Henri Jibrayel est un homme politique français, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône).
En 2018 et 2021, il est condamné pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts. Ses peines sont aggravées en appel. En 2025, il est condamné pour violences volontaires.
Biographie
Enfance Le père d’Henri Jibrayel, assyro-chaldéen rescapé du massacre des Assyriens et réfugié avec ses parents dans un bidonville à Beyrouth, épouse en 1938 une maronite de Bkassine (près de Jezzine), avant de s'engager dans les Forces françaises libres après l'appel du 18 Juin. À l’issue de la guerre, la famille est naturalisée française, et habite d'abord dans un bidonville près de Marseille. Puis le père est envoyé à Madagascar jusqu'en 1950, avant de partir en Indochine durant la guerre. Henri Jibrayel naît en 1951. Dans les années 1960, il quitte l'école et devient manœuvre-grutier, puis est engagé comme employé aux Postes, télégraphes et téléphones (PTT).
Engagement politique Ancien syndicaliste aux PTT (chez Force ouvrière) puis secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats autonomes des PTT, il s'engage ensuite en politique et est élu conseiller général du canton de Marseille-Verduron en 2001, réélu en 2008 et délégué aux sports à partir de .
Au Parti socialiste, il est secrétaire de la section du arrondissement de Marseille, membre du secrétariat fédéral, délégué aux relations extérieures, membre du Conseil National du Parti.
Election à l'Assemblée nationale Il est élu député de la circonscription des Bouches-du-Rhône le avec 57,41 % des suffrages (25,85 % au premier tour). En 2008, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, le nomme vice-président chargé des transports.
Le , Henri Jibrayel est nommé par le conseil national du PS pour être candidat dans la circonscription des Bouches-du-Rhône (, et arrondissements de Marseille).
En , il est élu député de la des Bouches-du-Rhône. Le à l'Assemblée nationale, il est élu vice-président de la commission des Affaires économiques, puis le nommé vice-président du groupe socialiste.
Candidature à la mairie de Marseille Après avoir laissé planer le doute sur ses intentions, Henri Jibrayel se déclare candidat à la mairie de Marseille le en vue des élections municipales de 2014. Il participe à la primaire PS, affrontant notamment Samia Ghali, Eugène Caselli, Marie-Arlette Carlotti, Christophe Masse et Patrick Mennucci ; il est éliminé au premier tour, au profit de Samia Ghali et Patrick Mennucci, se ralliant à ce dernier . .
Affaires judiciaires
Mini-croisières
Le , il est mis en examen pour abus de confiance et prise illégale d'intérêts. Le juge d'instruction souhaitant connaitre les conditions de paiement de quatre mini-croisières organisées par Henri Jibrayel . Le , il est renvoyé devant le tribunal correctionnel, pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts. .
En , reconnu coupable d’abus de confiance et de prise illégale d’intérêts, il est condamné à trente mois de prison (dont dix ferme à purger à son domicile sous surveillance électronique), cinq ans de privation de ses droits civiques et civils (dont l’inéligibilité) et trente mille euros d'amendes..
Utilisation illégale de son indemnité de député
En , il est jugé pour avoir utilisé son IRFM pour jouer au casino et rembourser le crédit d'un véhicule à usage privé. Henri Jibrayel assure que l'argent dépensé au casino était le sien. Le , il est condamné à cinq ans de privation de droits civiques, un an de prison dont six mois ferme, dix mille euros d'amende, ainsi qu'au remboursement de à l'Assemblée nationale..
En , les deux condamnations sont aggravées en appel. Dans l'affaire d'abus de confiance et de prise illégale d’intérêts, il est condamné à trois ans de prison dont 15 mois ferme pour avoir organisé des croisières pour seniors à des fins électorales. Dans la seconde affaire, la condamnation est de deux ans de prison dont neuf mois ferme. Deux amendes d'un total de euros sont aussi prononcées. Les parties fermes des condamnations doivent être purgées à domicile avec bracelet électronique. Henri Jibrayel a annoncé se pourvoir en cassation.
Violence volontaire en réunion
Le , Henri Jibrayel et son fils Sébastien Jibrayel, adjoint au maire de Marseille en charge du sport, sont placés en garde à vue, pour violences volontaires en réunion à l'encontre de deux jeunes militants de la France Insoumise; ils sont jugés en par le tribunal judiciaire de Marseille pour des faits de violence en réunion ayant entraîné une incapacité temporaire de travail n’excédant pas huit jours. Le , il est condamné dans cette affaire à six mois de prison avec sursis.
Notes et références
Liens externes
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