Le Vermont (Prononciation en français standard retranscrite selon la norme API. ; en anglais : Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API. ) est un État du nord-est des États-Unis. Sa capitale est Montpelier et sa plus grande ville est Burlington. Il est l'un des plus petits États du pays, tant en superficie qu'en nombre d'habitants.. Très rural, son territoire est recouvert à 75 % de forêts dont les montagnes Vertes (protégés par l’État du Vermont) et seules sept villes dépassent les . Seul État de la Nouvelle-Angleterre à ne pas avoir accès à l'océan Atlantique, il est bordé au nord par la province canadienne de Québec, à l'est par le New Hampshire (dont il est séparé par le fleuve Connecticut), au sud par le Massachusetts et à l'ouest par l'État de New York. Son climat est de type continental et ses paysages alternent entre les champs agricoles, les prés d’élevage bovin, les vastes forêts verdoyantes, étendues lacustres (dont le lac Champlain) et montagnes Vertes (mont Mansfield, mont Ellen qui sont deux des plus hauts sommets montagneux de l’État du Vermont).

La région était peuplée par les Iroquois et les Algonquins avant son exploration par Samuel de Champlain en 1609. L'État fait ensuite partie de la Nouvelle-France. La France cède le territoire au royaume de Grande-Bretagne après sa défaite lors de la guerre de Sept Ans en 1763. En 1777, durant la guerre d'indépendance des États-Unis, est fondée la république du Vermont, prélude à l'admission de l'État dans l'Union en 1791. Avec Hawaï, la Californie et le Texas, le Vermont est l'un des quatre États américains à avoir été un État souverain. Il fut en outre le premier à abolir partiellement l'esclavage. Son héritage colonial a perduré et un quart des habitants déclare avoir des ancêtres français.

Son économie repose aujourd'hui essentiellement sur l'agriculture et le tourisme. Le Vermont est notamment le principal producteur de sirop d'érable des États-Unis. Il compte également plus de cinquante parcs d'État, dont la forêt nationale de Green Mountain (zone protégée), et mène de nombreuses actions de préservation de l'environnement. En outre, le Vermont est considéré comme l'un des États les plus progressistes du pays. Le Parti républicain a longtemps dominé la vie politique interne (de 1850 aux années 1970), mais l'urbanisation et l'immigration en provenance de New York ou de Boston ont propagé des idées plus libérales. Il est aujourd'hui un soutien indéfectible du Parti démocrate. En 2011, le gouverneur Peter Shumlin valide la loi d'assurance soins de santé universelle : le Vermont devient le premier État des États-Unis à jeter les bases d'un régime universel des soins de santé.

Toponymie En 1609, le colonisateur français Samuel de Champlain prend possession des terres autour de ce qui est maintenant le lac Champlain. Selon la tradition, il donne le nom Verd Mont, .

Histoire

À l’arrivée des premiers Européens, les Amérindiens Iroquois qui vivaient dans l’actuel État de New York et les Algonquins de Nouvelle-Angleterre étaient en lutte pour la possession de la région qui fut explorée, pour la première fois, par le Français Samuel de Champlain, en 1609.

Les Français s’implantèrent dans le nord de la région, autour du lac Champlain. En 1666, ils édifièrent le fort Sainte-Anne, sur l’île La Motte du lac Champlain. Ils y avaient plusieurs seigneuries, depuis le lac Champlain jusqu’au fort Carillon.

Quant aux Britanniques, ils s’établirent dans le sud de l’État. En 1724, Brattleboro (ou Fort Dummer) devint la première colonie du Vermont, mais deux autres colonies britanniques, le New Hampshire et New York, en revendiquaient la juridiction. Leur rivalité s’intensifia après l’éviction des Français au terme du traité de Paris de 1763. La colonisation s’accéléra avec l’afflux de colons venus du Connecticut, du Rhode Island et du Massachusetts. En 1770, la province de New York se mit à entreprendre des procédures d’expulsion à l’encontre des concessions accordées par la province du New Hampshire.

