George MacDonald est un écrivain et pasteur calviniste britannique né le à Huntly et mort le à Ashtead. Son œuvre littéraire, aujourd’hui peu connue en France, a suscité l’admiration, entre autres de , , et . le considérait comme son « maîtreVoir notamment , Surpris par la joie, Le Mont-Pèlerin, Raphaël, 1998, , où l’auteur évoque à plusieurs reprises l’influence qu’ont exercé sur lui les Phantastes. ».
Biographie Jeunesse George MacDonald est né le à Huntly, dans l’Aberdeenshire, en Écosse. Son père, un fermier, appartenait au Clan Macdonald de Glen Coe, et était un descendant direct d’une des familles qui souffrirent du massacre . Le dialecte dorique écossais de sa région apparaît dans des dialogues des romans non fantastiques de George MacDonald.
MacDonald grandit sous l’influence de l’Église congrégationaliste, et de sa théologie calviniste. Mais il ne fut jamais à l’aise avec certains aspects de la doctrine calviniste ; de fait, la légende raconte que quand la doctrine de la prédestination lui fut expliquée pour la première fois, il éclata en sanglots (bien qu’il soit assuré d’être parmi les élus). Dans ses derniers romans, comme Robert Falconer et Lilith, on perçoit un dégoût envers le fait que l’amour de l’élection divine est limité à quelques-uns, et dénié à d’autres. Il montre, tout particulièrement dans ses Sermons implicites () une théologie hautement développée.
Il obtint son diplôme à l’université d’Aberdeen, et partit pour Londres, pour étudier au pour devenir un ministre du culte congrégationnaliste.
Travaux En 1850 il devient pasteur de l’Église congrégationaliste de la Trinité à Arundel, mais ses sermons (prêchant l’amour universel de Dieu et la possibilité que personne ne devrait, à la fin, ne pas parvenir à s’unir à Dieu), rencontrèrent peu de soutiens et son salaire fut divisé par deux. Plus tard, il fut engagé dans un travail pastoral à Manchester. Il le quitta à cause de problèmes de santé, et après un court séjour à Alger, il s’installa à Londres et enseigna pour quelque temps à l’université de Londres. MacDonald fut aussi pour un temps éditeur de , et fit des conférences avec succès aux États-Unis d'Amérique durant les .
Ses ouvrages les plus célèbres sont Phantastes, La Princesse et le Gobelin, et Lilith, tous des romans fantastiques et des contes féériques, comme La Princesse légère, ou La Clé d’or. , écrit il, MacDonald publia aussi des compilations de sermons, la chaire n’ayant pas été directement un lieu couronné de succès.
Sphère d’influence MacDonald servit aussi de mentor à Lewis Carroll (le nom d’écrivain du Révérend Charles Lutwidge Dodgson). Suivant l’avis de MacDonald de faire lire Alice aux enfants de ce dernier, la réception enthousiaste d’Alice au pays des merveilles par les trois jeunes filles de MacDonald convainquit Carroll de proposer Alice à la publication. Carroll, un des photographes les plus doués de l’époque victorienne, créa aussi des portraits photographiques des filles et de leur frère Greville.
MacDonald fut aussi ami avec John Ruskin et servit comme entremetteur dans la longue histoire d’amour de Ruskin avec Rose la Touche.
MacDonald connut de nombreuses personnalités littéraires de l’époque ; une photo de groupe le montre en compagnie d’Alfred Tennyson, Charles Dickens, Wilkie Collins, Anthony Trollope, John Ruskin, George Henry Lewes, et William Makepeace Thackeray. Pendant son séjour en Amérique il fut ami avec Longfellow et Walt Whitman.
Héritage En 1877, il fut mis à la retraite. De 1879 au 1902 il vécut à Bordighera dans sa grande maison Casa coraggio. Il mourut le à Ashtead (comté de Surrey) en Angleterre. Il fut incinéré et enterré à Bordighera à côté de sa femme.
