Keolis Meyer, anciennement les transports Daniel Meyer, filiale du groupe Keolis, exploitait un réseau de transports en commun par bus et cars dans une partie du département de l'Essonne (en traversant les Hauts-de-Seine et/ou le Val-de-Marne), dans le cadre de conventions passées avec le Syndicat des transports d'Île-de-France, l'autorité organisatrice des transports de la région Île-de-France.
Keolis Meyer exploitait aussi les lignes de bus du réseau de l'agglomération Coeur d'Essonne et du réseau Tice ; ces lignes sont détaillées sur les articles propres à chaque réseau.
Histoire de l'entreprise
L'histoire commence en 1823, quand Jean-Daniel Meyer, premier du nom, postillon de son état, entre au service des Messageries royales.
La maison Meyer voit le jour en 1856. Elle est mise en place à Montlhéry par Jean-Théodore Meyer, fils du postillon Meyer. Jean-Théodore Meyer disparaît prématurément en 1876 alors que la société progresse considérablement. Son épouse, Marie, assure la relève de l'entreprise. Les Transports Daniel Meyer comptent à cette époque une centaine de chevaux.
La Première Guerre mondiale vient d'éclater : Daniel-Louis Meyer part pour le front où il servira quatre ans dans l'artillerie. Daniel-Louis Meyer contribuera considérablement au développement de son héritage familial. Le , la diligence reliant Saint-Michel-sur-Orge à Montlhéry, Marcoussis et Linas est remplacée par un autobus. En 1932, Daniel-Louis Meyer fonde le syndicat des transporteurs de Seine-et-Oise dont il devient le premier président. En 1936, l'Arpajonnais, ligne de chemin de fer secondaire reliant Paris à Arpajon est supprimé. Meyer livre les productions maraîchères de Montlhéry aux Halles. L'entreprise possède désormais une quarantaine de camions et une demi-douzaine d'autocars. Il ne lui reste plus qu'un seul cheval, Crack.
Jean Meyer intègre officiellement l'entreprise le . L'exploitation continue avec des véhicules équipés de gazogène au charbon de bois Gohin-Poulenc. À la fin de la guerre, les activités reprennent progressivement. En 1948, les Meyer font l'acquisition d'un vieux bus qui rallie Montlhéry à Paris. Daniel-Louis Meyer fonde l'Association Professionnelle des Transporteurs Routiers (APTR) et en devient le président. À partir des années 1950, l'entreprise va se développer considérablement grâce à l'urbanisation du sud de la région parisienne. L'heure est à l'oubli des années noires, à la reconstruction et aux distractions. L'entreprise a besoin de véhicules de grande capacité pour satisfaire sa clientèle et elle se tourne alors vers le constructeur Renault.
À la fin des années 1950, Daniel-Louis Meyer décide d'agrandir le dépôt des véhicules et de localiser les bureaux rue de Paris, dans le centre-ville de Montlhéry. La société prospère mais, à la fin de l'été 1966, Pierre Meyer, fils de Daniel-Louis Meyer fait une chute mortelle d'une terrasse. Cet événement tragique va modifier l'organisation du travail au sein de l'entreprise. Très affecté par la perte de son fils, Daniel-Louis Meyer tombe malade et meurt en 1968. Un hommage unanime lui sera rendu par tous les acteurs de la profession.
En 1968, Jean Meyer devient donc officiellement Président-Directeur général de la société Transports Daniel Meyer.
En , Daniel Meyer rejoint l'entreprise.
En 1976, le dernier camion quitte les Transports Daniel Meyer. Michèle Meyer, épouse de Daniel Meyer intègre l'organigramme des Transports, trouvant sa place dans un univers masculin et perpétuant à son tour la « tradition » familiale.
En 1984, le réseau de transports s'agrandit un peu plus avec la création de deux nouvelles lignes entre Orsay (RER) et Marcoussis et entre Massy-Palaiseau (RER), Orsay, Les Ulis et Nozay.
Le , les Transports Daniel Meyer achètent à la SETRA ses lignes régulières de l'Essonne. Daniel Meyer prend la décision de donner aux Transports Daniel Meyer des locaux plus conformes à l'importance de son parc de véhicules. Les nouveaux locaux sont inaugurés en 1989. Le parking passe de à ².