Vers le milieu du , la densité de population étant devenue importante sur la côte atlantique, les colons britanniques vont vers l’intérieur, ce qui entraîne un conflit entre les provinces de New York (dont le Vermont faisait alors partie) et du New Hampshire, car les frontières ne sont pas clairement établies entre ces deux colonies britanniques. Benning Wentworth, gouverneur du New Hampshire, malgré les protestations de son vis-à-vis new-yorkais, Georges Clinton, fait cadastrer le territoire qui est aujourd’hui le Vermont (jusque sur la rive ouest du lac Champlain) et crée des townships qu’il donne en concession à ses favoris et sur lesquels des colons vont s’établir. C’est ce qu’on appelle les « Hampshire Grants » ou tout simplement « the Grants ». Il fait aussi construire un avant-poste : le Fort Wentworth.

En 1764, le Parlement britannique déclare que la frontière entre les provinces de New York et de New Hampshire est le fleuve Connecticut. Cette décision a pour effet que de nombreux colons des terres situées sur les « grants », se retrouvent dans la colonie de New York, où leurs concessions n’ont pas été reconnues. En 1765, les arpenteurs new-yorkais envahissent la région et dressent un nouveau cadastre, exigeant que les colons venus du New Hampshire paient des droits pour légaliser leur propriété sur les terres qu’ils occupent. En 1767, les colons adressent une pétition au roi pour être exemptés des droits en question. Le roi décrète que New York doit cesser d’émettre de nouveaux titres et ne pas harceler les colons. En 1769, New York défie le roi et envoie de nouveaux arpenteurs. Les colons se révoltent : en 1770, une soixantaine d’entre eux prennent leurs fusils et chassent les arpenteurs de la ferme d’un certain James Breakenbridge. La cause doit être entendue en Cour Suprême de New York à Albany et les colons élisent un comité de défense appelé « the Bennington Nine » présidé par Ethan Allen, , ancien forgeron et chasseur.

La Cour de New York refuse de reconnaître la validité des documents émis par le New Hampshire attestant les titres de propriété des colons (la cour est présidée par Robert Livingston qui possède des titres new-yorkais...). Les colons n’ont aucune chance devant un tribunal aussi biaisé et, par conséquent, perdent leur cause. Allen se rend à Bennington (principal village des « Grants ») et organise environ en une milice : « The Green Mountain Boys ». Les New-yorkais les appellent « The Bennington Mob ».

En 1771, les arpenteurs new-yorkais sont de retour et se font repousser sans ménagement par les « Green Mountain Boys ». Lorsque des colons britanniques envoyés par les spéculateurs new-yorkais tentent de s’établir sur des terres déjà prises, ils sont également repoussés.

Le gouverneur de New York déclare Ethan Allen et ses hommes « Hors-la-loi » et offre une prime pour leur capture. Ethan Allen réplique en offrant une prime pour la capture des officiels new-yorkais. En une série d’escarmouches des colons de New York ou du New Jersey sont expulsés par les Green Mountain Boys. En 1775, un colon est tué par un shérif new-yorkais ; mais simultanément, toute la Nouvelle-Angleterre se lève contre la Couronne britannique, et connaît ses premiers affrontements lors des batailles de Lexington et de Concord : c'est le début de la guerre d'indépendance des États-Unis ; or l’agitation révolutionnaire qui a gagné les treize colonies depuis la fin de la guerre de Sept Ans affecte aussi les colons de l’arrière-pays.

Quoique les colons des Grants considèrent que leur ennemi, c’est d'abord New York, ils sont au fond favorables à la cause du Congrès, et s’emparent en de Fort Ticonderoga, place britannique : cette victoire expulse en fait les forces loyalistes de leur territoire. Ainsi les colons évitent que les forces du Congrès interviennent.

