Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Île-de-France, un régiment français d'Ancien Régime

Création et différentes dénominations

10 décembre 1762 : régiment d'Île-de-France 1791 : d'infanterie de ligne 1793 : de première formation 1796 : de deuxième formation 1803 : d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de la Seine-Inférieure : la légion de la Seine-Inférieure est amalgamée et renommée d’infanterie de ligne 1882 : d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie 1940 : dissous 1944 : d'infanterie 1946 : dissous 1956 : d'infanterie 1963 : dissous 1964 : d'infanterie : dissolution du régiment.

Chefs de corps

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime

régiment d'infanterie de ligne ci-devant Île-de-France (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Île-de-France.

Guerres de la Révolution Le du d'infanterie ci-devant Île-de-France partit en pour Saint-Domingue, d'où il ne revint en 1794 que trois officiers et vingt-trois hommes.

Le occupa Saint-Pol-de-Léon et Quimper en , et rentra à Brest en . Pendant toute la campagne de 1793, ce bataillon engagé dans la guerre de Vendée fit partie de l'armée des côtes de Brest, qui vint se réunir aux autres armées républicaines de l'Ouest, quand les royalistes passèrent sur la rive droite de la Loire. Ce bataillon se trouva aux batailles de Granville et de Dol, du Mans et de Savenay, et se distingua particulièrement, le , à la prise de Noirmoutiers. La dernière fois qu'il soit fait mention de lui, c'est à la bataille de Fréligné, en Vendée, livré le ou le colonel Jean François Régis Alexis Marie Prat y fut tué.

de première formation (1793-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Cambrésis) de volontaires des Basses-Pyrénées de volontaires des Basses-Pyrénées

La , fait les campagnes de l'an II et de l'an III à l'armée des Pyrénées et se trouve engagé, dans le cadre de la guerre du Roussillon à la bataille du Boulou.

de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Royal), de volontaires de l'Isère et de volontaires de l'Isère) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Vermandois), de volontaires de l'Union et de volontaires du Var) de volontaires des Basses-Alpes de volontaires de l'Ain

La fait la campagne de l'an IV, de l'an V et de l'an VI à l'armée d'Italie : 1795 : d'Italie Bataille de Loano Le elle est envoyée, dans le cadre de l'expédition du Tyrol, à Spittal, en Autriche, avec la 93e demi-brigade de deuxième formation, et les 12e et 26e demi-brigade d'infanterie légère.

1796 : d'Italie Bataille de Millesimo, Bataille du pont de Lodi, Bataille de Mondovi, Mori, Bataille de Castiglione Bataille du pont d'Arcole

Elle fait celle de l'an VII aux armées d'Italie et de Naples et celles de l'an VIII et de l'an IX aux armées d'Italie et de l'Intérieur : 1797 : d'Italie Bataille de Rivoli Siège de Mantoue 1799 : d'Italie Bataille de la Trebbia Bataille de Novi 1800 : d'Italie Défense du Var

d'infanterie de ligne (1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la de deuxième formation

Le d'infanterie de ligne fait les campagnes de l'an XII et de l'an XIII au camp de Montreuil, celles de l'an XIV, 1806 et 1807 au de la Grande Armée, celle de 1808 à l'armée d'Espagne, à la Grande Armée et à la garnison de Dantzig, celle de 1809 aux armées d'Espagne, à l'du Rhin et au de l'armée d'Allemagne, celle de 1810 aux armées d'Espagne, de Portugal et au de l'armée d'Allemagne, celles de 1811 et 1812 aux armées de Portugal, d'Espagne et au camp de Bavonne, celle de 1813 aux armées de Portugal, d'Espagne et au corps d'observation de Mayence et celle de 1814 à l'armée des Pyrénées, à Mayence, à Dantzig et à Landau ou il est fait prisonnier de guerre. En 1815 il est au de l'armée du Rhin.

L'ordonnance du réorganise les corps de l'armée française après l'exil de à l'île d'Elbe. Le prend alors le jusqu'au , ou il retrouve le numéro qu'il avait perdu.

1805 : campagne d'Autriche Bataille d'Elchingen Bataille d'Ulm 1806 : campagne de Prusse et de Pologne Bataille d'Iéna 1807 : Bataille d'Eylau Bataille de Guttstadt Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du regiment participent à la bataille de Friedland 1809 : Bataille d'Essling Bataille de Wagram 1810 : Invasion du Portugal Siège de Ciudad Rodrigo Bataille de la Côa, Siège d'Almeida, Bataille de Buçaco Torres-Vedras 1811 : Invasion du Portugal et campagne de Castille Bataille de Pombal Bataille de Redinha Bataille de Fuentes de Oñoro 1812 : campagne de Castille Bataille d'Almaraz Bataille des Arapiles Bataille de Garcia Hernandez 1813 : campagne de Vitoria et des Pyrénées Castro-Urdiales, Bataille de Tolosa, Bataille de Sorauren, Bataille de la Nivelle Siège de Bayonne 1813 : campagne d'Allemagne Bataille de Lutzen, Siège de Dantzig Bataille de Leipzig Bataille de Dresde 1814 : Guerre d'indépendance espagnole bataille d'Orthez Bataille de Toulouse 1815 : campagne de Belgique (1815) Surzburg Sufflweyersheim

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion de la Seine-Inférieure (1815-1820) vignette|Uniforme de la légion de Seine-Inférieure. Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de la Seine-Inférieure, qui deviendra le d'infanterie de ligne en 1820, est créée.

d'infanterie de ligne (1820-1882)

1820 à 1852 En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé, à Nancy, avec les 3 bataillons de la de la Seine-Inférieure.

Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne, avec lequel il s'illustre lors du combat de Jaén, le .

Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

En 1832 il est à l'armée du Nord ou le régiment participe, en décembre au siège et à la prise de la citadelle d'Anvers.

En 1848, le régiment est affecté à l'armée de Paris et prend part aux journées des 23, 24, 25 et 26 juin contre les insurgés.

Second Empire Le d'infanterie en ligne se trouvait en Crimée en 1853/1855 et a participé au siège de Sébastopol en (Source Ministère de la Guerre - Empire français - Armée d'Orient - Médaille instituée par sa Majesté la reine d'Angleterre - Paris le - enregistré à la Grande Chancellerie de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur sous le .) et aux batailles de l'Alma et d'Inkerman

Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 102 régiment d'infanterie de ligne.

En 1869, il est en Algérie.

Rappelé en France durant la guerre de 1870, il est rattaché à l'armée de la Loire il participe à la défense de Besançon en 1871.

De 1871 à 1914 En 1875, le RI, commandé par le colonel André Robert, est stationné à Vincennes, son dépôt est à BernayAnnuaire de l'Armée de 1875, .

d'infanterie Première Guerre mondiale En 1914 : Casernement : caserne HatryConstruite en 1886, rue d'Amiens à Rouen, Rouen, Dieppe, , d'infanterie, Corps d'Armée. en , a mis sur pied le d’infanterie Il fait successivement partie des : d’infanterie d' à ; d’infanterie de à (date de dissolution de la DI) ; d’infanterie de à ; d’infanterie d' à l'armistice.

1914 vignette|Dans le cimetière de Thillois, des soldats du 39 tombés dans le Marne.

le : Bataille de Charleroi. le : Bataille de Guise. du 5 au : Bataille de la Marne. septembre - décembre : Aisne.

1915 janvier - mai : Aisne. mai - décembre : Artois.

1916 janvier - mars : Artois. mars - juin : Lorraine. juin - novembre : Bataille de Verdun, ouvrage de Thiaumont, FLeury.

1917 janvier - mars : secteur de la Woëvre. juillet - novembre : chemin des Dames, puis secteur du chemin des Dames. novembre - décembre : Argonne.

1918 janvier - août : Argonne. août : Picardie. octobre : Bataille de Saint-Quentin.

Le régiment se voit attribuer quatre citations au cours de la guerre.

Entre-deux-guerres vignette|Chenillette de ravitaillement Renault du lors des grandes manœuvres de l'Ouest en 1937.

Seconde Guerre mondiale Unité d'active, régiment d'infanterie est mobilisé au CMI 32 de Rouen. Sous les ordres du colonel Dugenet, il appartient à la d'infanterie motorisée.

Au printemps 1940, le régiment est stationné aux alentours de Rethel. Sa division est impliquée dans le plan Dyle et doit occuper le front de la Meuse entre Dave et Anhée.

Lors de l'attaque allemande du , le plan Dyle est exécuté et il entre en Belgique et se bat ainsi sur les bords de la Meuse durant deux jours, il tient tête avec les autres régiments de la d'infanterie aux divisions blindées allemandes. À court de munitions et de support aérien ou d'artillerie, il se retire des combats. Une grande partie de ses effectifs sera faite prisonnière, il sera dissous.

De 1945 à nos jours

Le régiment est caserné à Rouen au quartier Pélissier jusqu'en 1978, puis au quartier Richepanse, rebaptisé Pélissier, avant d'être dissous le .

Drapeau vignette|Le drapeau du présenté à des soldats britanniques le à Rouen. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Arcole 1796 Ulm 1805 Friedland 1807 Sébastopol 1854-1855 La Marne 1914 Artois 1915 Verdun 1916 Picardie 1918 AFN 1952-1962

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|100px|left 450px

Décorations

Insigne L'insigne du régiment est adopté le . Il montre un drakkar sur la Seine devant la cathédrale de Rouen.

Devise pour la compagnie anti char en 1987 au quartier Pélissier.

Refrain En avant la Normandie, allons tous en chantant Elle n'est pas endormie la race des gars normandssur un insigne circulaire (5 cm de diamètre) représentant les 5 provinces.

Personnalités ayant servi au RI Guillaume Latrille de Lorencez (1772-1855) alors capitaine