La rue de l'Abbé-de-L'Épée est une voie publique du quartier du Val-de-Grâce dans le arrondissement de Paris.

Situation et accès Orientée globalement est-ouest, la rue de l'Abbé-de-L'Épée débute 48, rue Gay-Lussac, croise la rue Saint-Jacques et débouche au niveau du 1, rue Henri-Barbusse sur la place Louis-Marin.

Elle est desservie à proximité par la gare du Luxembourg de la ligne B du RER.

Origine du nom Le nom attribué à cette voie en 1846 honore la mémoire de l'abbé Charles-Michel de L'Épée (1712-1789), fondateur de l'Institut national de jeunes sourds de Paris, celui-ci étant mitoyen de la rue.

Historique La rue de l'Abbé-de-L'Épée est constituée de deux parties. La première partie est ouverte en 1567 entre la rue Saint-Jacques et la rue d'Enfer (partie absorbée par le boulevard Saint-Michel dans les années 1860-1870). Elle est dénommée « ruelle Saint-Jacques-du-Haut-Pas », puis « ruelle du Cimetière-Saint-Jacques », en référence à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas et du séminaire de Saint-Magloire, et est fermée la nuit. Elle prend ensuite le nom de « rue des Deux-Églises » car elle se trouvait entre l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas et l'église Saint-MagloireFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, .Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), Paris, plan , îlot , échelle 1/714, cote F/31/96/05 ; îlot , échelle 1/416, cote F/31/96/07.. En 1846, elle est renommée « rue de l'Abbé-de-L'ÉpéeOrdonnance du 4 novembre 1846 . ».

vignette|gauche|redresse|Vue de la rue et l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas en 1899, Eugène Atget.

En 1866 est déclaré d'utilité publique le percement d'une rue dans l'axe de la rue de l'Abbé-de-L'Épée entre le la rue de boulevard Saint-Michel et la rue de l'Ouest (actuelle rue d'Assas)Décret du 14 août 1866 . ; en 1873, cette nouvelle voie est incorporée à la rue de l'Abbé-de-L'ÉpéeArrêté du 10 novembre 1873 ., mais cette section est en 1885 renommée « rue Auguste-ComteDécret du 3 décembre 1885 . ».

Le percement de la seconde partie, entre la rue Saint-Jacques et la rue Gay-Lussac, est déclaré d'utilité publique en 1880Décret du 29 novembre 1880 .. Un projet de prolongement de la fin du de la rue de l'Abbé-de-l'Épée de la rue Gay-Lussac à la rue Censier ne fut que partiellement réalisé : rue Érasme, rue Pierre-Brossolette, rue Jean-Calvin et rue de Mirbel.

En 1867, le carrefour de la rue de l'Abbé-de-l'Épée avec la rue Henri-Barbusse et le côté impair du boulevard Saint-Michel est renommé « place Louis-Marin ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Dans cette rue furent trouvés en 1986 lors de fouilles deux dépôts monétaires du Dominique Hollard et Michel Amandry, « Les trésors monétaires de la rue de l'Abbé-de-L'Épée », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1993, , , 3 planches.. 3 : demeure du poète autrichien Rainer Maria Rilke en octobre 1902Cher Maître. Lettres à Auguste Rodin 1902-1903, Éditions Alternatives, , « Paris, le (27 octobre 1902) ». ; immeuble de 1870 (architecte A. Froger Pss : https://www.pss-archi.eu/architecte/25223 ). 12 : anciennement Maison des examens... Le bâtiment d'origine a disparu pour laisser place à une voie privée. À l'entrée, une plaque commémorative rappelle que durant la Libération de Paris, en , le « colonel Fabien » y a son quartier général. Angle de la place Louis-Marin et 103, boulevard Saint-Michel : les Éditions Armand Colin en 1870Bérénice Bouvier, « Pour l'histoire de l'architecture des librairies : le Quartier latin de 1793 à 1914 », Histoire et architecture, année 2001, , , .. Dans les caves de cet immeuble furent retrouvées en 1975 des peintures gallo-romaines qui firent l'objet de restauration et de conservationPatric Blanc, « Les peintures murales gallo-romaines du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée, notre technique de conservation et la restauration des fragments… », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1994, , .. Ces fragments appartiennent à trois décors distincts fin , début de notre ère, comporte une représentation de dextrarum iunctioHélène Eristov et Solange de Vaugiraud, « La cave gallo-romaine du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée… les décors muraux », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1997, , , 41 fig., 6 pl. coul. hors texte.Hélène Eristov et Solange de Vaugiraud, « Les peintures murales gallo-romaines du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée, cave I », Cahiers de la Rotonde , Paris, 1994, , , 45 fig., 15 planches dont 14 en coul.. Un panneau à caissons fut restauré et reconstituéFrançoise Joseph, « La cave gallo-romaine du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée. Remontage des enduits peints », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1997, , , 7 fig., 1 pl. coul. avec son décor de colonnes, guirlandes, feuillages et bandesHélène Eristov, « Les enduits peints d'époque gallo-romaine découverts rue de l'Abbé-de-L'Épée », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1978, , , 13 fig. dont 1 en coul. hors texte.. Philippe Marquis nous apprend que : À l'angle du 254 de la rue Saint-Jacques et place Louis-Marin (accès condamné) : l'Institut national des jeunes sourds. Jean d'Ormesson, dans son ouvrage autobiographique Je dirai malgré tout que cette vie fut belle publié le 1er aux éditions Gallimard rappelle que c'est là qu'on faisait passer les examens d'hypokhâgne et de khâgne lorsqu'il était au Lycée Henri IV, pour rentrer à l'école Normale Supérieure.

À l'angle du 252, rue Saint-Jacques : l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas. À l'arrière de l'église, dans la rue de l'Abbé-de-L'Épée, une plaque est apposée pour rappeler que le colonel Rol-Tanguy a tenu son PC de commandement non loin, lors de la libération de Paris. Helmut Newton et sa femme June y ont habité de 1977 à 1981« Biographie », www.helmut-newton.com..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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