Schwieberdingen est une commune allemande d'environ de l'arrondissement de Ludwigsbourg à environ de la ville de Ludwigsbourg et de la capitale du Bade-Wurtemberg, Stuttgart.

Fondée au , Schwieberdingen est mentionnée pour la première fois sur un document de 1304. Pendant longtemps ce fut un village agricole situé sur le tracé d'une route militaire et commerciale conduisant de la Flandre à la mer Noire. Sur l'ancien tracé passe aujourd'hui la Bundesstraße 10.

Après la Seconde Guerre mondiale, la ville a changé fondamentalement ; avec l'établissement de grandes entreprises, telle Bosch ou Knorr-Bremse, une municipalité industrielle moderne s'est développée.

Géographie Situation géographique Schwieberdingen se trouve dans le centre de Bade-Wurtemberg, à environ 10 km de sa capitale Stuttgart, elle fait partie du district Ludwigsbourg et se trouve à environ au sud-ouest de la ville de Ludwigsbourg. La ville est traversée par la petite rivière Glems, qui est non navigable.

Du point de vue géologique la base rocheuse est calcaire du Trias avec du lœss.

Le paysage autour de Schwieberdingen montre une grande diversité de sols, des collines, des vallées et des prés qui sont périodiquement inondés, dans la vallée de la Glems.

La surface de la commune se compose pour 35 % de zones construites, pour environ 62 % de surfaces agricoles, le reste étant de la forêt et des nappes d'eau.

Le point le plus élevé se trouve sur le lieu dit "Katharinenlinde", à , le plus bas à la limite de la commune dans la vallée inférieure de la Glems à .

Municipalités voisines Les villes et municipalités suivantes sont limitrophes de Schwieberdingen. En commençant au nord, dans le sens des aiguilles d'une montre : Markgröningen, Möglingen, Korntal-Münchingen, Hemmingen et Eberdingen.

Climat Schwieberdingen a un climat doux grâce à sa situation dans le bassin sud-ouest du Neckar, car protégée par la Forêt-Noire à l'ouest, au sud par la moyenne montagne de Souabe la « Schwäbische Alb », le Schurwald à l'est et le Heuchelberggebiet au nord-ouest. Ceci fait de la région de Stuttgart un des secteurs les plus chauds de l'Allemagne : le mois le plus chaud est juillet avec une température mensuelle moyenne de 18,8 degrés Celsius, tandis que janvier est le mois le plus froid avec en moyenne 1,3 degré Celsius. À côté des températures douces, la longue durée d'ensoleillement, les faibles précipitations et des faibles vitesses du vent sont caractéristiques avec de grandes périodes de calmes, sans vent. Les précipitations annuelles moyennes dans Schwieberdingen s'élèvent à , comme partout en Allemagne du Sud les précipitations les plus élevées sont en été, juin et août. Le peu de précipitations dans la région a eu pour conséquence qu'un approvisionnement en eau depuis une autre région a été nécessaire dès 1954, depuis le lac de Constance.

Histoire Préhistoire On trouve les premières traces d'un peuplement à Schwieberdingen au Néolithique. Le sol extrêmement fertile et le gué sur la Glems ont amené un peuplement dès 5000 On a retrouvé deux villages, le plus ancien date de 4200 à 4000 On y a trouvé un tombeau avec le squelette d'une jeune femme, surnommé Mathilde, qui a vécu vers 4000 Le deuxième village date de la culture de Michelsberg, environ 700 à plus récent que le premier.

Vers l'an 85 les Romains ont conquis le pays des Celtes et ont laissé des traces, entre autres la construction d'une route et le gué de la Glems. Cette voie romaine a représenté longtemps la route la plus importante du pays et l'axe principal entre le Rhin et le Danube. Elle a été utilisée par l'empereur romain Hadrien et ses légions entre les années 117 et 138. Près d'elle, diverses découvertes archéologiques montrent des traces du peuplement romain au cours des premiers siècles de notre ère.

