La d'infanterie () est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale. Créée en 1891, elle est dissoute en 1923.
Les chefs de la division d'infanterie - : général Peting de Vaulgrenant . : général de Saint-Germain : général Parison - : général Lallement . - : général Pamard . : général Goetschy - : général Defforges . : général Ebener : général Dantant : général Curé : général Nourrisson : général Guillaumat : général Massenet - : général Pougin 1919 - : général Tantot - 1923 : général Schmidt
Avant 1914 La division est d'abord formée informellement à l'été 1891 à Saint-Mihiel en regroupant quatre régiments régionaux (régiments créés en 1887 et rattachés à une région militaire).
Elle prend le nom officiel de d'infanterie le . Avec son état-major situé à Commercy, la est constituée de deux brigades :
(Commercy) : d'infanterie d'infanterie (Toul) : régiment d'infanterie régiment d'infanterie
Par ordre du , le part pour Paris et le d'infanterie prend sa place à la .
En 1897, le est remplacé par le à la , maintenant constituée des et .
En 1898, l'état-major de la division quitte Commercy pour Toul. La division est ensuite réorganisée, la , en garnison à Toul, comptant ensuite les et régiments d'infanterie. Jusqu'en 1913, les et de la sont renforcés par le de chasseurs à pied.
Première Guerre mondiale vignette|Plaque aux morts de la division à la cathédrale de Toul. Composition au cours de la guerre Infanterie : régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie d' à régiment d'infanterie d' à (transféré à la DI) un bataillon du régiment d'infanterie territoriale d'août à D' à , les et forment la et les et la . Cavalerie : 1 escadron (2 escadrons entre janvier et ) du régiment de hussards d' à Artillerie : 3 groupes de 75 du d'artillerie de campagne d' à de 58 du d'artillerie de campagne de à de 58 du d'artillerie de campagne de janvier à de 155c du d'artillerie lourde de février à (numéroté du d'artillerie lourde jusqu'en ). Génie : compagnie 20/2 du du génie
Historique 1914 2 – : couverture au nord d'Art-sur-Meurthe, puis sur la Seille, dans la région de Moncel. 14 – : mouvement offensif, par Château-Salins, en direction de Morhange. 20 – : le , engagée dans la bataille de Morhange, puis repli sur la rive gauche de la Meurthe, vers Ville-en-Vermois. – : engagée dans la Bataille du Grand-Couronné : combats à Crévic et au bois d'Einville, puis vers Courbesseaux et Drouville. 13 – : retrait du front, mouvement par étapes vers la région de Manoncourt-en-Woëvre ; repos. : mouvement vers le sud de Toul. À partir du , transport par voie ferrée dans la région de Conty, puis mouvement, par Boves, vers Arvillers. – : engagée dans la Bataille de Picardie : d'abord au sud de la Somme, vers Fouquescourt, puis à partir du , au nord de la Somme, vers Fricourt et Mametz, enfin, à partir du , au nord de l'Ancre, vers Gommecourt et le sud d'Hébuterne. Stabilisation du front. 22 et : combats vers Foncquevillers et la ferme de la Toutvente (14 morts, 198 blessés). – : retrait du front ; mouvement vers Doullens. Transport par voie ferrée de Doullens à Bailleul, puis mouvement vers le nord d'Ypres. 3 – : engagée dans la bataille d'Ypres, vers Wytschaete et au sud. 6 - : combats vers Saint-Éloi et attaques françaises vers Kruisstraat Cabaret. – : mouvement de rocade vers le nord d'Ypres, et occupation d'un secteur à droite, vers Langemark et Wallemolen. : déplacement du secteur, à droite, vers Poelcappelle et la voie ferrée d'Ypres à Roulers. : attaque française vers Wallemolen. - : extension du front, à gauche, jusque vers Langenmarck.
1915 – : retrait du front ; repos à l'est de Wormhoudt. – : mouvement vers le front, et, à partir du , occupation d'un secteur vers le bois du Polygone et la voie ferrée d'Ypres à Roulers. 12 – : retrait du front ; mouvement par étapes vers la région de Sachin. – : transport par camions vers le front, et, à partir du 24, occupation d'un secteur vers la Targette (éléments en secteur dès le 20). 9 – : engagée dans la Bataille d'Artois, à Neuville-Saint-Vaast et à la Targette : prise de la Targette ; attaque de Neuville-Saint-Vaast. – : retrait du front : repos vers Sus-Saint-Léger. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Neuville-Saint-Vaast : : attaques françaises. : mouvement de rocade, et occupation d'un secteur vers Écurie et le sud de Neuville-Saint-Vaast. – : retrait du front ; mouvement vers le Souich. : transport par camions, dans la région de Pont-Remy, puis transport par voie ferrée dans celle de Lunéville ; repos et instruction. 26 – : transport par voie ferrée, de la région de Lunéville, dans celle de Somme-Yèvre. – : mouvement vers le front ; occupation et organisation d'un secteur à l'est de la ferme de Beauséjour. – : engagée dans la de Champagne, à l'est de la ferme Beauséjour : enlèvement de la crête de Maisons de Champagne et attaques sur l'ouvrage de la Défaite ; occupation et organisation du terrain conquis. Du au , les et DI alternent dans l'occupation du secteur.