En 1990, a lieu l'acquisition des Cars Martignon à Étampes qui deviendront la société Ormont Transport. En 1991, est créé Albatrans, regroupant les Transports Daniel Meyer, Les Cars d'Orsay, les Cars Bridet et la STRAV. Jean Meyer prend sa retraite en 1992.
Daniel Meyer devient Président-Directeur général des Transports Daniel Meyer.
En 1993, avec le soutien du Conseil général de l'Essonne, les Transports Daniel Meyer testent les biocarburants.
En 2005, un contrat d'intéressement est mis en place afin de motiver les employés et de revaloriser le métier. La délinquance augmente et les conducteurs sont de plus en plus pris pour cible.
Le , l'entreprise met en service les quatre premiers véhicules français labellisés aux normes Euro 5 alors que cette dernière doit être mise en application en 2009. Ces autocars de dernière génération émettent jusqu'à de particules en moins par rapport à la norme Euro 3Le premier bus écolo de France à Montlhéry, publié le 4 juillet 2007, sur le site leparisien.fr, consulté le 17 février 2015..
Le , Keolis Île-de-France, filiale de la SNCF, rachète cette compagnie familiale de bus, améliorant ainsi son implantation en Essonne.. En , les transports Daniel Meyer sont renommés Keolis Meyer pour les rapprocher de la société mère.
Le , Keolis Meyer perd ses dernières lignes régulières dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France.
Histoire du réseau de bus
Le , la ligne DM 153 est labellisée Mobilien avec la création de courses supplémentaires en semaine ainsi que la création d'une offre le samediSociété — Information des voyageurs, sur le site transports-daniel-meyer.fr, consulté le 23 septembre 2018..
Le , la ligne DM 151 voit deux courses en semaine modifiées. Sa fréquence du samedi est renforcée passant de seize allers-retours à vingt-sixDavantage de bus entre Arpajon et Paris, publié le 2 mai 2008, sur le site leparisien.fr, consulté le 17 février 2015.DM 151- Avis aux voyageurs, sur le site web.archive.org, consulté le 17 février 2015..
Le , les lignes DM 4 et DM 5 voient leurs fréquences renforcées avec la création d'un service de soirée jusqu'à environ. De plus, un service est créé les dimanches et fêtes sur la ligne DM 5Actualités — DM 4 / DM 5 - Avis aux voyageurs, sur le site transports-daniel-meyer.fr (lien récupéré sur web.archive.org), consulté le 18 août 2018..
Le , la DM 22 est prolongée aux heures creuses ainsi qu'en soirée jusqu'à la gare de Grigny-Centre. La fréquence est également améliorée et un service est créé le week-end et les jours fériés ainsi qu'en soiréeActualités — DM 22 - Avis aux voyageurs, sur le site transports-daniel-meyer.fr (lien récupéré sur web.archive.org), consulté le 18 août 2018..
Le , la ligne Jetbus est suppriméeActualités — Jetbus - Avis aux voyageurs, sur le site transports-daniel-meyer.fr (lien récupéré sur web.archive.org), consulté le 20 août 2018..
Le , la ligne DM 17 est restructurée avec la fusion des circuits B et C en un nouveau circuit B. La nouvelle ligne DM 17B est prolongée jusqu'à Villarceaux en remplacement du circuit C. La fréquence est améliorée aux heures de pointe avec un passage toutes les demi-heures. De plus, les horaires sont calqués sur les trains à la gare d'Épinay-sur-Orge et avec les lignes DM 151 à DM 153. Enfin, les arrêts situés dans le sud de La Ville-du-Bois restent desservis par la ligne DM 17SLa Feuille du Bois , , édition de novembre 2012, sur le site calameo.com, consulté le 24 février 2019..
Depuis le , la ligne DM 3 est scindée en deux sous-lignes : la DM 3A et la DM 3B. Ces nouvelles lignes assurent une amplitude horaire plus large (de à ). La première relie Juvisy-sur-Orge Gare RER à Viry — François Mitterrand en passant par le centre de Viry-Châtillon. La seconde ligne dessert dorénavant la commune de Juvisy jusqu'à Viry — Victor SchœlcherLa ligne de bus DM3 scindée en deux, publié le 31 décembre 2012, sur le site leparisien.fr, consulté le 17 février 2015..
