Marie Crous (fl. 1641Jean Pierre Poirier, Histoire des femmes de science en France: du Moyen Âge à la Révolution, 1997, .) est une mathématicienne française du .

Biographie

D'origine modeste, Marie Crous est la maîtresse d'écriture et la préceptrice de Charlotte de Caumont La ForceÀ ne pas confondre avec sa cousine, la poétesse Charlotte-Rose de Caumont La Force, née en 1650 donc après la publication de l'ouvrage dédié à Charlotte de Caumont La Force..

Elle publie en 1636Le privilège à la fin du livre est daté du . un abrégé, une étude sur le système décimal d'après Simon Stevin. En 1641, elle publie un précis à vocation pédagogique qui détaille les règles des calculs arithmétiques avec de nombreux exemples et problèmesElle dédie cet ouvrage à Madame de Combalet, duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu, mécène reconnue et amie de Marin Mersenne. Pour autant, Marie Crous ne semble pas connue des membres de l'académie du père Mersenne et n'est pas dans la liste des femmes savantes célèbres de cette époque .. Avec Marguerite Bramereau et son Rudiment d’arithmétique publié en 1655, elle est une des deux autrices françaises d'un livre de mathématiques au .

Contributions Son ouvrage dépasse ce que l'on trouve dans les manuels contemporains d'initiation aux calculs. Il inclut en effet une présentation des fractions décimales, adaptée de la disme de Simon Stevin :

L'ouvrage commence par une épître à sa noble protectrice. Elle la remercie en ces termes : Pour autant, elle ne lui attribue pas le mérite de ses inventions fait remonter cette habitude à François Viète dans la préface de son Isagoge à Catherine de Parthenay..

Dans la préface de son Advis de 1636, Marie Crous écritCette citation se trouve à la page 7 de l'Advis : Ainsi, Marie Crous propose l'adoption d'un système métrique. décimal, qui ne sera mis en place en France qu'à la fin du .

Elle introduit dans cet ouvrage un changement par rapport à Stevin : le point, placé en exposant (aujourd'hui la virgule en France), pour séparer les unités de la partie décimale :

Elle développe par ailleurs la méthode connue ultérieurement sous le nom de Pestalozzi, et ce qu'elle nomme la division de dénominationPour une explication, voir ., très utile pour les calculs mentaux, notamment dans son application à la règle de trois.

Œuvres Les ouvrages de Marie Crous ne sont connus que par le volume de la bibliothèque Mazarine (cote 30047) qui se trouvait originellement dans la bibliothèque du cardinal Mazarin.

Bibliographie ; aussi dans . . . . « Neither public nor private : mathematics in early modern France »

Annexes Postérité Marie Crous demeure relativement méconnue. Le mathématicien Olry Terquem regrettait qu'on n'ait pas donné son nom à une rue de Paris. Elle figure dans le livre Les Femmes dans la science d'Alphonse Rebière.. En 2003, Catherine Goldstein lui a consacré une partie d'un article sur les mathématiques en France au .

Notes et références

Liens externes

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