Le de tirailleurs marocains (), momentanément de tirailleurs marocains (), est un régiment d'infanterie français, de l'armée d'Afrique, ayant existé entre 1929 et 1956.
Il s'illustre particulièrement au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1944-1945, au sein de la d'infanterie marocaine (), sous le commandement des colonels Molle puis de Berchoux, lors de la campagne d'Italie, de la libération de la France et de la campagne d'Allemagne. Il est cité trois fois à l'ordre de l'armée.
Chefs de corps
Colonel Molle, du au Colonel de Berchoux, du au Colonel Bridot, du au
Historique des garnisons, campagnes et batailles 1927 - 1935 Le est créé le à Fès. Il a participé à la du Maroc jusqu'en 1934 (inscription : Maroc 1928 – 1934).
À partir du le régiment prend le numéro de .
En 1934 les et viennent en France à Agen et Marmande.
Resté au Maroc, le devient 2/7 RTM tandis que le 2/7 RTM (Auch) devient le du .
Le régiment est transféré à Belfort et Lons-le-Saunier à partir d'.
Seconde Guerre mondiale vignette|gauche|Monument commémoratif et stèle en l'honneur du à Rumaisnil (Somme). vignette|gauche|Plaque commémorative à Namps-au-Val. Le régiment participe à la campagne de mai- et combat dans la Somme., l'Oise et la Seine.
En , il forme un groupement avec les rescapés du et regagne le Maroc fin août et est dissous.
En , le régiment est recréé à Mekhnès et Ouezzan comme « renfort Levant » sous le commandement du lieutenant-colonel Jean Callies.
Le , il doit s'opposer au débarquement américain, mais tout rentre dans l'ordre le 10 avec l'annonce d'un cessez-le-feu mettant fin aux combats.
Le , le , commandé par le colonel Molle, rejoint la d'infanterie marocaine.
Il participe à la campagne d'Italie à partir et s'illustre aux Abruzzes (inscription sur le drapeau : Abruzzes 1944). En , il hérite des positions britanniques sur la rive droite du Garigliano. Dans la nuit du 11 au , la part en tête, elle débouche sur une trentaine de blockhaus solidement tenue. Après une demi-heure de combat, la position est enlevée. 2 sections partent vers et l'occupent. Dans l'après-midi, les Allemands lancent une violente contre-attaque, le régiment tient bon (inscription sur le drapeau : Garigliano 1944). En juillet, il se regroupe dans le sud de l’Italie avant une nouvelle étape : la libération de la France. Dans ses Mémoires de guerre, le général de Gaulle qualifie le d'« admirable régiment », De Gaulle, Mémoires de guerre : L'unité, 1942-1944, p.131.
Fin août, le régiment, commandé par le colonel de Berchoux qui a remplacé le colonel Molle à la fin de la campagne d'Italie, embarque pour la France. Débarqué dans les premiers en Provence, il est dirigé sur le Doubs et Belfort (inscription sur le drapeau : Belfort 1944) pour couvrir le d'armées américain. En décembre, il rejoint les Vosges puis l'Alsace pour y garder le Rhin. En , il est relevé par le . Le régiment rentre au Maroc.
Le régiment est cité deux fois à l'ordre de l’armée pour faits d'armes le 22 et .
En , le est reconstitué avec les personnels rapatriables des RTM de la et de la .
Guerre d'Indochine En , le régiment devient la du GI . Il reprend son appellation le à Mekhnès et El Hajeb mais est dissous le .
Le BM/ débarque le à Haiphong, il relève en zone côtière le BM/, puis il occupe le secteur nord-est. Il assure la sécurité de la RC 4 à partir de Langson et Dong-Khé. Il fait partie, avec le , de la colonne Lepage. Il est pratiquement disloqué au défilé de Coc-Xa, entre le 2 et le . Le BM/ sera dissous le .
Le les trois bataillons de marche du forment le . Peu après le régiment évacue le Tonkin.
En , le régiment rejoint la Cochinchine et la quitte en . Le est le dernier régiment marocain à quitter le Viêt Nam d'où il rejoint le Maroc pour y être dissous. Des éléments passent à la nouvelle armée marocaine, mais beaucoup de vieux tirailleurs, fidèles à la France, viennent terminer leurs carrières dans ce pays.
Traditions Drapeau du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Maroc 1928–1934 Abbruzzes 1944 Garigliano 1944 Belfort 1944 right|thumb|200px|Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914 1918 avec olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939 1945
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Décorations Croix de guerre 1939-1945, avec 3 palmes (trois citations à l'ordre de l'armée) Mérite militaire chérifien. Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 avec olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939-1945.
Devise
Citations collectives
S'est superbement conduit au cours de la campagne de France de 1940 sur la Somme et sur l'Oise. Reformé depuis et engagé sur le front d'Italie, s'est immédiatement affirmé magnifique unité d'avant-garde, mordante, endurante et tenace. Sous les ordres de son chef, le colonel Molle, n'a cessé de se distinguer.
