La d'infanterie, ou Red Hand Division (Division main rouge), est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale. Elle a combattu, pendant la Première Guerre mondiale dans l'Offensive Meuse-Argonne, avec en son sein deux régiments Afro-AméricainsEmmet J. Scott, Histoire officielle American negro in the World war, Homewood Press, 1919. Chapitre sur les Régiment et Division. La Red Hand (main rouge) étant le signe emblématique du fanion de Division.

En , le général français Mariano Goybet reçoit l'ordre de commander la Division d'infanterie française, qui a été décimée après la troisième bataille de l'Aisne.

Le , par ordre général , l'infanterie de la est reconstituée avec le d'infanterie additionné de deux régiments de la 93e division d'infanterie (États-Unis) (parce que l'American Expeditionary Force ségrégratrice ne souhaite pas que des troupes noires combattent aux côtés des blancs), à savoir le régiment d'infanterie américain ainsi que du (dont des unités de gardes nationauxLes unités de gardes nationaux qui sont le noyau du régiment sont composées des plus vieux bataillons de noirs dans le pays avec des racines qui remontent jusqu’à la guerre de Sécession. Les troupes Afro-américaines assuraient la défense du Capitole car considérées comme loyales) composés, tous deux d'Afro-américains. Cette division, aux côtés de la Armée, dans l'offensive de Champagne, malgré de lourdes pertes, rompt le front Allemand devant Monthois au cours des Combats du au .

Les trois régiments sont décorés de la croix de guerre ainsi que de nombreux soldats à titre individuel. Le , un ordre du quartier général décrète la dissolution de la Division ; les deux régiments noirs américains sont remis à la disposition de l’armée américaineChester D. Heywood, Negro Combat Troops in the World War. The story of the 371 St Infantry, Éditeur Worcester, Mass : Commonwealth Press, 1929, Mairie de Château-Thierry, base monument du US régiment

Histoire Contexte de la création d'une unité Franco-Américaine thumb|right|Attaque du d'infanterie américain durant l'offensive Meuse-ArgonneCe régiment fait partie des unités « de couleur » rattachées à des unités coloniales françaises. Il a combattu vaillamment dans l'offensive Meuse-Argonne, en étant rattaché à la française. Il a attaqué derrière un barrage d'artillerie, s'est emparé des tranchées allemandes et a repris le village de Ripont. Le 29 septembre, le régiment a pris d'assaut de puissantes positions ennemies et libéré la commune de Séchault. En dépit de lourdes pertes en vies humaines, le , appelé « Les combattants de l'enfer » par les Français et les Allemands, a continué sans relâche l'attaque à l'aube. Assailli par des mitrailleuses ennemies, ils ont chargé dans la forêt au nord-est de Séchault, contournant et écrasant les positions des mitrailleuses ennemies. L'élan du « » et l'esprit de lutte indomptable du d'infanterie ont été illustrés tout au long de la bataille. Leur initiative, leur leadership et leur bravoure ont été décorés par la Croix de guerre française remise au régiment. Ils sont à l'origine du Ragtime Ancêtre du jazz. Le Lieutenant James Reese s’était porté volontaire avec ses 99 musiciens du Clef Club de New-York. L’orchestre du jouait sur le pont de l’USS Pocahontas, lorsque le navire transportant le régiment entra dans la rade de Brest le 26 décembre 1917.. Le , les États-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne. Le président Woodrow Wilson est déterminé à peser sur l'issue du conflit et met en œuvre une politique volontariste qui va permettre de créer en dix-huit mois une armée de 4 millions de soldats.

Le , on dénombrait environ d'hommes venus des États-Unis en Europe pour aider la France et ses alliés dans les tranchées, essentiellement dans les rangs de l'United States Army effectivement opérationnels en . 59 divisions sont mises en place.

Arrivant de janvier à , les troupes de combat noires sont les dernières à atteindre la France et les seules à servir avec des armes et des uniformes sous le drapeau français.

