Gholamhossein Mohseni Ejeï , né le à Ispahan, est un religieux et responsable politique iranien.

Il est le ministre du Renseignement de 2005 à 2009 dans le de Mahmoud Ahmadinejad. Il est sanctionné par l'Union européenne pour son rôle dans la sanglante répression des manifestations post-électorales de 2009.

En , il est nommé chef du système judiciaire iranien par le guide suprême Ali Khamenei .

Après l'élimination de l'ayatollah Khamenei le , Gholamhossein Mohseni fait partie d'un triumvirat, le conseil de direction intérimaire, chargé d'assurer la transition politique avec Massoud Pezechkian et Alireza Arafi.

Biographie Origines Gholamhossein Mohseni Ejeï naît en 1956 à , un village de la province d'Ispahan. Fils d'un agriculteur et d'une femme au foyer, il grandit au sein d'une fratrie de sept enfants (quatre filles et trois garçons).

Études Sous les encouragements de son père, passioné de lecture et assidu aux assemblées religieuses, Gholamhossein Mohseni Ejeï s'inscrit au à l'âge de 16 ans. Il poursuit ses études au séminaire de Qom et à l', où il rencontre des figures marquantes de la révolution iranienne, notamment , architecte du système judiciaire de la république islamique. C'est sur recommandation et à l'invitation de ce dernier qu'il se rend à Téhéran fin 1979/début 1980 et commence à travailler au .

Début de carrière Dans les années 1980, il occupe plusieurs postes au sein de l’appareil sécuritaire iranien. Entre 1984 et 1985, il dirige le comité de sélection du ministère du Renseignement. De 1986 à 1988, il est représentant du chef du pouvoir judiciaire, Abdolkarim Moussavi Ardabili, auprès de ce ministère. Il appartient à une génération de religieux impliqués dans les services de renseignement, aux côtés de figures telles que Mohammad Reyshahri, Ali Fallahian, Ali Younesi et Hossein Taeb.

Parallèlement, il enseigne dans plusieurs institutions, notamment l' liée au ministère du Renseignement, le département éducatif des tribunaux révolutionnaires islamiques et la faculté des sciences judiciaires.

En 1998, sur décision du guide suprême Ali Khamenei, il succède à Mohammad Reyshahri en tant que procureur du . Durant son mandat, il est impliqué dans plusieurs controverses, notamment un incident au cours duquel il aurait eu une altercation physique avec le journaliste réformateur .

En 1998, il préside le très médiatisé du maire réformateur de Téhéran, Gholamhossein Karbaschi. Les audiences, retransmises à la télévision, attirent une large audience nationale et donnent lieu à des débats intenses dans la presse. Le procès est marqué par des échanges houleux entre le juge et l'accusé.

De 1998 à 2002, il est chef du complexe judiciaire spécial chargé d'enquêter sur les crimes des fonctionnaires d'État.

Carrière politique Il est le ministre du Renseignement de 2005 à 2009 dans le de Mahmoud Ahmadinejad. Dans ce cadre, il rencontre des dirigeants du Hamas et augmente le soutien financier de l'Iran au mouvement, avec l'aval de Ali Khamenei. Il quitte son poste en 2009 à la suite d'un désaccord avec le président Ahmadinejad.

Retour dans le système judiciaire Il rejoint le système judiciaire en 2010. Il en est le porte-parole entre 2010 et 2019, tout en accédant au poste de premier chef-adjoint du système judiciaire en 2014.

En , il est nommé président du conseil de surveillance de la radiodiffusion.

En 2021, il remplace Ebrahim Raïssi, élu président de la République islamique, au poste de chef du système judiciaire iranien.

Mohseni Ejeï est un des trois membres du Conseil de direction intérimaire qui gouverne l'Iran du au , à la suite de l'assassinat d’Ali Khamenei lors d’une frappe israélienne le . Il soutient publiquement l’élection de son deuxième fils, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême, la qualifiant de "bénie".

Le , en pleine guerre israélo-américano-iranienne, il participe à la manifestation annuelle de la Journée d'al-Qods à Téhéran. Lors d'une interview en direct, des bombardements sont entendus à proximité, mais il poursuit son intervention sans interruption.

Sanctions et accusations de violations des droits de l'Homme Selon Human Rights Watch, il serait impliqué dans des violations extrêmement sérieuses et systématiques des droits de l'homme au cours des vingt dernières années Iran: des ministres-clé compromis dans des affaires de graves abus Human Rights Watch, 15 décembre 2005 .

Depuis 2010, il est inscrit sur la liste des personnalités iraniennes sanctionnées par l'Union européenne et les États-Unis au titre de leur implication dans la répression violente des manifestations de 2009 dans la foulée de l'élection présidentielle.

Notes et références

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