Barcelo ()La syllabe « ce » se prononce comme dans la prononciation francophone de Barcelone ou Barcelonnette, et non comme dans la prononciation hispanophone de Barcelona. Reportage français sur « François Barcelo » est un patronyme médiéval originaire de la seigneurie de Montpellier selon le Nobiliaire Majorquin (1850) de l'érudit espagnol Joaquín María Bover de Rosselló, Nobiliario mallorquín: dedicado á la reina nuestra señora, collection Libros legendarios de oriente y de occidente, J.J. de Olañeta, 1983, pages 46 & 47; origines reprises ou confirmées par plusieurs autres historiens et généalogistesDans le Tome 14, page 18 de leur ouvrage Enciclopedia Hispanoamericana de Heráldica, Genealogía y Onomástica Library of Congress Call Number: CR2142.G3 - les frères généalogistes Arturo & Alberto García-Carraffa affirment que le patronyme « Barceló » est originaire de France, avec foyer à Montpellier, qui s'établit en Catalogne et aux Baléares.. Montpelliéret et Montpellier (royaume de Majorque) sont rattachés au royaume de France respectivement en 1293 et 1349 (voir Histoire de Montpellier). Ce patronyme s'est diffusé essentiellement dans les territoires de la couronne d'AragonHeraldica y Genealogia, 37, Diccionario de appellidos (en particulier les Îles Baléares où il est introduit vers 1232)Carlos Domínguez Regueira de Gabinete Heráldico, ainsi qu'en France et dans ses colonies d'Amérique du Nord (Nouvelle-France)« Barcelo » dans le recensement de 1861 du Comté de Laprairie, registre de la paroisse de Saint-Constant à Laprairie (recherches de Kelly Townshend, partie 3, film C1289 lds0517387) puis d'Afrique du Nord (Algérie), et également en Espagne et dans ses colonies d'Amérique latine (y compris Nouvelle-Espagne et Caraïbes) et d'Asie du Sud-Est (Philippines)Voir les résultats de la recherche « Barcelo » dans la base de données des Mormons, FamilySearch.org.

Il existe de nombreuses variantes homophoniques de ce patronyme en français, telles Barselo, Barcello ou Barceleau, et son équivalent dans d'autres langues peut être par exemple : Barceló en catalan et en espagnol (castillan); à noter que l'accent tonique du « ó » n'est pas toujours présent et qu'il disparaît souvent dans ces deux langues sitôt que le nom est écrit en capitale. En vieux béarnais (gascon) : Barsalo et Barsalou, la voyelle « o » se prononce « ou »Grammaire béarnaise, suivie d'un vocabulaire français-béarnais, Vastin Lespy, Pau, 1858, page 67, « oü se prononce comme o ou ». En anglais Barcelow et Barsalow qui sont des variantes américaine et canadienneVoir les résultats de la recherche « Barcelo » dans les recensements États-Unis 1880 et Canada 1881 sur la base de données des Mormons, FamilySearch.org basées sur la prononciation anglophone du « o » final (« ow »).

Occurrence Aujourd'hui, Barcelo se classe au des noms de famille françaisStatistiques du fichier patronymique de l'Insee via le site 123genealogie.com. Et près de 5 800Chiffre arrondi. personnes portent aujourd'hui ce patronyme, sans compter les variantesStatistiques du fichier patronymique de l'Insee via le site genealogie.com. Note : à propos du fichier Insee - Source du fichier patronymique : ce site a été élaboré à partir du fichier des communes de naissance réalisé par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee). - Le relevé des informations : créé à partir des données envoyées à l'Insee par les mairies, le fichier patronymique comptabilise pour chaque commune le nombre de naissances par patronyme. En effet, cet institut collecte et informatise depuis 1970 les noms, prénoms, dates et lieux de naissance des personnes nées depuis 1945 et de celles nées avant 1945 et encore vivantes en 1970..

Étymologie thumb|Étymologie et définition de « Barselo » & « Barcelo » dans le Dictionnaire étymologique de patois lyonnais (1887) de Clair Tisseur. L'étymologie et la signification de « barcelo » (qui est une variante de « barselo »Puisqu'en page 35 du dictionnaire de Clair Tisseur (référence complète donnée dans l'article), « Barcelo » renvoie à la définition de « Barselo » se trouvant en page 39.) sont données par Clair Tisseur dans son Dictionnaire étymologique de patois lyonnais publié à Lyon en 1887Clair Tisseur, Dictionnaire étymologique de patois lyonnais, H. Georg, Lyon, 1887, pages 35 & 39:

Le terme « barcelo » est employé selon cette définition, par exemple, dans le poème dauphinois en dix chants écrit en dialecte de Saint-Maurice-l'Exil, Isère (Lou Riou Pouétsicou - Fragman doù siziémou chant.) par M. Maurice Rivière de l'Académie Delphinale et publié à Grenoble en 1842: « Mai que lou Lac suet clior barcelo per lou vent s'ajuete avé fureur. » (en français : « mais que le lac est clair secoué par le vent s'agitant avec fureur »)Académie delphinale, Bulletin de l'Académie delphinale, Lou Riou Pouétsicou - Fragman doù siziémou chant., M. Maurice Rivière, Grenoble, 1842, page 489.

