Le est l'héritier du qui s'installe à Hussein-Dey en Algérie en 1899. Sa création remonte à 1876 au sein du .

En 1901, il devient . Siam, Tonkin, Chine, Madagascar furent les lieux d'engagement des Sapeurs de ces deux bataillons.En 1914, le , le est dissous et devient formant corps autonome. Sa conduite au cours de ce conflit vaut à son drapeau les inscriptions VERDUN 1916 et LA MALMAISON 1917.

Le génie en Afrique du Nord est réorganisé. Les et sont créés à partir des éléments du . Ils s'illustrent lors de la campagne du Rif. En , les deux bataillons sont réunis pour former le . Le est également l'héritier du , créé à Hussein-Dey et rattaché à la après la campagne de Tunisie de 1942-1943, et du Historique du 1876-1992 (12 vol.). Il conserve également une partie du patrimoine et des traditions du , dissous en , dont il a repris les missions.

Principales dates

: création du (<small></small>) au sein du (). : installation du () à Hussein Dey en Algérie. : création du () à partir du . - : Grande Guerre. : guerre du Rif au Maroc. : création du (<small></small>) . - : campagnes de Tunisie, de Corse, de France et d’Allemagne. : retour à Hussein Dey. - : guerre d'Indochine. - : guerre d'Algérie. : installation à Besançon. : début de la professionnalisation du du génie: recueil de traditions, 2009, . : dissolution du , rattachement au 19 des compagnies de Mourmelon ( et ) et de Canjuers (). : subordination à la , transfert de la qui devient la du à Valdahon, accueil de la en provenance du .

Création et différentes dénominations Le , en garnison en Algérie était administré par le ().

En , à partir des () et (), le est créé à Hussein Dey avec quatre compagnies et deux détachements : les compagnies 12/4, 16/4, 17/4, 19/4, détachement de télégraphistes et détachement de sapeurs conducteurs.

Le est dissous en et fait place aux et . Ces deux bataillons formant corps sont en Afrique du Nord. Le à Hussein Dey et le à Bizerte. Les compagnies présentent à Hussein Dey et à Bizerte changent de numéro et deviennent 19/X et 29/XLes compagnies engagées au sein du Corps Expéditionnaire au Maroc, afin de ne pas perturber l'ordre de bataille, ne changent pas de numéro. Elles gardent leur numérotation jusqu'à la fin de la campagne du Rif et, afin de ne pas les confondre avec les compagnies homonymes de métropole, ajoutent un "M" après leur numéro. Ce "M" était appelé à disparaitre lorsque ces compagnies rejoindraient leurs bataillons d'affectation et prennent alors rang en leur sein. Cette numérotation fut conservée durant la Première Guerre mondiale..

Le formant corps est créé le . Il est dissous le , en il devient les et , les deux bataillons sont dissous en . La même année est formée le le . Il s'illustre au cours de la seconde Guerre mondiale, il est dissous le , devient Dépôt . Re-Créé le et dissous le , devient Dépôt . Le Dépôt existe jusqu'en . Le , le Dépôt devient COG . Le est reconstitué à Hussein Dey le , par regroupement de ses unités dérivées. La , issue du participe à la guerre d'Indochine de à . Dès , le est impliqué dans la guerre d'Algérie. Après les accords d'Evian en , le reste en Algérie jusqu'au . Le il est en garnison à Besançon, au quartier Vauban, qu'il quitte en pour s'implanter au nouveau quartier Joffre.

Chefs de corps 1935 - 1937 : colonel Arnould 1937 - 1939 : colonel Jean-Edouard Verneau († en déportation le ) 1980 - 1982 : colonel Max Robert (……† ) 1982 - 1984 : colonel Michel Rufin 1984 - 1986 : colonel Philippe Mansuy 1986 - 1988 : colonel Henri Marescaux († ) 1988 - 1990 : colonel Michel de Colnet 1990 - 1992 : colonel Alain Richard 1992 - 1994 : colonel Alain Bariller († ) 1994 - 1996 : colonel Louis Dubourdieu 1996 - 1998 : colonel Francis Delbart 1998 - 2000 : colonel Jean-Michel Destribats († ) 2000 - 2002 : colonel Manuel Guillamo 2002 - 2004 : colonel Jacques Laparra 2004 - 2006 : colonel Serge Martigny 2006 - 2008 : colonel Rémi Fouilland 2008 - 2010 : colonel Frédéric Richaud 2010 - 2012 : colonel Jean-Michel Fouquet 2012 - 2014 : colonel Philippe Dodane 2014 - 2016 : colonel Arnaud de Richoufftz de Manin 2016 - 2018 : colonel Christophe Bizien 2018 - 2020 : colonel Fabien Delacotte 2020 - 2022 : colonel Jean-Charles Camps 2022 - 2024 : colonel Gaëtan Clin 2024 - ... : colonel Clément Torrent

