250px|thumb|right|Logo officiel de la TREC La Coopération transméditerranéenne pour l'énergie renouvelable (TREC pour Transmediterranean Renewable Energy Cooperation) est une initiative du Club de Rome, de la Fondation hambourgeoise de la protection du climat et du National Energy Research Center of Jordan (NERC). Depuis sa fondation, en , elle travaille sur le concept « DESERTEC » pour évaluer une sécurité de l’énergie, de l’eau et du climat en Europe (EU), au Moyen-Orient (ME) et en Afrique du Nord (NA) (EU-MENA) en promouvant la coopération entre les pays de la « ceinture solaire » et de la « ceinture technologique ». Actuellement la TREC est en train de réaliser ce concept en coopération avec des représentants du monde politique, industriel et financier..

Le noyau dur de la TREC est un réseau international de scientifiques, d'hommes politiques et d’experts dans le domaine des énergies renouvelables et de leurs développements. Les membres de la TREC (environ 50 y compris Son Altesse Royale le Prince Hassan bin Talal de Jordanie) sont en contacts réguliers avec des gouvernements et des investisseurs privés, cherchant à mettre en valeur les bénéfices potentiels de cette coopération sur les énergies solaire et éolienne, sur le développement des concepts et sur les projets spécifiques à promouvoir dans ce secteur..

Deux rapports du DLR 350px|thumb|right|Euro-Supergrid ayant une EU-MENA-Connection: Schéma d’une infrastructure possible pour un approvisionnement durable de puissance à l’EU-MENA.

La TREC a été fondée dans le but de fournir de l’« énergie propre » pour l’Europe et pour la « ceinture solaire » d’une façon rapide et économique à travers une coopération entre les pays de l’EU-MENA. L’énergie, venant des déserts, complémentaire aux sources d’énergies renouvelables européennes pourra accélérer le processus de ralentissement des émissions de CO et également aider à accroître la sécurité d’approvisionnement Européen en énergie. En même temps elle pourra créer des emplois, de l’eau potable et une infrastructure améliorée pour la population du MENAExecutive summary of the TRANS-CSP StudyFull Report of the TRANS-CSP Study.

La TREC est intervenue dans la réalisation de deux études qui ont permis d’évaluer le potentiel des énergies renouvelables dans le MENA, les besoins en eau et en puissance électrique que l’on peut attendre dans l’EU-MENA de nos jours à 2050, ainsi que la faisabilité d’un réseau intercontinental pour le transport d’électricité qui connecte l’UE (EU) à MENA (une EU-MENA-Connection). Ces deux études ont été financées par le ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité Nucléaire (BMU) et celles-ci ont été réalisées par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR). Les rapports ‘MED-CSP’. et ‘TRANS-CSP’. ont été achevés en 2005 et en 2006. Un rapport ‘AQUA-CSP’. à propos du dessalement solaire a été achevé à la fin de l'année 2007.

Le concept « DESERTEC »

250px|thumb|right|À titre d’illustration: Aires de l’ampleur indiquées par les carrés rouges qui pourraient suffire aux centrales thermiques solaires pour générer autant d’électricité qu’il n’en est consommé respectivement par le monde, par l’Europe (UE-25) et par l’Allemagne aujourd’hui. (Données fournies par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR), 2005) À partir d’études satellites exécutées par le Centre aéronautique et spatial (DLR) il a démontré qu’en occupant moins de 0,3 % de la surface entière désertique de la région MENA, des centrales thermiques solaires pourront produire assez d’électricité et d’eau douce pour satisfaire aux demandes actuelles de l’EU-MENA, et aux augmentations des demandes que l’on attend dans le futur. L’utilisation des vents au Maroc et sur terre autour de la mer Rouge générerait des approvisionnements additionnels d’électricité. Les puissances solaire et éolienne pourront être distribuées en MENA et être transportées par des lignes de courant continu de haute tension (CCHT) à l’Europe en subissant des pertes de transmission totales qui n’excéderont pas les 10-15 %. Le Club de Rome et la TREC soutiennent tous les deux le concept « DESERTEC » : porter la technologie et les déserts au service de la sécurité de l’énergie, de l’eau et du climat. Des pays tels que l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont déjà montré un intérêt à cette sorte de coopérationDiese Länder unterzeichneten eine Absichtserklärung für den Export von Sauberem Strom. Beleg für das Beispiel Marokko.

La technologie 310px|thumb|right|Schéma d’un capteur à auge parabolique. (Une alternative simplifiée au lieu d’un concentrateur à auge parabolique est le réflecteur sous forme d’un miroir- Fresnel linéaire) La meilleure technologie pour fournir une sûre performance d’électricité est celle des centrales thermiques solaires (appelées aussi Concentrating Solar Power, CSP). Elles utilisent des miroirs pour concentrer la lumière du soleil et elles créent de la chaleur qui est utilisée afin de générer de la vapeur pour actionner des turbines à vapeur et des générateurs d’électricité. L’excès de chaleur des capteurs complémentaires peut être stocké dans des citernes contenant un sel fondu qui est alors utilisé pour actionner les turbines à vapeur pendant la nuit ou quand une pointe de consommation se produit. Afin de garantir un service ininterrompu pendant des périodes nuageuses ou de mauvais temps (sans qu’il faille tenir prêtes des chères centrales d’électricité d’appui), les turbines pourront être actionnées par du pétrole, du gaz ou des combustibles de biomasse. La chaleur résiduelle du processus à générer de l’électricité pourra être utilisée (en cogénération) pour le dessalement de l’eau de mer et pour la génération du refroidissement thermique- étant des sous-produits qui peuvent être un bénéfice important pour la population localeExecutive Summary of the MED-CSP StudyFull report of MED-CSP StudyReport of Greenpeace: Concentrated Solar Thermal Power - Now!Memorandum about the potential of solar power plants

