Maurice Bourgès-Maunoury, né le à Luisant (Eure-et-Loir) et mort le à Paris Relevé des fichiers de l'Insee, est un homme d'État français, compagnon de la Libération.
Biographie Maurice Bourgès-MaunouryAutorisé à s'appeler Bourgès-Maunoury par décret du 23 avril 1927, en même temps que son frère et sa sœur. est le fils de Georges Bourgès (1887-1974), ingénieur du génie maritime, président et administrateur de sociétés, et de Geneviève Maunoury (1892-1968).
Son grand-père maternel, Maurice Maunoury (1863-1925), fut ministre sous la Troisième République, et son arrière-grand-père, Pol Maunoury (1824-1899), fut député d'Eure-et-LoirGénéalogie de Maurice Bourgès-Maunoury, publiée dans À la découverte de leurs racines de Joseph Valynseele et Denis Grando, éditions L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 1988, pages 56 et 57..
Sa sœur, Simone Bourgès-Maunoury, née en 1925 et morte en 1993, psychologue et psychanalyste, chargée de cours aux facultés de lettres et sciences humaines de Paris, est l’auteur de l’ouvrage Approche génétique et psychanalytique de l’enfant (1975).
Formation Élève de l'École polytechnique (X 1935)Pendant sa scolarité à l'École polytechnique, Bourgès-Maunoury, Maurice Jean Marie (X 1935 ; 1914-1993). fait partie de la Khômiss. ; licencié en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques.
Engagement politique Avant-guerre il est un des Jeunes-Turcs du Parti radical-socialiste, se situant donc dans l'aile gauche de ce parti.
Officier dans l'artillerie de 1935 à 1940, il s'engage dans la Résistance, où il participe à X-Libre. et est ami de Jacques Delmas (surnommé Chaban dans la Résistance) et de Félix Gaillard. Blessé le dans le mitraillage de sa voiture passant par Broye, il reçoit du général de Gaulle la croix de compagnon de la Libération. Il devient en 1945 commissaire de la République à Bordeaux.
En 1956, ministre de l’Intérieur, il refuse de rendre compte devant le bureau du parti radical de la politique algérienne contestée du gouvernement"Le groupe parlementaire radical et le problème de la discipline partisane (1955-1957) : des parlementaires contre leur parti ?", par Frédéric Fogacci, Université Paris-Sorbonne Paris IV, actes du 57e congrès de la CIHAE en 2006 . Il n’acceptera de répondre à l’invitation du bureau de ce parti que le , et pour refuser violemment de se justifier face aux critiques des jeunes militants portés par la réorganisation du Parti voulue par Pierre Mendès France. À cette époque, la majorité des députés radicaux favorables à la participation gouvernementale menacent de rejoindre les partis nouveaux créés par des exclus, Edgar Faure et le maire de Nantes André Morice.
Coopération avec Israël En 1953, Shimon Peres est nommé directeur général du ministère de la Défense d'Israël. Dans cette fonction, il s'implique particulièrement dans l'achat d'armes pour le jeune État. Il se rend en France en 1954 et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une collaboration entre les services de renseignement dans la lutte contre l'ennemi commun égyptien, accusé par la France de soutenir les indépendantistes algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Peres sont efficaces et il réussit à acquérir, auprès de la France, le premier réacteur nucléaire de Dimona« Shimon Peres, l'homme de paix qui ne savait pas gagner une élection », lejdd.fr, 28 septembre 2016. et, auprès de l'avionneur français Marcel Dassault, le Mystère IV, un avion de combat à réaction.
Au gouvernement de la France Il occupe les fonctions de président du Conseil des ministres : du au : voir gouvernement Bourgès-Maunourysuccédant à Guy Mollet (gouvernement Mollet), et étant à son tour remplacé, le , par Félix Gaillard (gouvernement Gaillard). Dans cette fonction, il fait ratifier le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne.
Il assure également diverses fonctions ministérielles : secrétaire d'État au Budget du gouvernement Schuman I (du au ) ; secrétaire d'État aux Forces armées du gouvernement Marie (du au ) ; secrétaire d'État aux Forces armées du gouvernement Schuman II (du 5 au ) ; ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme du gouvernement Queuille II (du au ) ; secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du gouvernement Pleven I (du au ) ; secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du gouvernement Queuille III (du au ) ; ministre adjoint de la Défense nationale du gouvernement Pleven II (du au ) ; ministre de l'Armement du gouvernement Faure II (du au ) ; ministre des Finances du gouvernement Mayer (du au ) ;Il négocie des avances de la Banque de France et obtient des États-Unis une aide accrue en raison des besoins de la guerre d'Indochine. ministre du Commerce et de l'Industrie du gouvernement Mendès France (du au ) ; Quitte le gouvernement en raison de l'échec de la CED. ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme, par intérim du gouvernement Pierre Mendès France (du au ) ; ministre des Forces armées du gouvernement Pierre Mendès France (du au ) ; ministre de l'Intérieur du gouvernement Faure II (du au ) ; Quitte le gouvernement deux mois avant sa chute. ministre de la Défense nationale du gouvernement Mollet (du au ) ; Il est partisan d'une solution militaire en Algérie et il s'oppose à l'évacuation de Port-Saïd (expédition de Suez). ministre de l'Intérieur du gouvernement Gaillard (du au ) ; Il dut affronter une manifestation de policiers devant le palais Bourbon en .
Sous la République thumb|left|285px|La tombe de Maurice Bourgès-Maunoury au cimetière Marceau de Luisant (Eure-et-Loir).
Il s'oppose au retour de de Gaulle au pouvoir et fait campagne contre la Constitution de la République.
Il est candidat dans les Landes aux élections législatives de 1973. Mais, malgré le soutien de la majorité, il ne parvient pas à revenir à l'Assemblée nationale, battu par le député socialiste sortant Henri Lavielle.
Vie privée D'une première union, il a deux fils : Jacques et Marc.
De sa seconde union avec Jacqueline Lacoste, il a une fille : Florence-Emmanuelle qui a un fils : Noe KarakostopoulosWho's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte 1992.
Décorations
Françaises
(décret du ) (deux citations) (3 aout 1946) sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre du Mérite commercial, de droit en tant que ministre du Commerce, président du conseil de l'ordre () sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre du Mérite touristique, de droit en tant que ministre du Tourisme, président du conseil de l'ordre () sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre du Mérite civil, de droit en tant que ministre de l'Intérieur, président du conseil de l'ordre () sans_cadre|50x50px Médaille d'honneur des chemins de fer, échelon vermeil (de droit en tant qu'ancien ministre des Travaux publics)
Étrangères (GB) (USA)
Mandats électifs 1946-1958 : député de la Haute-Garonne ; maire de Bessières (Haute-Garonne) de 1964 à 1971 ; conseiller général du canton de Montastruc-la-Conseillère de 1949 à 1973.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Famille Maunoury
Liens externes
Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération cf. Paul Marcus, "Bourgès-Maunoury Républicain indivisible" , préface de Jacques Chaban-Delmas, Atlantica, 1997.
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