Des recrues noires qui ont servi, 89 % sont assignées au travail, à l'approvisionnement et au service des unités. Seulement 11 % des forces militaires noires ont vu les combats tels que les Gardes nationaux et quelques unités de recruesByron Farwell, Over there New York, W, W, Norton and co, 1999, .

Deux unités de combat noires sont créées : La Division servant sous drapeau américain La Division, dont les régiments ont servi sous commandement français, comprenant principalement des régiments de gardes nationaux, à savoir, le (New York) dédié à la Division d'infanterie ; le (Illinois) dédié au régiment d'infanterie, le (recrues de Caroline du Sud), et le (Gardes Nationaux de l'Ohio, du Massachusetts, du Maryland et du District of Columbia). Les et sont rattachés en renforcement de la Division décimée dans la bataille de l'Aisne avec le régiment français en . Le général Goybet est chargé de commander cette Division connue sous le nom de Red Hand DivisionAmerican Patriots, The story of Blacks in the military from the revolution to Desert Storm, Gail Buckley Random House New York, 2001, .

, Ordre général du général Mariano Goybet ,

L'A.E.F refuse de voir des Noirs combattre au côté des Blancs. Son incorporation en tant qu'unité combattante ne va pas de soi pour la doctrine américaine : elle est prévue pour des travaux d'arrière et il faut la mobilisation de personnalités comme William Du Bois et Asa Philip Randolph pour la mener en première ligne. Les accords franco-américains prévoient le transport à travers l'océan, l'équipement avec le 75, plus performant, la mitrailleuse Chauchat, le casque, les avions, le tout produit par la France, ce qui permettait une rationalisation de l'approvisionnement. En échange le commandement français demande que les unités s'intègrent aux unités existantes, les pertes enregistrées seront ainsi compensées, de plus le commandement français n'a aucune réticence de faire combattre les troupes noires.

Célébration du 4 juillet avec les troupes Africaines-Américaines

L'infanterie de la est reconstituée avec le d'infanterie additionné de deux régiments de la 93e division d'infanterie (États-Unis), à savoir le régiment d'infanterie américain ainsi que du par ordre général 215 du . Le général Goybet, le prend note du fait qu'il s'agiit du premier , jour de l'indépendance américaine, à être célébré par sa division, maintenant franco-américaine.

Participation à l'offensive Meuse Argonne thumb|Croix de guerre 1914-1918 française obtenue par les 3 régiments et de nombreux soldats

La occupe le secteur de la forêt d'Argonne - Vauquois côte 304, jusqu'au moment où elle est appelée à participer avec la Armée à l'offensive générale en Champagne.

Le général Goybet, durant l'Offensive Meuse-Argonne, rompt le front ennemi devant Monthois, fait et s'empare d'un matériel considérable dont quinze canons, 150 mitrailleuses, vingt mortiers d'infanterie, du matériel de génie et des munitions d'artillerie, et abat trois avions. La occupe ensuite les Vosges devant Sainte Marie les Mines. Il reçoit alors la au nom du Président des États-Unis, une nouvelle citation du général Gouraud. thumb|right| Offensive Meuse-Argonne. La Red Hand Division casse le front devant Monthois Le général Goybet reçoit la citation suivante : .

Ordre général () :

thumb|right| Mariano Goybet commandant la d'infanterie française, dite « », « division Main Rouge, comprenant le R.I. (Français) et les et RI des États-Unis provenant de la Division américaine 157th Division État-major Ordre général :

Les combats des régiments Africains américains de la 157 Red Hand Division

Dans ses neuf premiers jours de combats dans le secteur de Meuse-Argonne, le 372e régiment d'infanterie (États-Unis) peut être crédité d'avoir progressé de dans une défense très organisée. Dans le processus, il a fait prisonniers 600 Allemands, capturé 15 canons lourds, 20 minenwerfers et environ 150 mitrailleuses, ainsi qu'une quantité énorme de matériel d'ingénierie et de munitions d'artillerie. Le a joué un rôle clé dans l'offensive Meuse-Argonne et subi des pertes de 500 hommes tués, blessés ou gazés dans l'action. Ils se sont battus vaillamment à Verdun, Bussy Ferme (où tous les officiers de la compagnie ont été tués ou blessés, et Séchault. Il a ensuite débordé les lignes et a participé à l’offensive en ChampagneEbony doughboys 93rd Infantry Division.

