Le prix du Meilleur Livre étranger Sofitel est un prix littéraire qui récompense chaque année un roman et un essai publiés à l’étranger et traduits en français.

Histoire et organisation Créé en 1948, autour d'un groupe amical et informel de directeurs littéraires de maisons d’édition, le prix du Meilleur Livre étranger a été un des premiers à s'intéresser aux livres traduits en français. Son fondateur est Robert Carlier, avec son ami André Bay. Depuis 2011, le prix est soutenu par Sofitel et est décerné dans un des hôtels de la chaîne, comme le Sofitel Paris Le Faubourg15 rue Boissy d'Anglas - 75008 Paris.. Les délibérations du jury ont lieu à la Brasserie Lipp.

Le jury a réuni, au cours de son histoire, des critiques et éditeurs tels que : Jean Blanzat, Pierre-François Caillé, Paul Flamand, Maurice Nadeau, Armand Pierhal, Raymond Queneau, Albert-Marie Schmidt, Guy Tosi, Catherine Enjolet, Daniel Arsand, Gérard de Cortanze, Joël Schmidt, Christine Jordis, Jean-Claude Lebrun, Anne Freyer, Joëlle Losfeld, Alexis Liebaert, Nathalie Crom, Anne-Marie Métailié et Manuel Carcassonne.