Historique des garnisons, combats et bataille Première Guerre mondiale Garnison à Hussein Dey. Les compagnies sont envoyées en métropole.

Compagnies du régiment durant la guerre Le est engerbé avec la

Rattachement de ses unités à la mobilisation : la Cie 19/1 est rattachée à la compagnie divisionnaire de la la cie 19/2 est rattachée à la compagnie divisionnaire de la la Cie 19/2M sera souvent avec la division Marocaine. la Cie 19/3 quitte l'Afrique du Nord en . Elle est détachée à la . Le , elle passe à la . Elle passe ensuite à la en , puis à la . Cette dernière, dissoute en , devient la La 19/3, Cie divisionnaire de la , termine la campagne en Champagne et en Argonne de à . Elle quitte l'Alsace en , embarque à Bordeaux à destination de Casablanca et rejoint Kasba Tadla. la Cie 19/21, puis 19/5, compagnie de chemin de ferDeux Cies de sapeurs de chemin de fer arrivent en Algérie au début des années . Elles y resteront jusqu'en . Une compagnie en activité, l'autre sera mise en sommeil en fonction des évènements. Ces deux Cies sont inscrites au en . La compagnie de voies ferrées du qui a rejoint l'Algérie en , est devenue la 26/5 en et la 19/21 puis 19/5 en . En , avant de passer au , elle devient la . la Cie 19/31 dont une section est rejoint la () en et une section renforcera la compagnie de télégraphistes du le

Il y aura aussi des compagnies moins connues comme la 19/14 créée en commandée la capitaine Maitre-Devallon ; elle sera quelque temps avec le à Quennevieres.

Il est décidé dès le mois de de doubler les effectifs du Génie engagés au profit des divisions d'Infanterie. En il y aura la création de nouvelles compagnies au , à la suite de l'accroissement des missions confiés au Génie ; Cie 19/51, 19/52,19/52M.

Entre-deux-guerres Devenu en , il participe aux combats dans le Rif marocain contre Abdel Krim. Cette campagne se voit récompensée par l'inscription MAROC 1925 qui vient s'ajouter à son Drapeau. Lui aussi issu du , le combat au Maroc et participe à la réalisation de l'infrastructure ferroviaire de l'Afrique française du Nord. Le 19 se regroupe à nouveau à Hussein Dey. Commence alors une période de restructuration successives. Les deux bataillons sont dissous en . Le , le 19 devient régiment. Il est transformé en dépôt de guerre le , à la déclaration de guerre entre la France et l'Allemagne, avant de reprendre l'appellation de "régiment" en cellule condition militaire "info incorporation" du bureau de l'Officier Condition Militaire

Seconde Guerre mondiale Dès le mois de , après la signature des accords entre l'amiral Darlan et le général Eisenhower, l'armée française, sous le haut-commandement du général Giraud, reprend le combat contre l'Allemagne, et le dans son intégralité s'engage alors dans la campagne de Tunisie dont le but est de détruire la Deutsches Afrikakorps et de libérer l'Afrique du Nord de toute présence allemande.

Une fois fait, les éléments du dont le , le et le débarquent sur le continent européen et participent aux campagnes d'Italie, puis de France et d'Allemagne au sein du corps expéditionnaire français. Le participe à la libération de la Corse. Partout où ils passent, les sapeurs du 19 font preuve d'une ténacité exemplaire.

Son drapeau s'enrichit de quatre inscriptions : TUNISIE 1942-1943, ITALIE 1943-1944, FRANCE 1944-1945, ALLEMAGNE 1945.