Le régiment d'infanterie américain dans l'offensive Meuse-Argonne a pris la cote 188, Bussy Ferme, Ardeuil-et-Montfauxelles et Trières Ferme près de Monthois. Le régiment a capturé de nombreux prisonniers allemands, 47 mitrailleuses, 8 engins de tranchées, 3 pièces de campagne de , un dépôt de munitions, de nombreux wagons et des quantités énormes de matériel. Il a abattu trois avions allemands au fusil et à la mitrailleuse lors de l'avance. Pendant les combats entre le et le , les pertes, pour la plupart dans les trois premiers jours, ont été de sur effectivement engagés. Le caporal Freddie Stowers s'est particulièrement distingué à l’assaut de la cote 188 près de Bussy fermeMairie de Château-Thierry, base monument du US régiment, Dossier monument du régiment US.

Dissolution Le , un ordre du quartier général décrète la dissolution de la Division ; les deux régiments noirs américains sont remis à la disposition de l'armée américaineLouis Chaduc, Histoire du régiment d'infanterie, Impression 1914-1918, libr. F, Montbarbon (Belley), 1921, .

Chronologie 150px|thumb|right|Drapeau de la d'infanterie Française, dite « », « division Main Rouge » commandée de mai à par le général Mariano GoybetLe 28 septembre, le général Mariano Goybet commandant la 157 division d'infanterie Française, a lancé ses troupes dans l'offensive Meuse-Argonne. Il a rompu le front devant Monthois. Un seul régiment était Français, le 333. Deux de ses régiments (les 371 et 372 régiments d'infanterie américains) étaient composés d'Afro-Américains. Dans ses neuf premiers jours de combats dans le secteur de Meuse-Argonne, le 372 régiment peut être crédité d'avoir progressé de dans une défense très organisée. Dans le processus, il a fait prisonniers 600 Allemands, capturé 15 canons lourds, 20 minenwerfers et environ 150 mitrailleuses, ainsi qu'une quantité énorme de matériel d'ingénierie et de munitions d'artillerie. Le 372 a joué un rôle clé dans l'offensive Meuse-Argonne et subi des pertes de 500 hommes tués, blessés ou gazés dans l'action. Ils se sont battus vaillamment à Verdun, Bussy Ferme (où tous les officiers de la compagnie ont été tués ou blessés, et Séchault. Il a ensuite débordé les lignes et a participé à l’offensive en Champagne. Le 371 dans l'offensive Meuse-Argonne a pris la cote 188, Bussy Ferme, Ardeuil-et-Montfauxelles et Trières Ferme près de Monthois. Le régiment a capturé de nombreux prisonniers allemands, 47 mitrailleuses, 8 engins de tranchées, 3 pièces de campagne de , un dépôt de munitions, de nombreux wagons et des quantités énormes de matériel. Il a abattu trois avions allemands au fusil et à la mitrailleuse lors de l'avance. Pendant les combats entre le 28 septembre et le 6 octobre 1918, les pertes, pour la plupart dans les trois premiers jours, ont été de sur effectivement engagés. Le caporal Freddie Stowers s'est particulièrement distingué à l’assaut de la cote 188 près de Bussy ferme..

– : constitution au camp de la Valbonne ; séjour et instruction. À partir du , transport par V.F. dans la région de Liancourt ; repos, instruction. À partir du , transport par V.F. dans la région Châlons-sur-Marne, Saint-Hilaire-au-Temple. – : mouvement vers Saint-Hilaire-le-Grand. 8 - : engagée par éléments dans la Bataille de Champagne : attaques françaises au nord de la ferme des Wacques. À partir du , tenue prête à intervenir, vers la ferme des Wacques.