Prix du Meilleur Livre étranger Roman ou poésie 1948 : James Hogg, La Confession d'un pêcheur justifié (Arche), traduit de l'anglais par Dominique Aury 1949 : Elias Canetti, La Tour de Babel (Arthaud), traduit de l'allemand par Paule Arhex. 1950 : Miguel Ángel Asturias, Monsieur le Président, traduit de l'espagnol par Georges Pillement 1951 : Pär Lagerkvist, Barabbas (Stock), traduit du suédois par Marguerite Gay et Gerd de Mautort 1952 : Vasco Pratolini, Chronique des pauvres amants (Stock), traduit de l'italien par Gennie Luccioni 1953 : Robert Penn Warren, Les Fous du roi (Stock), traduit de l'anglais par Pierre Singer 1954 : Níkos Kazantzákis, Alexis Zorba (Plon), traduit du grec par Yvonne Gauthier et Gisèle Prassinos 1955 : Heinrich Böll, Les Enfants des morts (Seuil), traduit de l'allemand par Blanche Gidon 1956 : Alejo Carpentier, Le Partage des eaux (Gallimard), traduit de l'espagnol par René L-F Durand 1957 : Pavel Melnikov-Petchersky, Dans les forêts (Gallimard), traduit du russe par Sylvie Luneau 1958 : Robert Musil, L'Homme sans qualités (Seuil), traduit de l'allemand par Philippe Jaccottet 1959 : Lawrence Durrell, Justine et Balthazar (tomes du Quatuor d'Alexandrie) (Buchet-Chastel), traduit de l'anglais par Roger Giroux 1960 : Angus Wilson, Les Quarante Ans de Mrs. Eliot (Stock), traduit de l'anglais par Claude Elsen 1961 : Yasunari Kawabata, Pays de neige (Albin Michel), traduit du japonais par Fujimori Bunkichi et Armel Guerne 1962 : Günter Grass, Le Tambour (Seuil), traduit de l'allemand par Jean Amsler 1963 : ? 1964 : Isaac Bashevis Singer, Le Magicien de Lublin (Stock), traduit de l'anglais par Gisèle Bernier 1965 : John Updike, Le Centaure (Seuil) , traduit de l'anglais par Laure Casseau 1966 : Peter Härtling, Niembsch ou l'Immobilité (Seuil), traduit de l'allemand par Bernard Lortholary 1967 : Kōbō Abe, La Femme des sables (Stock), traduit du japonais par Georges Bonneau 1968 : Alexandre Soljenitsyne, Le Premier Cercle (Robert Laffont), traduit du russe par Louis Martine et Le Pavillon des cancéreux, traduit du russe par Michel Aucouturier 1969 : Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude (Seuil), traduit de l'espagnol par Claude et Carmen Durand 1970 : Guillermo Cabrera Infante, Trois tristes tigres (Gallimard), traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan 1971 : Stratis Tsirkas, Cités à la dérive (Seuil), traduit du grec par Catherine Lerouvre et Chrysa Prokopaki 1973 : J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des anneaux (Christian Bourgois), traduit de l'anglais par Francis LedouxAnnées 70 : la France découvre enfin l'oeuvre de Tolkien 1973 : John Hawkes, Les Oranges de sang (Gallimard), traduit de l'anglais par Alain Delahaye 1974 : Bruno Schulz, Les Boutiques de cannelle et Le Sanatorium au croque-mort (Denoël), traduit du polonais par Thérèse Douchy, Georges Lisowski et Georges Sidre 1975 : Leonardo Sciascia, Todo modo (Denoël), traduit de l'italien par René Daillie 1976 : Ernesto Sábato, L'Ange des ténèbres (Seuil), traduit de l'espagnol par Maurice Manly W. H. Auden, Poésies choisies (Gallimard) traduites de l'anglais par Jean Lambert 1977 : Mario Pomilio, Le Cinquième Évangile (Fayard), traduit de l'italien par Henri Louette 1978 : Yaşar Kemal, L'Herbe qui ne meurt pas (Gallimard), traduit du turc par Münevver Andaç 1979 : Adolfo Bioy Casares, Plan d'évasion (Robert Laffont), traduit de l'espagnol par Françoise-Marie Rosset 1980 : Mario Vargas Llosa, La Tante Julia et le Scribouillard (Gallimard), traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan Gerard Manley Hopkins, Grandeur de Dieu et autres poèmes (Granit) traduit de l'anglais par Jean Mambrino 1981 : Anthony Burgess, La Puissance des ténèbres (Acropole/Belfond), traduit de l'anglais par Georges Belmont et Hortense Chabrier 1982 : Witold Gombrowicz, Journal tome III 1961-1969 (Bourgois), traduit du polonais par Allan Kosko 1983 : Héctor Bianciotti, L'amour n'est pas aimé (Gallimard), traduit de l'espagnol par Françoise Rosset 1984 : Vassili Grossman, Vie et Destin (Gallimard), traduit du russe par Wladimir Berelowitch et Anne Coldefy-Faucard 1985 : Salman Rushdie, La Honte (Plon), traduit de l'anglais par Jean Guiloineau 1986 : Fernando del Paso, Palinure de Mexico (Fayard), traduit de l'espagnol par Michel Bibard 1987 : John Fowles, La Créature (Albin Michel), traduit de l'anglais par Annie Saumont 1988 : Margaríta Karapánou, Le Somnambule (Gallimard), adapté du grec par l'auteure 1989 : Andreï Bitov, La Maison Pouchkine (Albin Michel), traduit du russe par Philippe Mennecier 1990 : Jaan Kross, Le Fou du tsar (Robert Laffont), traduit de l'estonien par Jean-Luc Moreau 1991 : Youozas Baltouchis, La Saga de Youza (Alinéa), Sakmė apie Juzą (1979), traduit d'après le texte lituanien et sa traduction en russe (Skaganie o Ûzase, 1981) par Denise Yoccoz-Neugeot 1992 : Jane Urquhart, Niagara (Albin Michel), traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch 1993 : Tim O'Brien, À propos de courage (Plon), traduit de l'anglais par Jean-Yves Prate 1994 : Graham Swift, À tout jamais (Gallimard), traduit de l'anglais par Robert Davreu 1995 : Joan Brady, L'Enfant loué (Plon), traduit de l'anglais par Pierre Alien 1996 : Jonathan Coe, Testament à l'anglaise (Gallimard), traduit de l'anglais par Jean Pavans 1997 : Antonio Lobo Antunes, Le Manuel des inquisiteurs (Christian Bourgois), traduit du portugais par Carlos Batista 1998 : Anna Maria Ortese, La Douleur du chardonneret (Gallimard), traduit de l'italien par Louis Bonalumi Eduardo Mendoza, Une comédie légère (Seuil) traduit de l'espagnol par François Maspero et pour l'ensemble de son œuvre 1999 : Péter Nádas, Le Livre des mémoires (Plon), traduit du hongrois par Georges Kassaï 2000 : Abilio Estévez, Ce royaume t'appartient (Grasset), traduit de l'espagnol par Alice Seelow Philip Roth, Pastorale américaine traduit de l'anglais par Josée Kamoun et pour l'ensemble de son œuvre (Gallimard) 2001 : Per Olov Enquist, Le Médecin personnel du roi (Actes Sud), traduit du suédois par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach 2002 : Orhan Pamuk, Mon nom est Rouge (Gallimard), traduit du turc par Gilles Authier 2003 : Peter Carey, La Véritable Histoire du gang Kelly (Plon), traduit de l'anglais par Elisabeth Peelaert 2004 : Carlos Ruiz Zafón, L'Ombre du vent (Grasset), traduit de l'espagnol par François Maspero 2005 : Colm Tóibín, Le Maître (Robert Laffont), traduit de l'anglais par Anna Gibson 2006 : Nicole Krauss, L'Histoire de l'amour (Gallimard), traduit de l'anglais par Bernard Hoeppfner 2007 : Joseph McBride, À la recherche de John Ford (Actes Sud), traduit de l'anglais par Jean-Pierre Coursodon 2008 : Charles Lewinsky, Melnitz (Grasset), traduit de l'allemand par Léa Marcou 2009 : Karel Schoeman, Cette vie (Phébus) (titre original Hierdie lewe, 1993), traduit de l'afrikaans par Pierre-Marie Finkelstein 2010 : Gonçalo M. Tavares, Apprendre à prier à l’ère de la technique (Viviane Hamy) (titre original Aprender a Rezar na Era da Técnica) traduit du portugais par Dominique NédellecLe prix du Meilleur livre étranger à Gonçalo M. Tavares : le courrier des récompenses littéraires 2011 : Alessandro Piperno, Persécution (Liana Levi) (titre original Persecuzione. Il fuoco amico dei ricordi, 2010), traduit de l'italien par Fanchita Gonzalez Batlle 2012 : Avraham Yehoshua, Rétrospective (Grasset/Calmann-Lévy) (titre original, חסד ספרדי ), traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche 2013 : Alan Hollinghurst, L'Enfant de l'étranger (Albin Michel) (titre original The Stranger's Child, 2011), traduit de l'anglais par Bernard Turle 2014 : Drago Jančar, Cette nuit, je l’ai vue (Phébus) (titre original To noč sem jo videl, 2010) traduit du slovène par 2015 : Martin Amis, La Zone d'intérêt (Calmann-Lévy) (titre original: The Zone of Interest, 2014), traduit de l'anglais par Bernard Turle 2016 : Helen Macdonald, M pour Mabel (Fleuve éditions) (titre original: H is for Hawk, 2014), traduit de l'anglais par Marie-Anne de Béru 2017 : Viet Thanh Nguyen, Le Sympathisant (Belfond) (titre original: The Sympathizer, 2015)Livres Hebdo, 2017., traduit de l'américain par Clément Baude 2018 : Eduardo Halfon, Deuils (Quai Voltaire), (titre original: Duelo), traduit de l'espagnol par David Fauquemberg 2019 : Christoph Hein, L'Ombre d'un père (Metaillié), traduit de l'allemand par Nicole Bary 2020 : Colum McCann, Apeirogon (Belfond), traduit de l'anglais par Clément Baude 2021 : Gouzel Iakhina, Les Enfants de la Volga (Noir sur Blanc), traduit du russe par Maud Mabillard 2022 : Juan Gabriel Vásquez, Une rétrospective (Le Seuil), traduit par Isabelle Gugnon 2023 : Sebastian Barry, Au bon vieux temps de Dieu (Joëlle Losfeld), traduit de l'anglais par Laëtitia Devaux 2024 : , Mes amis (Gallimard, , traduit de l'anglais par David Fauquemberg. 2025 : , Éclaircie (La Table ronde), traduit de l'anglais par France Camus-Pichon