Les époques alamanes et franques Les Alamans ont conquis le territoire romain jusqu'au Rhin vers 260, et le nom Suidbert-ingen est dû au chef alamanique Suidbert. Après la victoire des Francs sur les Alamans vers 500, le territoire de Schwieberdingen s'est trouvé à la frontière entre les Alamans dans le sud-est et les Francs dans le nord-ouest. Avec le christianisme elle redevient une limite entre l'évêché franc de Spire et l'évêché alamanique de Constance. La situation de Schwieberdingen, ainsi que l'importance du gué pour cette voie de communication entre la Flandre, la Mer Noire et l'Italie laissent à supposer que le village a été fondé pour protéger le gué.

Différentes fouilles archéologiques sur le territoire de Schwieberdingen montrent que plusieurs villages alémaniques ont existé. Ces villages abandonnés ont été étudiés en 2005.

Première mention écrite La première mention écrite date de 1304. Au Moyen Âge les comtes de Wurtemberg ont développé leur pouvoir dans la région. Ainsi, un document mentionne que le comte Bürgin a fait une vente au comte Eberhard l'Illustre de Wurttemberg, le 18 octobre 1321. À côté des comtes des Württemberg on trouve les messieurs de Nippenburg pour la première fois dans un document de 1160.

Déclin : et Le et marque un déclin pour la ville, éprouvée par des guerres et des maladies. Pas moins de trois épidémies de peste se sont ainsi propagées rien qu'en août 1584, 88 personnes en sont mortes. Zone de passage des commerçants en temps de paix, elle devient une zone de passage pour les armées en temps de guerre, ce qui entraîne la misère.

Durant la guerre de Trente Ans, Schwieberdingen a été frappée par les pillages. Ainsi, aucune inscription dans le registre d'église n'a été trouvée durant neuf ans et d'après une inscription dans la sacristie, l'endroit a été laissé à l'abandon. Entre 1688 et 1707 les troupes françaises ont causé à leur tour dévastations et dommages économiques. En 1707, quand de nouveau les Français réussissent à traverser le Rhin, sous le commandement du général Villars, les troupes françaises s'établissent le 4 juin 1707 dans Schwieberdingen. Après deux jours, le gouvernement de Wurtemberg rachète la zone contre une somme d'un million de florins.

Ensuite les combats continuent et la mort de l'agent autrichien Heinrich von Parzer témoigne des luttes entre troupes autrichiennes et françaises. L'arrière-garde autrichienne devait probablement assurer la route et les traversées de la Glems.

L'action combinée des guerres, des famines et du chômage ont appauvri le pays, aussi bien économiquement que démographiquement, et ont eu pour conséquence l'émigration de beaucoup d'habitants vers la Pologne, la Hongrie et l'Amérique.

De l'Empire à la Seconde Guerre mondiale C'est le siècle du progrès technique : en 1878, construction de la canalisation d'eau puis du télégraphe et de la poste. À la fin du siècle, la rue principale a été pavée, et en 1906, équipée de lumière électrique à la place des lampes à pétrole utilisées auparavant. La même année, Schwieberdingen est reliée au chemin de fer.

La population civile a souffert de la Première Guerre mondiale de 1914-1918, de nombreux soldats ne sont pas rentrés à Schwieberdingen. Le paiement des réparations de guerre a provoqué l'inflation, et la crise économique mondiale de 1929 a conduit à un chômage croissant.

Malgré la prise de pouvoir du Parti National-Socialiste, en 1933 le maire Eugen Herrmann est resté en place. Des organisations du mouvement ouvrier, comme l'association de sport des travailleurs de Schwieberdingen, ont été interdites.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale de 1939-1945 un nombre considérable de citoyens de Schwieberdingen ont perdu la vie. Malgré de nombreuses attaques aériennes vers la fin de la guerre, la ville elle-même n'a subi que de faibles dommages. Seul le pont sur la Glems, construit en 1928, a été dynamité au cours des derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale par la Wehrmacht. Le les Français occupent la ville et avancent en direction de Ludwigsbourg et Stuttgart.

