L’indice de développement humain place l'union des Comores à la sur en 2021.. Le revenu par habitant est estimé à en 2005. Il est légèrement inférieur à la moyenne pour l’Afrique subsaharienne (). En 2005, 60 % de la population vit dans la pauvreté.

La plus grande partie de la population est rurale et vit de la culture vivrière ou de la pêche. Il n’existe pas d’autres secteurs porteurs aux Comores, la pêche et l’agriculture demeurant des activités de subsistance et le secteur touristique étant encore embryonnaire. Les îles exportent néanmoins de la vanille, de l'ylang-ylang et du girofle. Le pays n'est pas autosuffisant pour son alimentation. Les ruptures de stock de produits pétroliers, mais aussi d'autres biens tels que les denrées alimentaires sont récurrents. Ils sont dus, par exemple, au manque de fonds du gouvernement pour les carburants, de carburant pour les compagnies d'eau et d'électricité, de fonds et de prévoyance pour les importateurs privés.

La situation économique rend la vie quotidienne difficile aux habitants. La diaspora à en France métropolitaine, à Mayotte et à La Réunion d'après le ministère des affaires étrangères français, source 11.2006 comorienne, très solidaire, subvient d'une façon importanteQuarante millions d'euros en 2005, d’après la Banque de France à la survie de la population en envoyant de l'argent au pays.

Les îles bénéficient d'une grande autonomie financière et d'une liberté économique importante au sein de l'Union. Pour plus d'information voir : Économie de Grande Comore Économie d'Anjouan Économie de Mohéli

Le contexte historique

L'économie des Comores trouve ses racines dans les Cités-États établies sous la poussée de l'Islam dès le . Les îles commercent avec les pays du continent africain, et avec les Indes. Leur emplacement géographique isolé les rende moins exposées aux vagues arabo-persanes qui s'abattent sur les Cités-États du continent. L'organisation politico-économique pré-coloniale se caractérise alors par les traditions aristocratiques arabes du paysClaude Robineau, À la recherche des unités économiques, www.horizon.documentation.ird.fr (consulté le 18 octobre 2018).

L'économie des îles de l'archipel des Comores était prospère avant la colonisation, c'était une économie rurale et de transport où l'esclavage était largement utilisé. Les îles étaient, il est vrai, très peu peuplées. La situation économique et sociale allait se dégrader à la suite des razzias malgaches puis de la colonisation. Une société coloniale, la société Comores Bambao va dominer l'économie et la politique locale durant toute son existence. Ce sera un des facteurs qui poussera les habitants des îles vers l'indépendance.

Déjà en 1960, les Comores n'était pas alimentairement autosuffisant, les biens alimentaires représentait 30 à 35 % des importations en 1963.

+ En million de franc CFA de 1950. 1970 1971 1972 1973 1974 1975 Budget du Territoire 1640 1745 2007 2381 3461 3077 Budget métropolitains 1506 1758 2477 3336 4085 4385 Total des dépenses 2966 3503 4484 5717 7519 7462

L'héritage colonial, l’instabilité chronique des institutions, une certaine négligence des autorités locales et l'aide, pour le moins maladroite, de l'ancienne puissance coloniale, la France, n'ont pas permis, une fois le pays indépendant, de créer les conditions d’un décollage économique. Les Comores connaissent un fort taux de croissance, 6 % en moyenne, pendant dix ans, soutenue par un programme audacieux d'investissements en infrastructures de base. La situation économique des comoriens se dégrade après le , lorsque le franc comorien subit une dévaluation de 33 % (1 FF = 75 FC). Après le milieu des années 1980, la république s'enfoncent dans une grave crise, à la fois économique et politique. La baisse du prix des matières premières aggrave la situation et le pays s'endette fortement. Le PIB réel n'a plus progressé que de l'ordre de 1,2 % par an de 1986 à 1992. Le revenu réel par habitant tombe à environ 520 US$ en 1994, ce qui correspond à une baisse d'environ 2 % par an. Par ailleurs la population croît fortement. La période suivante est marquée par les blocus et l'arrêt de l'aide internationale et la crise indépendantiste. Depuis la création de l'Union, la situation s'améliore. Le taux de croissance est en 2006 à près de 3 %.