1916 – : retrait du front, mouvement vers le nord-est de Vitry-le-François, puis, à partir du , transport par voie ferrée dans la région de Vézelise ; repos et instruction. – : mouvement par étapes vers Baccarat ; travaux. À partir du , mouvement vers le camp de Saffais. : transport par voie ferrée dans la région de Revigny, puis mouvement vers celle de Fleury-sur-Aire. – : transport par camions à Verdun. À partir du , engagée dans la Bataille de Verdun, dans la région la Meuse, les carrières d'Haudromont, Douaumont. : front réduit, à gauche, jusque vers les carrières d'Haudromont ; violents combats pendant cette période. 12 – : retrait du front ; transport dans la région de Saint-Dizier. – : transport par camions dans la région de Dombasle. À partir du , engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, vers la cote 304. 7, 8, 9, et : attaques allemandes. – : retrait du front ; à partir du , transport par voie ferrée vers Montdidier ; repos. À partir du , mouvement vers Poix ; repos. – : mouvement vers le front et à partir du , occupation d'un secteur au nord de Maricourt. : engagée dans la Bataille de la Somme, attaque française sur Hardecourt-aux-Bois. Ce jour la division perd 400 soldats. : prise d'Hardecourt-aux-Bois. 11 – : retrait du front ; repos dans la région Cerisy, Bray-sur-Somme. – : mouvement vers le front. Engagée à nouveau dans la bataille de la Somme vers Maurepas et au nord. : attaque française sur Maurepas. : attaque française. – : retrait du front, et transport par voie ferrée dans la région du Tréport ; repos. – : mouvement vers l'ouest d'Amiens ; repos. – : transport par camions vers le front et occupation d'un secteur vers Sailly-Saillisel. – : retrait du front (relève par l'armée britannique) ; repos vers Lœuilly. Le , transport par voie ferrée dans la région de Bayon ; repos et instruction.
1917 14 – : transport par voie ferrée de Bayon à Dormans et Esternay. – : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur vers Troyon et Moussy-sur-Aisne. À partir du , retrait du front et travaux préparatoires à l'offensive. – : mouvement vers la région de Château-Thierry ; repos et instruction. – : mouvement vers le front, et, à partir du , occupation d'un secteur vers Moussy-sur-Aisne et Chivy ; préparation de l'offensive. 15 avril : Bataille du Chemin des Dames : prise de Braye-en-Laonnois, puis défense et organisation des positions conquises vers la ferme Malval et le sud de Courtecon. – : retrait du front ; repos vers Braine. – : occupation d'un secteur vers l'Epine de Chevregny et la ferme Malval. 5 – : retrait du front et transport par voie ferrée de Villers-Cotterêts, dans la région de Saint-Nicolas-de-Port ; instruction et travaux. – : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur vers Pont-à-Mousson et Brin-sur-Seille, réduit à droite, le , jusque vers Nomeny, et déplacé à droite, le , vers Chenicourt et Clémery. – : retrait du front ; travaux de vers Rosières-en-Haye et Blénod-lès-Pont-à-Mousson. À partir du , mouvement vers Toul ; repos et instruction.
1918 vignette|Mitrailleurs du vers 1918. – : transport vers Tannois. À partir du , occupation d'un secteur vers la cote 344 et la ferme Mormont. – : retrait du front ; repos au nord de Revigny-sur-Ornain, puis vers Herpont. À partir du , transport par voie ferrée, de Revigny, dans la région de Bergues, puis dans celle de Poperinghe ; mouvement vers le front. – : engagée, au nord du mont Kemmel (en liaison avec l'armée britannique), dans la Bataille des Flandres : résistance aux violentes attaques allemandes et organisation d'un secteur vers le Scherpenberg et la Clytte. 6 – : retrait du front ; transport par camions vers Dunkerque. : transport par voie ferrée dans la région de Villers-Cotterêts ; repos. – : transport par camions vers Couvrelles. 27 mai 1918 : engagée dans la Bataille de l'Aisne : résistance à l'offensive allemande dans la région de Soissons. 3 – : retrait du front et mouvement par étapes vers l'est de Paris ; instructions d'unités américaines. – : transport par camions au sud de Château-Thierry, puis occupation d'un secteur sur les deux rives de la Marne, vers Château-Thierry et Vaux. et : attaque locale des positions allemandes dans la région de Vaux. À partir du , engagée dans la Bataille de la Marne. : occupation de Château-Thierry. – : retrait du front, transport par voie ferrée au sud de Commercy ; repos. – : occupation d'un secteur vers l'étang de Vargévaux et Chauvoncourt. À partir du , participation à la Bataille de Saint-Mihiel, en partant du front bois d'Ailly, étang de Vargévaux. À partir du , occupation d'un secteur vers Hattonchâtel et le bois du Chaufour. – : retrait du front, mouvement par étapes vers la région Toul, Nancy ; repos, instruction, et préparatifs d'offensive. 9 – : mouvement par étapes vers Nomeny, en vue de l'offensive projetée. Se trouve vers Nancy au moment de l'armistice. Première division à entrer dans Metz (territoires reconquis à la suite de l'armistice).
Rattachements Affectation organique : CA d' à Par armée :
– – – – 5 – 28 –
13 –
15 –
– – – – –
– 2 – – –
–
– 2 – 7 – Détachement d'armée de Belgique 2 – 4 - Détachement d'armée de Lorraine – – – Région fortifiée de Verdun 20 - Détachement d'armée du Nord – Groupement d'armées Pétain – armée américaine –
L'entre-deux-guerres La division reprend en 1919 une structure à deux brigades : avec les et régiments d'infanterie, avec les et régiments d'infanterie. La division installe son état-major et celui de la à Sarrebourg, tandis que la est à Sarreguemines. L'artillerie divisionnaire est constituée du d'artillerie de campagne, revenu à Toul.
La division est dissoute en 1923.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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Articles connexes Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale
Liens externes La 39° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)
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