De 1945 à nos jours

En , le 19 retrouve à Hussein-Dey la caserne Lemercier. Une de ses compagnies, la , participe au conflit indochinois de à .

De à , le 19 vit durement les évènements d'Algérie dû à son ancienneté en Afrique du Nord ; à l'issue de ce conflit, il participe à l'organisation du départ pour la France en . Le 19 est arrivé en gare de Besançon le à 4h45, en provenance de Hussein-Dey. À sa tête, il y avait le commandant Durieux, accompagné de 18 officiers, 60 sous-officiers et de 300 hommes de troupe, ainsi qu'une demi-douzaine de chiens bergers allemands.

En , il est organisé en régiment du génie de corps d'Armée avant de devenir, le , le régiment du génie de la .

En , le régiment est projeté en Bosnie-Herzégovine. right|130px|thumb|Insigne de béret du génie En , il adapte ses structures et se constitue dès lors en six compagnies : (compagnie de combat blindé) (compagnie de combat blindé) (compagnie d'aide au franchissement) (compagnie d'aide au franchissement) (compagnie de défense et instruction) (compagnie de commandement et Logistique)

En , le s'installe dans le nouveau quartier Joffre à Besançon.

En , après la dissolution du , le intègre trois nouvelles compagnies, la (compagnie d'appui au déploiement lourd) et la (compagnie spécialisée de réserve) implantées à Mourmelon ainsi que la (compagnie d'appui au déploiement lourd) implantée à Canjuers.

De à , la (compagnie de combat du génie) participe aux combats en Afghanistan, elle est décorée de la croix de la Valeur militaire avec étoile de vermeil.

Le , le général de division Frédéric Blachon remet au drapeau du la croix de la Valeur militaire.

De à aujourd'hui, le participe à toutes les missions extérieures dans lesquelles la France est engagée : Côte d'Ivoire, Tchad, Mali, République Centrafricaine, Liban, Gabon, Djibouti, Niger, Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie. Le régiment participe activement à l'opération Sentinelle.

En , le régiment est déployé parmi les premiers éléments français projetés en Roumanie, dans le cadre de l'opération Aigle. Prenant la tête du détachement génie multinational, le œuvre pendant plusieurs mois pour aménager le camp de CincuSébastien Lecornu inaugure le camp de Cincu en Roumanie / 4 novembre 2022..

Le régiment aujourd'hui Subordinations

Le régiment est subordonné à la brigade du génie du commandement de l'appui et de la logistique de théâtre.

Mission Le était le régiment d’appui génie de la de 2016 à 2024. Depuis , il fait partie de la brigade du génie. Il détient deux composantes complémentaires : l’appui génie au combat et l’appui au déploiement, ce qui fait de lui un régiment du génie complet et polyvalent et le rend capable d’intervenir sur tout le spectre des engagements opérationnels, sur court préavis. vignette|Sapeurs de combat du , en tenue de combat FELIN. vignette|Construction d'un abri metallo-textile par la Compagnie d'Appui au Déploiement Opérationnel du en Centrafrique. Outre ses capacités de combat au contact et d’ouverture d’itinéraires et de franchissement, il détient des sections spécialisées : fouille opérationnelle spécialisée, équipes de déminage NEDEX/EOD, plongeurs de combat du génie. vignette|Sapeur de combat du réalisant un bouchon de mines antichar. Il est également l’unique dépositaire des savoir-faire d'appui au déploiement lourd, qui lui permettent de réaliser la plupart des chantiers de type travaux publics, en France comme sur les théâtres d’opérations extérieures. Il est aussi un spécialiste reconnu des travaux de voie ferrée, de la production de matériaux, du traitement des sols et enduits superficiels.

Composition

Depuis , le régiment est organisé en neuf compagnies (dont 2 de réserve) et comporte dont 300 réservistes: la (compagnie de commandement et de logistique), les et (compagnie de combat du génie), la (compagnie d'appui franchissement, aide au déploiement, mobilité et contremobilité, traitement de l'eau), la (compagnie d'appui au déploiement opérationnel), la (compagnie d'intervention de réserve) la (compagnie d'appui au déploiement lourd), ancienne de travaux du stationnée à Mourmelon. la (compagnie d'appui au déploiement lourd), ancienne de travaux du stationnée à Canjuers.