Sans aucun doute, l’utilisation par MacDonald de la littérature fantastique comme moyen littéraire pour explorer la condition humaine influença grandement toute une génération d’auteurs célèbres comme (qui en fit un de ses personnages dans son livre Le Grand Divorce entre le ciel et la terre (), , et Madeleine L'Engle. Les romans non fantastiques de MacDonald, comme Alec Forbes, eurent aussi leur influence ; ils furent parmi les premiers romans réalistes écossais, et MacDonald fut crédité de la fondation du « mouvement Kailyard » de la littérature écossaise.
Son fils devint un spécialiste médical reconnu, et écrivit aussi de nombreux ouvrages pour les enfants. Greville s’assura que de nouvelles éditions du travail de son père soient publiés. Un autre fils, Ronald MacDonald, fut aussi romancier. Le fils de Ronald, Philip MacDonald devint scénariste à HollywoodInternet Archive: Details: The sword of the King.
Influences sur la culture pop
Le groupe de rock The Waterboys nomma un de ses albums d’après un passage d’un roman de Mac Donald Phantastes, qu’on peut trouver dans Lilith. La chanson portant le nom de l’album comprenait un poème de MacDonald tiré du texte de Phantastes mis en musique par le groupe. Les ouvrages Lilith et Phantastes sont nommés comme ouvrage d’une librairie, dans la chanson portant le même nom qu’un autre album des Waterboys, . The Waterboys ont aussi souvent cité dans de nombreuses chansons comme Church Not Made With Hands et Further Up, Further In, confirmant le lien dans la culture moderne pop entre Macdonald et Lewis.
Une phrase de La Princesse légère est citée dans Beauty and the Beast, une chanson de Nightwish.
Le musicien contemporain new-age Jeff Johnson écrivit une chanson titrée The Golden Key tiré de l’histoire de George MacDonald du même nom. Il écrivit aussi de nombreuses autres chansons inspirées par MacDonald et les Inklings.
Le groupe de punk celtique chrétienne contemporaine a une chanson nommée George MacDonald sur leur album Out of the Fertile Crescent. La chanson cite librement des passages de Phantastes.
Le pianiste de jazz Ray Lyon a écrit la chanson Up The Spiral Stairs sur son album Beginning To See qui est sorti en 2007 ; les paroles de la chanson sont tirées des sermons de MacDonald des 26 et , présents sur le livre .
La romancière a imaginé un groupe de rock des années soixante nommé « Evenor »(comme un des titres d’un roman de Mac Donald) dans son ouvrage Rock & Roll Murders: The Rennie Stride Mysteries series.
Sur leur album sorti en 2008 , le groupe a intégré une chanson nommée From the Top of the World qui s’inspire du roman Au retour du vent du nord ().
Œuvres 1856 : Within and Without 1857 : Poems 1858 : Phantastes 1862 : David Elginbrod 1864 : Adela Cathcart 1865 : Alec Forbes of Howglen 1866 : Annals of a Quiet Neighbourhood (1866) 1867 : Dealings with the Fairies (recueil de nouvelles incluant The Golden Key, The Light Princess, The Giant's Heart, The Shadows, et Cross Purposes) 1868 : Robert Falconer 1868 : The Seaboard Parish 1871 : At the Back of the North Wind 1871 : Ranald Bannerman's Boyhood 1872 : The Princess and the Goblin 1872 : The Vicar's Daughter 1873 : The History of Gutta-Percha Willie, the Working Genius 1875 : Malcolm 1875 : The Wise Woman, or The Obstinate Princess: A Double Story 1877 : The Marquis of Lossie 1879 : Sir Gibbie 1883 : Donal Grant 1883 : The Princess and Curdie (suite de The Princess and the Goblin) 1888 : The Elect Lady 1893 : Song of the Days and Nights 1895 : Lilith
Notes et références
Liens externes
Court article sur l’influence de MacDonald sur CS Lewis
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