisième circonscription de La Réunion sur le site du ministère de l'Intérieur.. Il succède à André Thien Ah Koon, dont le siège était resté vacant depuis sa démission de l’Assemblée nationale, l’année précédente, à la suite de sa condamnation.
À l'Assemblée nationale, Didier Robert est membre de le commission de la Défense nationale et des Forces armées, de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation et de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République. Il est un temps vice-président du groupe d’amitié avec l’Australie et secrétaire du groupe d’amitié avec Madagascar..
Membre de l'UMP, il la quitte en 2008 avec d'autres élus, dont René-Paul Victoria, après la réélection de Nassimah Dindar à la présidence du conseil général par une coalition de gauche, du MoDem et divers droite, au détriment de Jean-Louis Lagourgue« UMP : démission des élus de La Réunion dont deux députés » sur Le Parisien..
Le , il fonde le parti Objectif Réunion avec René-Paul Victoria, Michel Fontaine, Jean-Louis Lagourgue et une trentaine d'élus locaux ayant quitté l'UMP. Toutefois, bien qu'ayant quitté l’UMP, il est élu au bureau politique du parti le , au titre des DOM-TOM, et est reçu par Nicolas Sarkozy à l'Élysée le .
Le , il est chargé par le Premier ministre, François Fillon, d’une mission auprès du secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation.. Didier Robert voit sa mission prolongée en , entraînant sa démission de son mandat de député ; celui-ci revient à sa suppléante Jacqueline Farreyrol« Didier Robert remplacé par sa suppléante », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 10 novembre 2010.. Devenu président de région en mars de la même année, il était en situation de cumul des mandats.
Sénateur (2014-2017) En , en tant que troisième de liste aux élections sénatoriales de 2011 conduite par Michel Fontaine, Didier Robert devient sénateur de La Réunion après la démission de Jacqueline Farreyrol de son mandat de sénatrice.. Il est membre du groupe UMP puis LR, de la commission des Affaires sociales et de la délégation sénatoriale aux Outre-mer.
En 2015, la presse révèle qu’il est sanctionné par le Sénat pour cause d’absentéisme.. Il a possiblement eu une retenue sur salaire de , toutefois, le président du Sénat Gérard Larcher ayant refusé de révéler officiellement les noms des sénateurs sanctionnés, il n’est pas possible de savoir s’il y a réellement eu une sanction.. De plus, la presse avance l’hypothèse que les élus absentéistes d’Outre-mer ont pu faire valoir la distance pour échapper à la sanction. Il est avant-dernier de la liste des plus absents avant Paul Vergès.. Au total, sur l’année 2015, il n’a été présent que deux semaines au Sénat, n’a participé qu’à trois réunions de commission où il a fait trois interventions, mais il ne s’est jamais exprimé dans l’hémicycle.. La sénatrice Catherine Tasca juge ce comportement comparable à un ...
À l'inverse de son groupe, le , il vote la loi du gouvernement socialiste réprimant dans tous les médias le ..
En raison de la nouvelle réglementation sur le non-cumul des mandats, il décide de ne pas briguer un nouveau mandat de sénateur aux élections de 2017.. À l'issue de celles-ci, la liste d'union de la droite, menée par Nassimah Dindar, remporte trois sièges de sénateurs sur quatre..
Président du conseil régional de La Réunion (2010-2021) Le , la liste qu'il conduit remporte les élections régionales à La Réunion, avec 45,5 % des voix et sur 45, dans le cadre d'une triangulaire face au président sortant Paul Vergès et au socialiste Michel Vergoz. La Réunion est ainsi l'une des deux seules régions à basculer de gauche à droite lors de ce scrutin en France, avec la Guyane. Le , il est élu président du conseil régional de La Réunion.
Parmi ses premières mesures à la tête de la région, il décide de remettre en question le projet de tram-train engagé par la précédente majorité, estimant que La Réunion M. RODDIER, « Didier Robert : Le Tram-Train, "un échec sans précédent" », Zinfos974, 03/06/2010.. Le , la commission permanente du conseil régional approuve les principaux chantiers de la mandature, prévoyant surtout l'octroi de d'euros de subventions supplémentaires dans les secteurs de l'hôtellerie et des loisirs, de d'euros pour la formation professionnelle et l'affectation de d'euros (pris notamment sur les fonds initialement alloués au projet de tram-train) au renforcement et à la sécurisation de la Route du Littoral. S'y ajoutent d'autres chantiers routiers, notamment sur l'extension de la RN 3« Les grands chantiers de la Région en chiffres », Le Quotidien, ..
Il choisit également de faire participer la région au financement de la continuité territoriale, qui doit coûter à l'année d'euros à l'État et autant à La Réunion« Interview de Didier Robert par thème », Zinfos974, ., ce que ses opposants critiquent. L'organe du Parti communiste réunionnais, Témoignages, l'accuse de faire , estimant au contraire que et qu'il s'agit d'un et que le principe de l’égalité doit être respecté en la matièreL. B., « Didier Robert plume ses compatriotes », Témoignages, ..
Le , il succède à Paul Vergès à la présidence du conseil de surveillance de la compagnie aérienne Air Austral. Il quitte cette fonction le , après que la Chambre régionale des comptes a critiqué le cumul de son mandat avec celui de président du conseil de surveillance de la SEMATRA, principal actionnaire de la compagnie aérienne, où il avait été élu le ..
Lors des élections régionales de 2015 à La Réunion, la liste qu’il conduit l’emporte au second tour (52,7 %) face à la liste d’union de la gauche conduite par la députée Huguette Bello (47,3 %).. Il est ainsi réélu président du conseil régional le avec ..