La d'infanterie () est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la guerre du Rif.
Surnommée division d'infanterie des « Loups », elle est créée en 1915 à partir de la brigade mixte de Toul. À l'issue de la guerre, elle est engagée dans l'occupation de l'Allemagne puis part au Maroc en 1925. Elle dissoute après la défaite des Rifains.
Chronologie
: constitution du détachement , renommé brigade mixte de Toul puis brigade active de Toul
: création de la à partir de la brigade mixte
: fin de la Première Guerre mondiale : la division débarque à Casablanca : dissolution de la
Les chefs de la d'infanterie gauche|vignette|upright=.6|Le général Segonne, commandant la , en fin 1918 ou début 1919. - : général Georges Riberpray (commandant la brigade mixte depuis ) - : général Segonne - : général Targe - : général Fournier - : général Hergault - : général Dosse - : général Monhoven
Première Guerre mondiale Composition vignette|Poste téléphonique du de la pendant la Grande Guerre. Infanterie d'infanterie de à d'infanterie de à d'infanterie de à d'infanterie de à territoriale de la d'infanterie territoriale ( et d'infanterie territoriale) du au Un bataillon de pionniers du d'infanterie territoriale d'août à de tirailleurs sénégalais en de tirailleurs sénégalais en À partir de (création de la ), les et RI forment la et les et la brigade. Après , les brigades sont dissoutes et les unités d'infanterie sont regroupées directement dans l'infanterie divisionnaire.
Artillerie
Deux groupes de canons de 75 du d'artillerie de campagne, de à Un groupe de 75 du d'artillerie de campagne de à Trois groupes de 75 du d'artillerie de campagne d' à (par regroupement des groupes précédents) (ex- demi-batterie) de mortiers de 58 du d'artillerie de campagne de à de 58 du d'artillerie de campagne d' à (ex- du ) groupe de canons de 155 du d'artillerie lourde de juin à
Cavalerie un escadron du de dragons de juin à deux escadrons du de chasseurs de à un escadron du de dragons de juin à
Génie compagnies 26/1 et 26/51 du du génie de à compagnie 14/22 du du génie de à sapeurs-pionniers du du génie de à sapeurs-pionniers du du génie de à détachement de transmissions du du génie de à
Historique vignette|La division des Loups en couverture de la Collection Patrie.
1914 Le détachement de Saizerais est constitué le à partir des régiments de la place forte de Toul.
Le , la brigade mixte gagne Bois-le-Prêtre où elle combat jusqu'au . Les Allemands donnent aux régiments le surnom de .
1915 – : occupation d'un secteur vers le Bois-le-Prêtre et Fey-en-Haye. Le , la brigade active de Toul, rattachée jusqu'à ce jour à la d'infanterie, est constituée en division et prend le 128. Elle reste, dans son secteur, à la disposition de la DI jusqu'à sa relève par la coloniale ( DIC, le . – : retrait du front, transport par , de Toul, dans la région de Sainte-Menehould. À partir du , occupation d'un secteur vers la Fontaine-aux-Charmes et le nord de la Houyette. : attaque française. : attaque allemande au nord de la Harazée. – : retrait du front, repos vers Triaucourt. 8 – : transport par camions vers le front ; à partir du , occupation d'un secteur entre l'Aisne) et la route de Vienne-le-Château à Binarville. Engagée à partir du , dans la bataille de Champagne, sur la rive droite de l'Aisne, entre Servon et l'Argonne : combats dans cette région. – : retrait du front, mouvement par étapes vers la région de Toul ; repos. – : mouvement vers Moyen ; instruction et repos. À partir du , mouvement vers Lunéville et travaux d'organisation défensive au nord de la ville. – : retour dans la région de Moyen ; repos. À partir du , mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre la voie ferrée d'Avricourt et la Vezouze.
1916 12 – : retrait du front ; repos au sud-est de Lunéville. – : transport par dans la région de Revigny, puis transport par camions dans celle de Verdun. Engagée, à partir du (éléments dès le 3), dans la bataille de Verdun, vers la côte de Froideterre et la chapelle Saint-Fine : , attaque allemande sur le fort de Souville. , front étendu, à droite, jusqu'au bois de Vaux-Chapitre. – : retrait du front, mouvement vers Tannois ; à partir du , transport par camions dans la région de Commercy ; occupation d'un secteur entre Saint-Agnant et la Meuse, étendu à droite, le , jusqu'à l'étang de Vargévaux. 3 – : retrait du front, transport par camions vers Triaucourt ; repos. – : transport par camions dans la région de Verdun. Tenue prête à intervenir pendant la bataille offensive de Verdun. À partir du , occupation d'un secteur entre Louvemont (inclus) et la ferme des Chambrettes.
