La rue Monge est une voie située dans les quartiers Saint-Victor et Jardin-des-Plantes du de Paris. Elle fut percée dans les années 1860.

Situation et accès thumb|left|La rue Monge au niveau de la place Monge, à droite (2023).

La rue Monge est accessible par la ligne de métro 7 aux stations Censier - Daubenton et Place Monge et par la ligne 10 aux stations Cardinal Lemoine et Maubert - Mutualité.

Origine du nom La rue tire son nom de Gaspard Monge (1746-1818), mathématicien français, l'un des fondateurs de l'École polytechnique, ..

Historique La voie fut tracée par Théodore Vacquer. Dans une convention du entre l'État et la ville de Paris, cette dernière s'engage à : percer le boulevard Saint-Marcel, entre le boulevard de l'Hôpital et le boulevard du Montparnasse, avec un embranchement de la rue Mouffetard à la barrière d'Enfer (actuel boulevard Arago) ; d'élargir à quarante mètres la rue Mouffetard entre la barrière d'Italie et le carrefour formé par les rues de Lourcine (actuelle rue Édouard-Quénu) et Censier (cette voie élargie étant par la suite renommée avenue des Gobelins) ; d'ouvrir d'une rue de vingt mètres (actuelles rue Claude-Bernard et rue Gay-Lussac) entre ce carrefour et l'extrémité de la rue Soufflot ; d'ouvrir autre rue de vingt mètres (la rue Monge) entre ce carrefour et la place Maubert..

Un décret du arrête l'ouverture d'une rue de vingt mètres de largeur partant du point où le boulevard Saint-Germain croisera la place Maubert et aboutissant au carrefour résultant des rues Mouffetard (actuelle rue de Bazeilles), du Fer-à-Moulin et d'une autre rue nouvelle prévue par le même décret (rue Claude-Bernard), , « Décret du 30 juillet 1859 » .. Elle prend sa dénomination actuelle par un décret du , , « Décret du 2 mars 1864 » ..

Cette rue fut percée dans le cadre des travaux d’urbanisme d’Haussmann pour doubler par une voie adaptée à la circulation en largeur et en pente modérée, l’axe historique de la route d’Italie à l’île de la Cité par les étroites rues Mouffetard, Descartes, de la Montagne Sainte-Geneviève et Galande.

La création de cette rue nécessita d’importants travaux d'arasement sur le flanc de la Montagne-Sainte-Geneviève ce qu’attestent les escaliers de la rue Rollin coupée net par la nouvelle voie..

La nouvelle rue Monge absorbe un tronçon de la rue Saint-Victor...

Lors des travaux de 1869, furent mis au jour les vestiges longtemps recherchés des arènes de Lutèce.

La rue Monge est prolongée au nord par le percement, déclaré d'utilité publique en 1887, de la rue Lagrange dans le quartier médiéval de la place Maubert.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au 6 a vécu le sculpteur, graveur et médailleur Alfred Borrel (1836-1927). Du au : immeubles construits en 1867-1868 par l’Association fraternelle des ouvriers maçons et tailleurs de pierre. Son siège était situé au . Le bas-relief à l’entresol et le décor des frontons latéraux au premier étage en rappellent le souvenir.. Au a grandi Lucette Destouches (1912-2019), la seconde épouse de Louis-Ferdinand Céline.. Au : domicile en 1879 de Paul Allain, secrétaire des hydropathesJournal littéraire illustré, 1, année 1879. Au 14 se trouve une boulangerie dont la devanture est inscrite aux monuments historiques.. Au 29 bis se trouvait autrefois la maison du scientifique André-Marie Ampère, qui y vécut de 1818 à 1836 et y mena ses expériencesCorrespondance du grand Ampère publiée par Louis de Launay, Paris, Gauthier-Villars, tome 3, page 901. ; une plaque lui rend hommage, ainsi qu'un panneau Histoire de Paris. Frédéric Ozanam y logea en pension pendant dix-huit mois à partir de . Il occupait la chambre de Jean-Jacques Ampère, fils d'André-Marie Ampère, qui étudiait alors à l'étrangerLettres de Frédéric Ozanam, tome 1, Paris, Lecoffre fils et Cie.. Au 31, la famille de Romain Rolland emménage en 1880 après avoir vécu au , rue de Tournon. Au 34, le cinéma Monge-Palace, ouvert en 1922, avec une salle de plus de fauteuils, a fermé ses portes à la fin des années 1970 pour devenir un supermarché. Jusqu'au milieu des années 1970, la Croix-Rouge républicaine espagnole en exil gère un dispensaire au 47 de la rue Monge qui porte le nom de Cervantes, après avoir quitté le 23 de la rue Tiphaine ( arrondissement)Andrée Bachoud et Genevieve Dreyfus-Armand, « Des Espagnols aussi divers que nombreux, Paris 1945-1975 », in Antoine Marès et Pierre Milza : Le Paris des étrangers depuis 1945, Paris, éditions de la Sorbonne, 1995, p. 55-76.. Au 49 se trouve l'une des entrées des arènes de Lutèce. Au 54 habitait Raya Kagan avant d'être déportée à Auschwitz. Elle survit à la Shoah. Au 88 se trouve le collège Pierre-Alviset. La place Monge et son marché de quartier attenant à la rue.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Fernand Bournon : Les Arènes de Lutèce (arènes de la rue Monge). Le Passé, l'exhumation, l'état actuel

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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