En appliquant des lignes de transmission de Courant Continu à Haute Tension (CCHT) les pertes de puissance pendant la transmission pourront être limitées à environ 3 % par km. L’irradiation solaire dans les déserts du MENA permet d'atteindre jusqu'à kWh/m²/an en Afrique du Nord (mesurée en 2002 à 23° de latitude), contre moins de kWh/m²/an pour les pays méditerranéens, et 700kWh/m²/an pour les pays de l'Europe centrale Eco-balance of a Solar Electricity Transmission from North Africa to Europe, p.9. Cette différence permet de compenser largement les pertes de transmission estimées à 10-15 % entre le MENA et l’Europe. Cela veut dire que les centrales thermiques solaires dans les déserts du MENA sont plus économiques que les centrales similaires en Europe du Sud.

Sécurité d’approvisionnement 250px|thumb|right|EU-MENA-Connection: lignes de transmission CCHT existantes et projetées avant 2020 (bleu) et trois tracés recherchés par le DLR (orange). Vers 2050 entre 10 et 25 % d’électricité pour l’Europe pourra être l’énergie propre qui est importée des déserts ensoleillés. Dans le scénario TRANS-CSP les énergies renouvelables comprennent environ 65 % d’approvisionnements de l’intérieur, les importations solaires du MENA étant 17 %. Chaque réseau électrique raisonnable à capacités suffisantes en réserve (TRANS-CSP approximativement 25 %) pour compenser le dérangement des lignes à haute tension ou des centrales électriques. Une dépendance trop large d’un seul pays et de quelques centrales électriques peut être évitée en diversifiant les diverses sources d’énergie renouvelable, comme illustrée dans le schéma d’une infrastructure montrant une multitude de centrales thermiques solaires et de fermes éoliennes dans de nombreux pays. De même, l’utilisation de plusieurs différentes lignes de transmission CCHT à l’Europe et une large série de différents propriétaires de facilités (publics ainsi que privés) aidera à accroître la sécurité de l’approvisionnement.

Les importations de combustibles tels que l’uranium, le gaz et le pétrole sont considérées comme politiquement risquées parce que les réserves mondiales diminuent inexorablement et les réserves connues ne sont trouvées qu’en peu de pays. Ceci mènera à des prix plus élevés, à des dépendances politiques et à des limites en approvisionnements. Par contraste, l'énergie solaire est immense, inexhaustible et disponible en beaucoup de pays. Et au fur et à mesure que les volumes s’accroissent, les prix baisseront et les technologies s’amélioreront. Une demande accrue de la part de l’Europe mènera à une croissance économique pour les pays du MENA. À son tour celle-ci pourra aider à faire progresser la stabilité politique et à améliorer l’entente entre l’Europe et le MENA. Le trafic international d’énergie renouvelable aura tendance à augmenter le nombre de sources disponibles pas chères et devra aider à consolider la coopération internationale. Des nouveaux emplois dans la région de MENA seraient créés pendant la phase de construction, dans le maintien des centrales solaires, et dans la génération d’électricité et d’eau pour la population locale. Il y aura également la possibilité de générer de l’hydrogène en utilisant des approvisionnements pas chers et inépuisables de l’énergie solaire, celui-ci étant un substitut éventuel apte à remplacer les combustibles fossiles pour le secteur automobile. La demande en biomasse étant décroissante pour générer de l’électricité on pourra l’utiliser plus utilement dans le secteur automobile.

Faisabilité 250px|thumb|right|Capacité, Coûts & Espace: Développement de la EU-MENA-Connection (marquée par ‘HVDC’) et Concentrating Solar Thermal Power (CSP) entre 2020 et 2050 conforme au scénario de la TRANS-CSP Les technologies nécessaires pour réaliser le concept- DESERTEC existent déjà et sont utilisées depuis de nombreuses décennies. Des lignes électriques de transmission CCHT d’une capacité de 3 GW ont été utilisées sur des longues distances par ABB,Siemens et Areva pendant de nombreuses années. En Siemens acceptait une offre impliquant la construction d’un Système- CCHT de 5 GW en Chine. Au « World Energy Dialogue 2006 » à Hanovre, Allemagne, des conférenciers des compagnies l’une comme l’autre précédemment mentionnés, ont confirmé que la réalisation d’un Euro-Supergrid et une EU-MENA-Connection est entièrement faisable au point de vue techniqueList of HVDC projects. All connections can be googled..

Depuis 1985 des centrales thermiques solaires à Kramer Junction en Californie fonctionnent commercialement. Des nouvelles centrales ayant une capacité totale de plus de MW sont projetées, ou bien sont en construction, ou bien déjà en fonction Le DLR a calculé que, si des centrales étaient construites en grands nombres dans les années à venir, les coûts estimés pourraient baisser de d’euro le kWh aujourd'hui à d’environ 5 à d’euro le kWh en 2030Description in the report "Concentrating Solar Power Now" by the German Federal Ministry for the Environment, Nature Conservation and Nuclear Safety (BMU). Aujourd'hui, le kWh des centrales solaires thermique bénéficie d'un tarif de rachat à en Espagne et le coût du kWh issus des centrales solaires du Sahara est estimé à par Gregor Czisch. Les scénarios les plus optimistes tablent sur un kWh solaire thermique à en 2020.

Pour établir vers 2050 en MENA une capacité de 100 GW de puissance solaire exportable en sus des besoins à l’intérieur des pays de la ceinture solaire, seulement quelques mesures gouvernementales appuyant suffiraient à rendre la construction des centrales solaires et du réseau de transmission nécessaire, plus attrayante pour les investisseurs, privés ainsi que publics.

Mesures pour réaliser le concept « DÉSERTEC »