Le , a enfoncé les résistances ennemies de la Cluse du San Michele, puis a nettoyé le massif du Marrone, malgré des difficultés de terrain extraordinaires. Le , dans un élan irrésistible, a enlevé le massif de la Mainarde, âprement défendu par un ennemi nombreux et fortement retranché, détruisant à la grenade ou capturant tous les défenseurs. Surpris en plein combat, en tenue allégée, par de violentes tempêtes de neige, s'est maintenu sans faiblir sur les sommets conquis.
Le , a renouvelé son exploit en enlevant la Costa San Pietro malgré la défense acharnée de l'ennemi. Soumis à un bombardement d'une violence extrême, a résisté pendant deux jours à des contre-attaques menées jusqu'au corps à corps, infligeant à l'ennemi des pertes extrêmement lourdes et l'obligeant à abandonner la partie.
Magnifique Régiment d'assaut. Le , par nuit noire, sans préparation d'artillerie, s'est rué sous le commandement de son chef, le colonel Molle, à l'assaut des positions du Faito. Malgré les difficultés extraordinaires d'un terrain chaotique, a franchi les réseaux de fil de fer et les champs de mines intacts et a écrasé la défense par une lutte acharnée au corps à corps qui a duré toute la nuit. Le , a résisté farouchement à toutes les contre-attaques d'un adversaire décidé à reprendre coûte que coûte cette position. A permis d'étayer la première brèche faite par lui et de s'emparer du Majo. Remis en ligne le , s'est à nouveau lancé à l'attaque et brisant chaque jour les résistances ennemies, capturant de nombreux prisonniers, a poussé inlassablement de l'avant, s'emparant notamment des villages de Castro dei Volsci et de Ceccano malgré la résistance acharnée de l'adversaire. Au cours de la manœuvre sur Sienne, sous le commandement du colonel de Berchoux a, par une série de combats acharnés contre un ennemi très mordant, contribué pour une large part à la prise de la capitale de la Toscane. A fait de nombreux prisonniers et capturé un matériel très important.
Magnifique régiment qui, sous les ordres du colonel de Berchoux, a mené de brillantes opérations offensives tout au long de la bataille d'Alsace. Chargé le de rompre le dispositif ennemi, a brillamment rempli sa mission malgré les conditions atmosphériques extrêmement pénibles, les nombreux champs de mines et l'acharnement de la résistance ennemie. S'élançant dès la fin de la préparation d `artillerie, le 8* R. T.M. conquiert de haute lutte le bois de Cédrier ou le général allemand commandant la division qui défend le secteur tombe entre ses mains avec de précieux documents. Bretigney et Montenois sont enlevés dès le 14, Arcey le 15, Sainte Marie le 16, Héricourt et Bussurel le 18, le fort du Vaudois investi dès le 18 tombe le 21, Bavilliers est atteint le même jour. Lancé le à la poursuite de l'ennemi qui se dérobe au nord de Belfort, le R. T.M. atteint dès le 28 la Doller à Sentheim et Guewenheim. Du 7 au , la vallée de la Thur est nettoyée, Bitschwiller et Thann libérés. Du au , le R. T.M. s'empare de Reiningue, des cités Else, Grassaegerste, Langenzug, de Wittelsheim et après une poursuite menée à toute allure arrive sur le Rhin après avoir libéré d'un seul élan Bollwiller, Raedersheim, Merxheim, Hirzfelden et Fessenheim.
Personnalités ayant servi au sein du régiment
Joseph Putz (1895-1945), officier en 1940, Compagnon de la Libération ; Eugène Molle (1895-1978), chef de corps du RTM de à ; Henry de Berchoux (1894-1985), chef de corps du RTM de à ; Christian Mégret de Devise (1908-1986), officier au RTM de 1941 à 1945, Compagnon de la Libération ; Pierre Lecomte (1918-2009), officier au RTM de 1942 à 1945 ; Georges Delrieu (1919-1944), officier au RTM de 1939 à 1940, Compagnon de la Libération ; Bernard Cabiro (1922-1993), militaire du rang puis officier au RTM de 1942 à 1945.
Notes et références
Voir aussi
Sources et bibliographie Anthony Clayton, Histoire de l'Armée française en Afrique. 1830-1962, éd. Albin Michel, Paris, 1994 Robert Huré, L'Armée d'Afrique : 1830-1962, éd. Charles-Lavauzelle, Paris, 1977 André Lanquetot, Un hiver dans les Abruzzes, le 8e régiment de tirailleurs marocains et le 3e groupe du 63e régiment d'artillerie d'Afrique : Italie, 1943-1944, service historique de l'armée de terre, 1991. Liens externes
Tirailleurs Marocains Différents insignes du R.T.M Marche du RTM
Articles connexes Tirailleur Régiment d'infanterie français
Tirailleurs marocains 08 Catégorie:Guerre d'Indochine TIR MAR, 08 Régiment, 08