vignette|Monument érigé à l'occasion du anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en hommage aux liquidateurs. vignette|Panneau en souvenir de l’accident nucléaire de Three Mile Island. thumb|Musée du mémorial du séisme et de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cette liste d'accidents nucléaires recense les accidents connus impliquant du matériel nucléaire (voir accident nucléaire). Dans certains cas, ces accidents ont causé des maladies et/ou des décès par contamination radioactive. D'autres cas ont causé des rejets accidentels de matériaux radioactifs, sans que des effets sanitaires n'aient pu y être formellement reliés. D'autres encore n'ont pas causé de contamination, et sont mentionnés ici à cause des tensions qu'ils ont suscitées (collisions entre des sous-marins nucléaires, par exemple).

Les événements catégorisés comme « accidents nucléaires », sont ceux classés aux niveaux 4 et supérieurs de l'échelle INES élaborée à la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl par l'Agence internationale de l'énergie atomique dans les années 1990. L'échelle INES ne traite que des évènements civils ; les évènements militaires liés à l'usage de matières nucléaires ne font pas partie de cette classification.

Échelle INES

vignette|redresse=1.3|Échelle internationale des événements nucléaires. L'échelle INES a été conçue en 1990 pour quantifier au niveau mondial les niveaux de gravité des évènements nucléaires. Elle comporte 7 niveaux ; seuls les événements classés aux niveaux 4 et supérieurs sont considérés comme des accidents nucléairesL’échelle INES, laradioactivite.com, consulté le 27 décembre 2024.. Elle se fonde sur trois critères d'analyse et de classement : l'atteinte à la défense en profondeur (D) qu'il y ait eu ou non des rejets sur site ou extérieur au site, les conséquences sur site (S), les conséquences à l'extérieur du site (E)..

Cette échelle ne s'applique qu'aux événements civils, elle ne s'applique pas aux évènements nucléaires militaires, ni aux faits de guerre ou de terrorisme INES User’s Manual, 208 Edition (Revised), ..

Certains États ne communiquent pas sur les accidents nucléaires.

Certains accidents sont couverts par le secret défense ; leurs circonstances et leur gravité ne sont alors pas connues avec précision.

Accidents dans des centrales nucléaires de production d'électricité

Année Date Pays Site Description Classt

Accidents liés à l'industrie du combustible et des déchets

Accident sur des unités de production de plutonium

Année Date Pays Site Description D S E

Accidents dans le domaine de la recherche Années 1940 . Leipzig, Allemagne : la pile atomique Leipzig L-IV, sous la responsabilité de Werner Heisenberg et Robert Döpel, prend feu et explose. Cela s'est produit peu de temps après que cette pile L-IV démontre la première propagation de neutrons contrôlée en Allemagne. L'appareil était en phase de révision ; pendant l'inspection, de l'air s'est introduit dans le cœur du réacteur, conduisant à l'allumage de la poudre d'uranium présente à l'intérieur. Le feu fit bouillir l'eau de refroidissement, créant suffisamment de pression pour faire exploser le réacteur. Un jet de particules d'uranium enflammées a traversé le laboratoire, allumant un grave incendie The Virus house, David Irving, & 139, 1967, consulté le 03 novembre 2019.. . Laboratoire national d'Oak Ridge (Tennessee, États-Unis). Un récipient d'hexafluorure d'uranium a éclaté dans la salle de transfert du laboratoire, tuant deux personnes et en blessant trois autres. Un tuyau de vapeur a explosé et la vapeur arrivant s'est combinée avec un composé à base d'uranium pour former du fluorure d'hydrogène, qui a été inhalé par les cinq personnes. . Harry K. Daghlian Jr., un employé du site Omega du laboratoire national de Los Alamos Nouveau-Mexique (États-Unis), a accidentellement créé une masse surcritique quand il a laissé tomber une brique de carbure de tungstène sur un noyau de plutonium. Il a rapidement enlevé le morceau, mais a été fatalement irradié dans l'incident. Il meurt le members.tripod.com. vignette|Dessin de Louis Slotin et des personnes présentes dans la pièce au moment de l'accident du 21 mai 1946. . Laboratoire national de Los Alamos, Nouveau-Mexique (États-Unis). Le physicien canadien Louis Slotin a manuellement assemblé une masse critique de plutonium (le Demon core) au cours d'une démonstration. Son appareil était constitué de deux demi-sphères de plutonium recouvertes par du béryllium, qui pouvaient être déplacées lentement pour mesurer la criticité. Normalement les sphères auraient dû être manipulées par une machine, mais Slotin les a manipulées manuellement en plaçant son doigt dans un trou, comme dans une boule de bowling. Un certain nombre de butées auraient dû empêcher les deux hémisphères de tomber, mais il les avait enlevées. Il a utilisé un tournevis pour contrôler l'écart entre les sphères. À un moment le tournevis a glissé et l'ensemble est devenu critique pendant qu'il le tenait. Aucun des sept observateurs n'a reçu une dose mortelle, mais Slotin meurt le d'un empoisonnement massif, ayant reçu une dose estimée de , ou 10 gray (Gy).