Le , la ligne 510 est prolongée de Fleury-Mérogis — Hôpital Manhès à la zone d'activités de la Croix Blanche située à Sainte-Geneviève-des-Bois. Son amplitude de service est élargie circulant alors entre et et voit sa fréquence en semaine passée à un bus toutes les 15 minutes aux heures de pointe et toutes les 30 minutes aux heures creuses ainsi que le week-endSTIF — Le STIF améliore le service de 31 lignes de bus, page 4, communiqué du 13 février 2013, sur le site stif.org, consulté le 17 février 2015..
À la suite de la mise en service de la ligne 7 du tramway d'Île-de-France, la ligne DM 8 est restructurée le . La ligne est limitée à Athis-Mons — Porte de l'Essonne alors qu'elle allait auparavant jusqu'à Villejuif — Louis Aragon. La desserte du nouvel itinéraire est renforcéeSTIF — Le STIF améliore 45 nouvelles lignes de bus, page 3, communiqué du 9 octobre 2013, sur le site stif.org, consulté le 17 février 2015..
Depuis le , la ligne DM 5 a vu l'ajout de courses supplémentaires aux heures de pointe passant ainsi d'une fréquence d'un bus toutes les 10 à 15 minutes à une fréquence d'un bus toutes les 8 à 10 minutes. De plus, la ligne DM 21 a vu l'ajout de nouvelles courses à ses sous-lignes aux heures de pointe sur les deux boucles complémentaires, la fréquence passant ainsi à un bus toutes les 10 minutesSTIF — Le STIF vote le renfort d'offre de 30 lignes de bus, pages 2 et 3, communiqué du 5 mars 2014, sur le site stif.org, consulté le 16 février 2015..
En raison de l'augmentation de la fréquentation des lignes DM 3A et DM 3B par les élèves du collège Saint-Louis / Saint-Clément à Viry-Châtillon, un doublement de la course du matin et du soir a été mis en place le STIF — Le STIF vote le renfort d'offre de 63 lignes de bus, page 3, communiqué du 2 juillet 2014, sur le site stif.org, consulté le 16 février 2015..
Le , les lignes DM 6A et DM 6B ont vu leur tracé modifié à Longpont-sur-Orge en empruntant dorénavant le chemin des Mascadées au lieu du chemin des Charretières à Villiers-sur-Orge. Cela a permis la résolution des difficultés de circulation au chemin des Charretières, d'améliorer la desserte de la clinique de Villiers et de desservir les nouveaux logements du chemin des Mascadées à Longpont-sur-OrgeSTIF — Le conseil du STIF vote le renfort d'offre de 39 lignes de bus, pages 2 et 3, communiqué du octobre 2014, sur le site stif.org, consulté le 16 février 2015..
À cette même date, la ligne Pass' Partout, créée le Réseaux Urbains , page 25, édition de mars-avril 1999, sur le site fptu.fr, consulté le février 2019., est supprimée en raison de sa faible fréquentation et d'un doublon de lignes existantes. La ligne DM 8 a vu sa fréquence passée à un bus par heure au lieu d'un bus toutes les deux heures. La ligne DM 22 a été renforcée à l'aide de 19 courses supplémentaires passant à une fréquence d'un bus toutes les quinze minutes aux heures creuses au lieu de 30 minutes.
Le , la ligne DM 12 voit son offre renforcée aux heures de pointe et aux heures creuses en semaine ainsi que le week-end afin d'assurer une meilleure desserte du cœur et de la ZAC du Moulin de Saulx-les-Chartreux, avec une connexion en direction de la commune de Villebon-sur-Yvette. De plus, la ligne est prolongée jusqu'à la gare de Gravigny-Balizy. La fréquence de la ligne en semaine est d'un bus toutes les demi-heures en début et fin de services ainsi qu'aux heures creuses et tous les quarts d'heures aux heures de pointeSTIF — Le STIF vote le renfort d'offre de 37 lignes de bus, page 7, communiqué du 10 décembre 2014, sur le site stif.org, consulté le 16 février 2015..