En 1777, une convention se tient à Westminster et nomme un gouvernement, tout en proclamant l’indépendance de la république du « New Connecticut ». Une nouvelle convention en juillet baptise le nouvel État « Vermont » en raison de son paysage : de nombreuses montagnes couvertes d'arbres aux feuilles persistantes.

En 1778 ont lieu les premières élections. Thomas Chittenden est élu président. En fait, les frères Allen (Ethan, Ira, Heman) contrôlent le gouvernement. Un autre frère Allen, Levi, est un loyaliste (nom donné aux Américains partisans de la Couronne britannique durant la guerre d'indépendance).

L’État de New York refuse de reconnaître le Vermont. La nouvelle république tente de louvoyer mais doit subir quelques incursions d’amérindiens Iroquois alliés aux Britanniques et quelques rébellions de colons new-yorkais « pro-américains ». En 1779, le Vermont expulse des colons du New Hampshire. Ceux-ci créent un gouvernement parallèle. La même année, les Britanniques font des offres de paix au Vermont, tentant de le détacher de toute alliance avec les États-Unis. Chittenden écrit au Congrès que le Vermont était En fait, c’est Ethan Allen et son frère Ira qui négocient avec les Britanniques qui lui promettent le statut de « province séparée » et le libre-échange garanti avec la Province de Québec (nom donné à l'ancienne Nouvelle-France jusqu'en 1791), ainsi que sa propre armée et la reconnaissance des titres de propriétés des colons en échange d'un appui à la cause britannique. Allen ne veut pas s’engager. Parallèlement, Chittenden offre une alliance plus étroite du Connecticut, de New York et du Vermont contre une invasion britannique ! Ceci, en échange d’un abandon par New York de ses prétentions sur le territoire vermontois.

En 1781, les Britanniques tentent de reprendre Ticonderoga, une escarmouche a lieu avec les Green Mountain Boys et un sergent britannique est tué. Cela fait avorter les négociations... Les Vermontois penchent du côté américain. Finalement, le traité de Paris, en 1783, considère le Vermont comme faisant partie du territoire américain que les Britanniques doivent évacuer.

Un mouvement se dessine en faveur de l’adhésion aux États-Unis malgré l'opposition du clan Allen. En 1789, une commission mixte « New-York/Vermont » règle la question des frontières (Le Vermont paie et New York abandonne ses revendications). En 1791, le Vermont entre dans l’Union. Il est le premier État à s'ajouter aux fondateurs. Il devint alors le État de l'Union.

Géographie

vignette|Carte du Vermont. En 2010, il comptait , ce qui en fait le deuxième État le moins peuplé des États-Unis. La capitale de l'État est Montpelier, et la plus grande ville est Burlington. Seules sept villes dépassent les . Le Vermont fait partie de la Nouvelle-Angleterre et s'étend sur : il est relativement petit comparé aux autres États ( rang national en superficie).

La rive occidentale du fleuve Connecticut marque la limite du Vermont avec le New Hampshire. Le lac Champlain, la principale étendue d'eau de l'État et la sixième des États-Unis, sépare le Vermont de l'État de New York. Du nord au sud, l'État s'étend sur pour d'est en ouest. Au nord-ouest du lac se trouve la vallée fertile du lac Champlain. Le centre géographique du Vermont se trouve à Washington, à à l'est de Roxbury.

Le Vermont comporte de nombreux reliefs montagneux verdoyants dont la végétation est composée de feuillus et de conifères. Quelques sommets montagneux (en outre le mont Mansfield) possèdent une végétation alpine-artique. Le Vermont est par ailleurs couvert à 77 % par des forêts d’arbres à feuilles caduques.

Le mont Mansfield est le point culminant du Vermont.

+Dix plus hauts sommets Montagne Élévation (mètres) Localisation (Towns) Mont Mansfield Underhill Pic Killington Killington Mont Ellen Warren Camel's Hump Duxbury Mont Abraham Lincoln Pic Lincoln Warren Pic Pico Killington Stratton Mountain Stratton Bear Head Enosburg Falls Little Killington Mendon