La rue de Bretagne est une rue du de Paris.

Situation et accès Elle longe le square du Temple puis la mairie du arrondissement, désormais mairie de l'arrondissement Paris Centre ; c'est une voie très commerçante. Le marché des Enfants-Rouges possède deux entrées sur la rue.

Vers l'ouest, la rue de Bretagne est prolongée par la rue Réaumur.

Ce site est desservi par la ligne 8 aux stations de métro Saint-Sébastien - Froissart et Filles du Calvaire ainsi que par la ligne 3 à la station Temple.

Origine du nom Henri IV avait formé le projet de faire bâtir dans le quartier du Marais une grand place qui serait nommée « place de France », sur laquelle devaient aboutir plusieurs rues portant chacune le nom d'une province. C'est ainsi que cette rue porte le nom de la province de Bretagne.

Historique Elle est citée sous le nom de « rue de Bretaigne » dans un manuscrit de 1636.

La rue consiste en deux parties qui sont réunies par une décision ministérielle du : la première de la rue de Turenne à la rue de Beauce, percée pour le projet d'Henri IV, devait être bordée de maisons à l'architecture uniforme (liée à celle de la place). Cette partie s'est toujours appelée « rue de Bretagne », sauf pour une section entre la rue de Beauce et la rue Charlot (environ ) qui porta aussi le nom de « rue de Bourgogne » ; la seconde s'appelait à l'origine « rue de la Corderie-du-Temple » ou « rue Cordière » et longeait les murs du Temple. Elle est indiquée sur un plan de 1530.

Elle est citée sous le nom de « rue de la Corderie » dans un manuscrit de 1636. Elle fut également appelée « rue de la Corderie-au-Marais ». À ne pas confondre avec l'actuelle rue de la Corderie.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire En 1833, dans le roman Ferragus, Honoré de Balzac indique qu'Ida Gruget habite au de la rue de la Corderie-du-TempleHonoré de Balzac, Ferragus, tome V de La Comédie humaine, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1977.. Plaque en souvenir de la détention de Juifs lors de la rafle du Vél' d'Hiv des 16 (et 17) . : au-dessus des fenêtres du premier étage, les bas-reliefs représentent les cinq sens : l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue et le goût.. : anciennement, boutique de la marque de maroquinerie Offenthal. : immeuble industriel construit, en 1919, par Hector Guimard. : marché des Enfants-Rouges. En 1910, au se trouve la Maison commune du . C'est là que, le , Lénine, qui vit à Paris, assiste à une « goguette révolutionnaire », réunion chantante de la goguette de la Muse rougeLe , Lénine écrit à sa sœur Maria : Lettre citée par Robert Brécy, dans son Florilège de la chanson révolutionnaire. De 1789 au Front populaire, Éditions Ouvrières, Paris, 1990, . Les passages en italique sont en français dans le texte original de la lettre écrite en russe. Cette réunion est également rapportée sur la base de données Paris révolutionnaire par arrondissements..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Rue dans le 3e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de Paris se référant à une ville ou une région française