La chikwangue ou chikuangue (kuanga en lingala et kikongo), également appelée bâton de manioc ou pain de manioc, est un mets traditionnel du bassin du fleuve Congo, consommé notamment en république démocratique du Congo, au Cameroun, en république du Congo, au Gabon et en République centrafricaine.. Comme le foufou, c'est un produit dérivé du manioc..
Variétés On distingue une variété de pains de manioc : L’ongwélé chez les Batéké ; le bobolo chez les Bétis du Cameroun ; l’agnizock chez les Fang du Gabon ; le miondo chez les Doualas ; Oghuma chez les Myènè le pita chez les Nzebi ; le kwanga en République démocratique du Congo ; l’into ou tohi chez les Téké en Afrique centrale ; le chicouangue en république du Congo..
Histoire
La plante des feuilles saka-saka (feuille de manioc) légume vivace cultivée comme annuelle dans les régions tropicales et subtropicales et dont la racine est le manioc à partir duquel sont faits de la farine, de la fécule et du tapioca.
Originaire du bassin du Congo, le peuple Kongo vivait de la chasse, la pêche et ils étaient des cultivateurs dont la plante de manioc ou légume saka-saka était le plus cultivé.
Le chasseur Nkosi (lion) du peuple Kongo était le premier à fabriquer le pain de manioc enfin d'accompagner ses viandes fumées. Et en suite, il apprit sa famille.
Les populations auraient appris à fabriquer le « pain de manioc ». Mais c'est seulement au début du que le manioc est devenu l'aliment de base dans la région.
De nos jours, la chikwangue se fabrique et se consomme aussi au sein de la diaspora africaineChantal Bondedi, « La chikwangue », in Les saveurs du Congo-Kinshasa, Publibook, 2011, .
Préparation La préparation de ce plat est assez longue. Dans le sud du Congo, elle nécessite une ou deux semaines. Il faut d'abord laisser tremper les tubercules, les émietter à la main dans l'eau, tamiser et retirer les fibres à l'aide d'un couteau. Puis on laisse égoutter la pâte obtenue pendant deux jours dans un sac. Elle est ensuite travaillée à la main sur une planche en bois avec un rouleau, puis cuite à la vapeur. On lui donne alors la forme de boudins (bâtons) qu'on enveloppe dans des feuilles. Il peut s'agir de feuilles de bananier, mais, dans la mesure du possible, celles de Megaphrynium macrostachyum (ngungu, mikungu) sont privilégiées car elles donneraient une saveur particulière à la préparation Dyfed Lloyd Evans, « Bâton de manioc (Cassava sticks) », in The Recipes of Africa, p. 105. Il faut au moins deux feuilles pour envelopper un bâton. Ensuite, on fait à nouveau cuire à l'étouffée le tout. Le produit obtenu est de consistance élastique, il a peu de goût, mais il est très nourrissant.
Utilisation La chikwangue accompagne de nombreuses préparations d'origine animale ou végétale. On l'utilise aussi pour manger une sauce avec les doigts. Comme elle peut se conserver plusieurs jours, c'est un en-cas idéal pour le voyageur.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Chantal Bondedi, « La chikwangue », in Les saveurs du Congo-Kinshasa, Publibook, 2011, Paul Latham, Plantes utiles du Bas-Congo, Republique Democratique du Congo, Mystole Publications, Canterbury, 2007, 344 p. O. Legros, B. Malonga, E. Avouampo, R. Mabounda, « Ligne mécanisée de production de chikwangue au Congo », in T. Agbor Egbe, A. Brauman, D. Griffon, S. Trèche (s dir.), Transformation alimentaire du manioc, ORSTOM, 1995, , Serge Trèche, Olivier Legros, Étienne Avouampo, José Muchnik et Joachim Massamba, Fabrication de chikwangue au Congo, ORSTOM, Paris, ,
Articles connexes Cuisine centrafricaine Cuisine congolaise
Liens externes
Perception et acceptation d'une innovation technologique dans la préparation de la chikwangue à Brazzaville, Congo : article de la Food and Agriculture Organization of the United Nations consacrée à la chikwangue
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