Années 1950 Année Date Pays Site Description

Années 1960 vignette|Réacteur SL-1 retiré de la National Reactor Testing Station

, laboratoire national de l'Idaho à Idaho Falls, Idaho. Trois techniciens (John Byrnes, Richard McKinley et Richard Legg) sont tués alors qu'ils effectuent une manœuvre de routine dans le réacteur expérimental SL-1 : une explosion de vapeur a lieu vers 21 h, à la suite d'une excursion de puissance consécutive à une manipulation des barres de contrôle. Les corps sont si sévèrement irradiés qu'il est nécessaire d'enterrer leurs mains séparément dans une décharge pour déchets radioactifs. Le réacteur est démonté, puis le noyau de et la cuve sont retirés quelques mois plus tard. Janvier 1965, Livermore, Californie. Un accident au laboratoire national Lawrence Livermore libère 300 kCi de substance radioactive. Septembre 1966, feu de plutonium au laboratoire national Lawrence Livermore. , sur le rivage du lac Érié près de Monroe, (Michigan), un dysfonctionnement du système de refroidissement au sodium du réacteur nucléaire de démonstration Enrico Fermi cause une fusion partielle du cœur. La radiation est contenue. Personne n'est à l'intérieur à ce moment-là. Les employés réussissent à éteindre manuellement le réacteur de 200 MW. Il est remis en service en octobre 1970 puis démantelé en NRC « Fermi, Unit 1 », in: United States Nuclear Regulatory Commission, 3 février 2011..

Années 1970 , Chevtchenko, Kazakhstan : incendie du réacteur BN-350 RNR-Na surgénérateur. Nombres de victimes éventuelles non connu. , Sosnovy Bor, en Russie, le réacteur , le prototype du réacteur RBMK 1000, subit une défaillance de la machine de chargement, un début d'excursion de puissance et une fusion à 50 % du cœur, la ventilation rejette d'iode contaminant un territoire de , aucune action de protection des habitants n'est entreprise.

Années 1980 , sud-est de Bagdad, en Irak : le réacteur nucléaire expérimental de 70 MW, Osirak, construit par la France sur le modèle d'Osiris, en Irak, est détruit partiellement par un bombardement de l'aviation israélienne, pendant l'opération Opéra. Il sera de nouveau bombardé, par l'armée américaine en 1991, lors de la guerre du Golfe, pendant l'opération Tempête du désert. , Buenos-Aires, Argentine, au centre atomique de Constituyentes. Non observance des règles de sécurité lors d'une manipulation ; un mort.