1917 4 – : retrait du front ; repos vers Vaubécourt. – : occupation d'un secteur vers Châtillon-sous-les-Côtes et Trésauvaux, étendu à droite, le , jusqu'au nord des Éparges. – : retrait du front ; mouvement vers Triaucourt, puis vers Mourmelon-le-Grand et Saint-Hilaire-au-Temple ; à partir du , travaux vers Juvigny. 16 – : mouvement vers le front. À partir du 17, éléments engagés dans la bataille des Monts : progression vers Moronvilliers et organisation des positions conquises. – : occupation d'un secteur vers Auberive-sur-Suippe et le mont Sans Nom. : attaque française (bataille des monts). – : retrait du front, repos vers Champigneul-Champagne. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers la cote 193 et le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py. 14 – : repos vers Champigneul-Champagne. vignette|Le général Riberpray visitant les premières lignes le . – : transport par camions dans la région de Verdun. À partir du , occupation d'un secteur vers le bois des Caurières et Damloup : violents engagements locaux ( bataille offensive de Verdun) demandé par le QG de la Armée. Le général Riberpray, visitant les premières lignes le est mortellement touché par un tir d'obus. – : retrait du front, transport par camions dans la région de Wassy ; repos et instruction. – : transport par camions dans la région de Verdun ; occupation d'un secteur sur la côte de Talou, entre la cote 344 et la Meuse. : attaque du ravin des Caures. – : retrait du front ; repos vers Combles. – : transport par , de Bar-le-Duc, à Blainville-sur-l'Eau. À partir du , occupation d'un secteur dans la région la Chapelotte, la Vezouze ; à partir du , mouvement de rocade et occupation d'un nouveau secteur entre la Vezouze et Leintrey.
1918 – : retrait du front ; repos dans la région de Baccarat. 4 – : transport par dans la Somme ; repos vers Formerie. À partir du , mouvement successifs, par Amiens et Grandvilliers () et par Breteuil (), vers Villers-Cotterêts (). – : engagée dans la bataille de l'Aisne : combats défensifs vers Corcy et Faverolles ; puis stabilisation et organisation d'un nouveau front vers Faverolles et le nord-ouest de Corcy, étendu à gauche, le , jusque vers Longpont ; fréquentes actions locales (particulièrement le ). 18 – : engagée dans la seconde bataille de la Marne, (bataille du Soissonnais) : attaque en direction d'Oulchy-le-Château. 20 – : retrait du front ; repos dans la région de Verberie. – : occupation d'un secteur vers Nouvron-Vingré et Autrêches. À partir du , engagée dans la bataille de Noyon : progression dans les régions d'Autrèches, de Vassens et de Vézaponin. – : retrait du front, mouvement vers la région de Vez ; repos. 3 – : engagée, vers Vrégny, dans la poussée vers la position Hindenburg ; participation à la bataille de Vauxaillon (14 – ) : prise du moulin de Laffaux. – : retrait du front ; transport par dans la région de Loon-Plage. : mouvement, par Rexpoëde et Westvleteren, vers Bikschote et Pilkem. : engagée dans la bataille de Belgique ; progression vers Staden : - : attaque de la des Flandres, à l'est de Staden. : relève et regroupement. À partir du , progression en , jusque vers Zwevezele. – : mouvement, de la région de Swevezeele, vers celle d'Iseghem et d'Ingelmunster ; stationnement (du 22 au , éléments mis à la disposition de la DI, vers Oostrozebeke). À partir du , engagée dans la bataille de la Lys et de l'Escaut ; franchissement de la Lys et enlèvement de la voie ferrée de Courtrai à Deinze, dans la région de Zulte ; à partir du , attaque en direction de l'Escaut, qui est atteint le , entre Eyne et Audenarde. 4 – : retrait du front ; à partir du 6, repos vers Waregem.
Rattachements Affectation organique : : isolée : d'armée Armées :
– 2 – – 19 –
– – –
–
20 –
–
4-
– –
–
– – Détachement d'armée de Lorraine – Groupe d'armées des Flandres (sous commandement belge) –
Allemagne La est envoyée occuper l'Allemagne après l'Armistice du 11 novembre 1918. Passant par la Belgique, la division arrive dans la région d'Aix-la-Chapelle mi-. Le , la quitte l'Armée du Rhin pour le Maroc.
Au Maroc
Embarquée à Marseille, elle débarque à Casablanca le .
La division est dissoute par l'ordre général du .
Composition En :
et brigades : de zouaves : deux bataillons d'Afrique de tirailleurs marocains : trois bataillons de tirailleurs sénégalais : trois bataillons de spahis : deux escadrons 5 batteries d'artillerie
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
. . . . .
Liens externes
La DI dans la bataille de l'Aisne (1917)
Articles connexes Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale Ordre de bataille de l'Armée française pendant la guerre du Rif Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1915 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1927