L'union des Comores fait partie des rares pays dont le revenu national par habitant reste inférieur à celui des années précédant la crise de 1929.

Les secteurs d'activités

Structure du PIB (1929–1999) Source : Commissariat Général au Plan Secteurs 1929 1979 1989 1999Primaire (Agriculture/élevage/ pêche) 50 % 41 % 40 % 41 % Secondaire (industrie/bâtiment/électricité) 17 % 14 % 10 % 11 % Tertiaire (commerce/services/administration) 33 % 45 % 50 % 48 % PIB – courant en millions de francs comoriens (FC)7 20021 40023 40082 500 PIB – constant 39 400 44 100 24 800 72 200Population229 800324 400424 100539 000PIB par hab – prix courants22 20025 900149 500120 400PIB par hab –prix constants 1990142 000135 900152 900134 000

Secteur primaire L'agriculture

La culture des épices tropicales (par ordre d’importance décroissante vanille, ylang ylang, girofle) sont les principales ressources exportatrices de l'Union. Ces trois produits fournissent 80 % des apports en devises. Les cours des cultures de rente sont fortement sujets aux variations climatiques, financières (le faible niveau de fonds propres des agriculteurs peut entraîner une chute de production si les cours baissent) et le potentiel d'essor de production très limité.

La culture vivrière est souvent négligée et les méthodes de productions archaïques et peu respectueuses de l'environnement. D'autre part l'agriculture sur les pentes volcaniques à fort dénivelé provoque une grande érosion des sols. Un rapport de la Banque mondiale suggère que les campagnes organisent également la pénurie alimentaire des produits locaux afin de soutenir les prix. L'Union n'est pas auto-suffisante alimentairement.

Tiré d'estimations de 1998Africa-on web et d'estimations de 2006Site officiel de l'Union, chapitre économie. Cultures vivrières (1998) : bananes, ; manioc, ; riz, ; maïs, ; oignons, letchis, mangues Cultures commerciales : noix de coco, en 1998 ; clous de girofle de en 2006 à en 2002; vanille, en 2001 ; ylang-ylang, en 2006. Cheptel 2006 : caprins, , de volailles, quelques ânes à Mohéli. Sous-produits agricoles : 1,5 M d'œufs, 2 M de litres de lait

+ Productions (tonnes) annuelles de vanille source : FAOSTAT (extrait) , Archives des séries statistiques de production (interrogation par production, produit : Vanilla, pays et années). 1964 1974 1984 1994 2004175160160131140 Le contexte international évolue également défavorablement à l'économie, en 1983, le prix moyen de l'achat de vanille au planteur est de et il est de en 1992.. La production baisse jusqu'à la remontée des prix début 2000.

La pêche vignette|Retour de pêche à la Grande Comore La côte représente . La pêche est artisanale et côtièreFAO sur la pêche dans l'Union. Les fonds côtiers sont fragiles et surexploités. Les techniques de pêche demeurent primitives et peu diversifiées. Les techniques les plus pratiquées sont la pêche à la ligne à main ou palangrotte, la pêche à la traîne introduite avec la motorisation et les casiers à pied. Les villages organisent leurs propres zones réservées et y réglementent les techniques de pêche, voire les interdisent comme pour la pêche de nuit et l'utilisation de filet. Il faut dire que l'usage des explosifs, bien qu'interdit a encore été utilisé récemment. Il n'existe ni chalutiers ni entrepôts frigorifiques qui pourraient permettre de pêcher dans des zones de façon industrielle. On estime le nombre d'embarcations à dont motorisées. Un regain d’intérêt s’est manifesté parmi les pêcheurs pour l’exploitation pélagique autour des dispositifs de concentration des poissons (DCP), développant ainsi la pêche hauturière artisanale. En 2002, la production halieutique a été estimée à contre en 2001 et en 2000. Outre l'inexistence du plateau continental court (excepté pour Mohéli) où se trouve le poisson, la faiblesse des motorisations des barques (25 CV au plus) rend la pêche très difficile et peu productive durant la saison sèche.