Années 2000 Année Date Pays Site Description

Accidents liés à l'utilisation de sources radioactives en médecine et dans l'industrie

Avant 2000 1961. Suisse : un mort par peinture tritiée. 1962. Mexique : source de gammagraphie perdue ; dans le public. 1963. Chine : par irradiateur de semences. 1964. Allemagne : un mort par peinture tritiée. 1964. États-Unis : Woods River Junction : erreur de manipulation lors d'un transfert de solution de nitrate d'uranyl hautement enrichi ; un mort. 1974-1976 : Accident de radiothérapie de Columbus, erreur de calibrage d'un appareil de radiothérapie à Columbus en Ohio ; dix morts. 1975. Italie : exposition accidentelle à une source de cobalt 60 (irradiateur d'aliments) ; un mort à Brescia. 1978. Algérie : un mort par une source de radiographie perdue. 1981. États-Unis, Oklahoma : exposition à un appareil de radiographie industrielle ; un mort. 1982. Norvège : exposition à un appareil de stérilisation d'instruments ; un mort. 1983. Mexique, Ciudad Juarez : une source de cobalt 60 est envoyée à la ferraille et contamine de 300 à ; pas de mort. 1984. Maroc, Mohammedia : Accident de radiation marocain en 1984 une source d'iridium 192 employée pour radiographier des soudures sur un site de construction est perdue au cours d'un transport, ramassée par un passant, emportée au domicile de ce dernier ; . 1986. États-Unis, Texas : par suite d'un accident auprès d'un accélérateur linéaire. Les irradiés de Taïwan: À partir de 1982, à (Taïwan), des immeubles sont construits avec un ferraillage contaminé par une source de cobalt 60. L'affaire devient publique lorsqu'un employé de la compagnie électrique découvre à l'été 1992 que son compteur Geiger indique chez lui des niveaux de contamination dépassant largement la limite.. On découvre alors que l'affaire concerne des centaines d'immeubles, , et environ , ayant reçu une dose moyenne de (allant de 18 à ) par an., soit 9 à la dose naturelle et ce, pendant 9 à . Elle se double d'un scandale, car l'agence gouvernementale (AEC) avait déjà découvert le problème dès 1985, à la suite d'un contrôle de l'appareil radiographique d'un dentiste dans un de ces logements, et étouffé l'affaire. Le fabricant du ferraillage en ayant perdu la trace, tous les immeubles concernés ne sont pas découverts : selon la (RSPAT), seuls sur les fabriquées ont été identifiés, et peuvent se trouver n'importe où dans l'île. De plus, les habitants ont continué à vivre des années dans les mêmes lieux, notamment faute d'indemnisation (pour les propriétaires) ou d'autres logements (pour les locataires). De 1995 à 2000, un suivi médical de a initialement établi que ; mortel pour . Cependant, une étude approfondie réalisée ultérieurement par des chercheurs taïwanais a révélé que le taux de cancers des résidents a été en fait très nettement inférieur à celui d'une population équivalente, non irradiée de la sorte.. Cet évènement constitue un cas extrêmement rare d'irradiation externe significative affectant un nombre important de personnes. Il est spécialement intéressant en ce qui concerne la controverse autour des effets des faibles doses d'irradiation.

1987, accident nucléaire de Goiânia (État de Goiás, Brésil). Un appareil de radiothérapie, abandonné dans un ancien hôpital, est récupéré par des ferrailleurs pour la revente du métal au poids. Le césium 137, produit actif de l'appareil, est dispersé. Les gens jouent avec, attirés par la lumière bleue qu'il émet. Au moins quatre personnes décèdent dans les après la découverte, présentent des contaminations importantes, sont réalisées, dont , et sont encore sous surveillance médicale en 2003. Cet accident a été classé au sur l'échelle INES..

1990, Accident de radiothérapie de Saragosse, 27 patients exposés à un surdosage radiologique ; .

1991, Affaire des irradiés de Forbach classé de niveau 3 (incident grave) sur l'échelle INES : trois sous-traitants irradiés, un mort.