Essais

1963 : Oscar Lewis, Les Enfants de Sanchez (Gallimard), traduit de l'anglais par Céline Zins 1964 : Robert-Marie Grant, La Gnose et les origines chrétiennes (Seuil) 1965 : John Cowper Powys, Autobiographie (Gallimard) 1966 : Jerzy Kosinski, L'Oiseau bariolé (Flammarion), traduit de l'anglais par Maurice Pons 1967 : 1968 : 1969 : 1970 : 1971 : 1972 : 1973 : 1974 : Andreï Siniavski sous le pseudonyme d'Abram Tertz, Une voix dans le chœur (Seuil), traduit du russe par Alfreda Aucouturier et Michel Aucouturier 1975 : 1976 : 1977 : Mario Praz, La Chair, la Mort et le Diable. Le romantisme noir (Denoël), traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali 1978 : 1979 : 1980 : 1981 : 1982 : Giordano Bruno Guerri, Malaparte (Denoël), traduit de l'italien par Valeria Tasca 1983 : 1984 : 1985 : 1986 : Margarete Buber-Neumann, Milena 1987 : Benedetta Craveri, Madame du Deffand et son monde (Seuil) 1988 : 1989 : 1990 : Claudio Magris, Danube (Gallimard) (titre original : Danubio), traduit de l'italien par Jean et Marie-Noëlle Pastureau 1991 : 1992 : Roberto Calasso, Les Noces de Harmonie et Cadmos (Gallimard) (titre original : Le nozze di Cadmo e Armonia), traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro 1993 : Predrag Matvejević, Bréviaire méditerranéen (Fayard), traduit du serbo-croate par 1994 : 1995 : 1996 : Michael Holroyd, Carrington (Flammarion), traduit de l'anglais par Guillaume Villeneuve 1997 : 1998 : Serena Vitale, Le Bouton de Pouchkine. Enquête sur la mort d'un poète (Omnibus), traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paterno 1999 : Stella Tillyar, Quatre aristocrates anglaises. La vie mouvementée des sœurs Lennox 1740-1832 (Seuil) 2000 : Verena von der Heyden-Rynsch, Écrire la vie, trois siècles de journaux intimes féminins (Gallimard), traduit de l'allemand par Philippe Giraudon 2001 : W. G. Sebald, Les Anneaux de Saturne (Actes Sud), traduit de l'allemand par Bernard Kreiss