La RFI puis l'Union ont passé des accords avec l'Union européenne pour le droit de pêche dans sa zone économique exclusive. Les quotas sont passés de de en 2006 pour 17 palangriers et 40 senneurs. Les ressources de cette zone sont également pillées par des navires hauturiers étrangers. L'armateur ne peut pêcher à l’intérieur des 10 milles marins autour de chaque île ni dans un rayon de 3 milles autour des DCP. L'État comorien a pu ainsi récupérer en 2004 plus de qui ont permis à 60 % de moderniser la pêche traditionnelle et à aider à la formation des pêcheurs, à 25 % d'aider les délégués de l'Union dans leur défense des intérêts comoriens dans les différentes organisations internationales liées à la pêche et d'aider pour 15 % à la recherche scientifique sur la pêche et à l'appui aux structures de surveillance des pêches.

Le banc du Geysir et les îles Glorieuses sont revendiqués par l'Union comme partie intégrante de leur zone économique exclusive.

Matières premières et énergies vignette|« Anjouan : usine électrique de Bambao » (début du ) Autant Anjouan et Mohéli possèdent des cours d'eau permanents, présentant un réel potentiel hydro-électrique avec des possibilités d'alimenter la population en eau potable, autant la Grande Comore en est dépourvue en raison de la porosité de son sol et cela, en dépit d'une pluviométrie importante. La bonne gestion de cette ressource vitale est un des défis de l'Union pour les années à venir.

Pour des raisons écologiques, l'île a arrêté d'utiliser le corail comme matière première pour la fabrication de la chaux.

Les pénuries sont chroniques, eau, électricité, essence, quelquefois même des produits alimentaires de base viennent à manquer. Les importations sont de 700 barils par jour (2003 est.) dont une bonne part est utilisée pour la production d'électricité.

Après que la société nationale EEDC eut pratiquement arrêté ses activités et fut acculée à la faillite, la Comorienne de l’Eau et l’Électricité (CEE), société filiale de Vivendi a été responsable du monopole de l'exploitation des équipements appartenant à l’État pour la production et la distribution de l’électricité et de l’eau. En , La CEEi devient maintenant la MaMWE à capitaux égyptiens. L'électricité est produite à partir de groupe électrogène, mais il existe aussi des micro centrales hydroélectriques à Anjouan et Mohéli. Les difficultés financières de cette activité sont essentiellement dues à la difficulté de percevoir le paiement des factures.

Secteur secondaire

La part du secondaire dans l'activité économique décroît d'une façon régulière depuis le début du siècle sans conteste. Cependant ce chiffre est difficile a estimer tant les activités de ce secteur sont informelles. vignette|Importance du secteur informel : réparateurs de matériel électronique. Le secteur secondaire reste négligeable, on trouve cependant : fabrication de bijoux (marginale) fabrication de soda (usine de The Coca-Cola Company)

Transformation des produits agricoles : conditionnement de la vanille, séchage du coprah, savonneries, distillation d'huiles essentielles artisanat traditionnel comme la fabrique de pirogues dans des arbres entretien automobile, etc. artisanat d'art pour les quelques touristes Travaux publics, constructions concassage (pour fabriquer du sable à partir des roches volcaniques, le sable d'origine marine, de pauvre qualité pour la construction, mais gratuit est désormais interdit d'extraction pour des raisons écologiques) fabrication de barque en fibre de verre à Anjouan et Grande Comore La presse: al-Watan; La Gazette des Comores; KashKazi; Le Matin des Comores; Al Fajri, L'aurore d'Anjouan; L'Archipel, L'Indépendant... Le bâtiment est non structuré également.