Au Moyen Âge une catégorie de noms de famille est dérivée de toponymes (le contraire existe aussi), le lieu d'habitat ou lieu d'origine d'un migrant désigne celui-ci, de là, la mise en relation de « Barcelo » avec la cité catalane de Barcelone (Barcelona) semble vraisemblable, d'autant plus qu'il existe le titre nobiliaire « Conde de Barceló »Catalogo de la Coleccion Pellicer, Antes Denominada Grandezas de Espana Tomo Iv, Real Academia de la Historia, page 111 dont l'intitulé complet en français est « comte de Provence de la maison de Barcelone »Tableaux généalogiques des souverains de la France et de ses grands feudataires, Par Édouard Garnier, Librairie A. Franck, A.L. Herold, successeur, 1863, page L1; ne pas confondre avec « Conde de Barcelos » qui désigne le comte de Barcelos.

thumb|Définitions de « Barsalo » & « Barsalona » dans le Dictionnaire provençal-français ou Dictionnaire de la langue d'oc ancienne et moderne (1846) de Simon-Jude Honnorat. Dans son Dictionnaire provençal-français ou Dictionnaire de la langue d'oc, ancienne et moderne (1846), Simon-Jude Honnorat définit « barsalo » comme un substantif d'un vieux langage antérieur au désignant un « Barcelonnais, qui est de Barcelonne », soit un gentilé. Cette définition est suivie dans le même ouvrage par celle de « Barsalona » qui est un toponyme désignant « Barcelonne en ancien béarnais »S.J. Honnorat, Dictionnaire provençal-français ou Dictionnaire de la langue d'oc, ancienne et moderne, suivi d'un vocabulaire français-provençal, Repos, 1846, page 241 & Vl dans « Abréviations principales ».. « Barcelonnais » est le gentilé des habitants de Barcelonne-du-Gers, ancienne ville du Béarn nommée « Barselone » dans le Dictionnaire géographique universel (1701) de Charles Maty et Michel-Antoine BaudrandDictionnaire geographique universel, Charles Maty, Michel-Antoine Baudrand, 1701, page 150.

Il existe plusieurs toponymes paronymiques liés à Barcelo, toponymes dont l'orthographe a évolué durant les siècles. L'édition 1711 du Grand Dictionnaire Historique de Louis Moréri apporte un éclairage sur une autre Barcelone (aujourd'hui Barcelonnette), celle-là provençale et dont la date de fondation correspond au recensement du premier Barceló connu des généalogistes espagnols (Pedro Barceló / Pierre Bar): « Barcelone ou Barcelonette - Barcilona & villa Barcilone - ville & vallée autrefois de Provence, et aujourd'hui dans les États de Savoie, fut bâtie en 1232, du temps de Raymond-Béranger V, de ce nom, Comte de Provence, qui lui fit donner le nom de Barcelone, en mémoire de cette ville de Catalogne, d'où ses aïeux étaient venus en ProvenceLe grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, Vol.2 édition, Louis Moréri, chez Brunel, 1711, page 68 ». À noter également, que Barcelonnette est surnommée « Barcelo » par ses habitants et commerçantsCe surnom est utilisé pour le Stage de vol à voile à Barcelonnette: Barcelo 2010, vidéo de Sylvain Trousselle de l'association Centre de Vol à Voile de Fontainebleau et de sa Région (CVVFR).Ce surnom est aussi utilisé comme marque entre autres par le commerce de restauration rapide « Le Barcelo Burger » situé rue St. Dominique à Barcelonnette et également par l'entreprise de nettoyage « Barcelo'Net », SARL locale., au il existe ainsi le « Barcelo Football Club » (BFC), association sportive localeB.F.C (Barcelo Football Club), 20 Dig Gravette, 04400 Barcelonnette; l'abréviation « Barcelo. » est aussi employée de manière plus formelle, par exemple, dans les Annales de Haute Provence (1948)Annales de Haute Provence, Volumes 27-28, Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, Digne, 1938, pages 17, 21 & 38. Selon la définition de la quatorzième édition du Nouveau Vocabulaire Français (1827), dictionnaire de Noël-François De Wailly et Étienne-Augustin De Wailly, le terme « barcelonnette » (substantif féminin, barcelonète) désigne « une sorte de berceau d'enfant »Nouveau vocabulaire français, , MM. De Wailly, Rémont Libraire, Paris, 1827 page 114.

D'après le site officiel de la mairie de Barcelone (Barcelona), la ville est fondée (légendes d'Hercule et des Barcides de Carthage exceptées)Chapter 2: Colonia Julia Augusta Faventia Paterna Barcino, The name of the colony, site web officiel de la municipalité de Barcelona, dossier historique en 10 avant Jésus Christ par l'empereur romain Auguste qui nomme la colonie « Barcino » en latin. Plus précisément « Colonia Julia Augusta Faventia Paterna Barcino »Chapter 2 Colonia Julia Augusta Faventia Paterna Barcino, Romans at Mons Taber, site web officiel de la municipalité de Barcelona, dossier historique, l'inscription abrégée « Barcin » figure sur des marbres antiques retrouvés à Barcelone durant des fouilles archéologiquesInscription dédiée à Lucius Licinius Secundus, Il y avait une large colonie d'anciens esclaves affranchis par leurs maîtres à Barcino. Cette inscription sur marbre date du début du siècle de notre ère a été mise à jour dans le Palau Comtal Menor de Barcelone, est dédié à Lucius Licinius Secundus, affranchi de Lucius Licinius Sura. Musée d'Archéologie de Catalogne.. Au le nom de la ville devient Barcinona, puis au Barchinona, le toponyme définitif de Barcelona (Barcelonne puis Barcelone en français) apparait plus tardivement durant le Moyen Âge.

Variantes L'ancienneté de ce nom de famille, l'évolution des langues et la multitude des dialectes et langues régionales (l'institution du français comme langue nationale date de 1539) tout autant que sa dissémination sur les différents continents par les empires coloniaux Français et Espagnol, impliquent l'existence de nombreuses variantes, souvent homophoniques, répertoriées dans les registres paroissiaux et d'état civil.