Histoire récente Après la fin de la guerre, de nombreux réfugiés sont arrivés, des entreprises se sont implantées assurant l'essor économique. Implantée depuis 1963, l'entreprise Bosch domine le paysage économique de la ville. Le nombre d'habitants a augmenté rapidement, de sorte que les zones résidentielles s'approchent lentement des limites de la commune. En 2004, le seuil de a été dépassé. Aujourd'hui, la commune a environ .

Religion La Réforme a été introduite, comme dans tout le Württemberg à partir de 1534.

Après la Deuxième Guerre mondiale, des réfugiés des secteurs de l'est, souvent catholiques sont arrivés. En 1945, seulement 2 % des habitants avaient reçu le baptême catholique, actuellement ils sont environ 17 %. Ils acceptaient d'abord de célébrer la messe dans l'église protestante Saint George, avant que le 4 avril 1964 l'église catholique St. Pierre et Paul fut consacrée.

À côté des deux grandes églises il y a aussi une église néo-apostolique à Schwieberdingen.

Quartiers Le Hardthof se trouve dans le nord-ouest de Schwieberding. Sa fondation date des années 1760. Le Schönbühlhof limitrophe a été fondé en 1793 par un agriculteur originaire de Heimerdingen (qui aujourd'hui fait partie de Ditzingen. Une particularité de ces quartiers, est leur administration commune, car ces hameaux de seulement sont adjacents aux communes de Schwieberdingen et de Markgröningen, la limite passant parfois à l'intérieur même des maisons.

Jusqu'en 1991 tout habitant majeur de ces hameaux choisissait tous les huit ans un « avocat » pour représenter les intérêts de leurs hameaux face à ces deux municipalités. Les avocats en fonction écrivaient dans le livre de protocole, existant depuis 1797, les décisions, les conventions et les problèmes. Dans l'ancienne loi sur l'organisation communale, les avocats ont en outre eu un statut de droit communal. Ils devaient tenir des réunions et étaient représentés dans le conseil municipal.

Il n'y a officiellement plus d'avocats dans la loi sur l'organisation communale mais la fonction est encore été maintenue malgré l'absence de base juridique.

Démographie + Évolution de la population Année Habitants 1550 480 1634 165 1657 29 1661 252 1763 633 1820 1 265 1835 1 335 1845 1 383 1860 1 577 1866 1 381 1877 1 361 1889 1 416 Année Habitants 1900 1 367 | 1912 1 281 1930 2 480 1935 1 480 1946 1 650 1950 2 184 1955 2 571 1960 3 382 1970 6 065 1985 9 300 1995 9 413 2005 10 773 2006 11 008

Jusqu'au début du , Schwieberdingen n'était qu'un tout petit village. Du jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale la population a augmenté lentement jusqu'à environ . Puis, avec l'installation de grandes entreprises, la population a augmenté très rapidement pour atteindre les en 2006.

Politique Conseil municipal Le conseil municipal en tant qu'instance supérieure de la municipalité comporte 18 sièges. Les membres du conseil municipal sont choisis tous les cinq ans par les citoyens ayant droit de vote. Les dernières élections municipales le ont montré dans ce cas : FWV (Freie Wähler - sans appartenance à un parti) 38,0 %, CDU 27,6 %, SPD 22,7 %, FDP 11,7 %. La répartition des sièges suivante ressort : FWV = , CDU = 5, SPD = 4, FDP = 2.

Le conseil municipal est dirigé par le maire désigné directement par les citoyens tous les huit ans.

Maires depuis 1875 en 1875 jusqu'en 1892 : Konrad Völlm (Écoutète) en 1893 jusqu'en 1915 : Karl Zoller (maire) en 1919 jusqu'en 1941 : Eugen Herrmann (maire) en 1941 jusqu'en 1945 : Essence Surber (maire provisoire) en 1945 jusqu'en 1948 : Friedrich Rothacker (maire provisoire) en 1948 jusqu'en 1981 : Hermann Butzer (maire) en 1981 jusqu'en 2014 : Gerd Spiegel (maire) depuis 2014 : Nico Lauxmann (maire)

Blason et drapeau Dans la description officielle de 1859, on peut lire : Le blason de la commune se compose de deux croissants de lunes se tournant le dos, entre lesquelles se trouve une étoile.