Cette chronologie d'Arles liste les événements historiques de la ville d'Arles, située en France dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Avant les Romains
Vers 800 av. J.-C. : la région rhodanienne et provençale occupée par les Ligures voit l'arrivée progressive de Celtes, d'où le terme celto-ligure s’appliquant aux indigènes. Vers 625 av. J.-C. : premières traces d'occupation sur l'îlot rocheux d'Arles. Vers 600 av. J.-C. : les Phocéens, marins grecs originaires d’Asie mineure fondent la ville de Marseille et s'installent en Provence. Très rapidement, ils créent des comptoirs sur le littoral et aux embouchures des fleuves. Vers 540 av. J.-C. : Sur le site d'Arles, fondation d'un emporion appelé Théline (La Nourricière) par les grecs de MarseilleCf. Ora Marina, v. 689-691. Vers 500 av. J.-C. : l'arrivée des immigrés à Marseille à la fin du entraîne une transformation de l'emporion vers la fondation d'une colonie structurée quant à l'organisation de son habitat. Vers 380 av. J.-C. : probablement lors de la poussée celte du début du , la cité revient sous domination autochtone et reprend son patronyme d'Arelate (la ville des marais) : le lieu situé près (are) de l'étang (late). 218 av. J.-C. (à la fin août) : lors de la deuxième guerre punique, Hannibal franchit le Rhône à quatre journées de marche de la merHannibal arrivé à quatre journées de l'embouchure du Rhône, entreprit de passer, parce que ce fleuve n'avait là que la simple largeur de son lit - Polybe - Chapitre VIII, soit probablement au nord d'Arles entre Tarascon et Avignon. Vers 200 av. J.-C. : à la fin du , Arles participe probablement à la fédération des Salyens qui se forme à partir de la réunion des « Celto-Ligures » de Provence autour de centres proto-urbains, placés sous le contrôle d'une aristocratie locale.
L'époque romaine
49 av. J.-C. : Arles aide Jules César lors de la guerre civile en construisant douze vaisseaux de guerre utilisés contre Marseille. 46 av. J.-C. : fondation de la colonie romaine d’Arles pour les vétérans de la légion. Vers 40 av. J.-C. : début d'un plan d'urbanisme monumental portant sur la création de fortifications et la construction de trois édifices majeurs : le forum, l'arc du Rhône et le théâtre. Vers 80 : nouveau plan d’aménagement urbain sous la dynastie flavienne (69-96) en raison de expansion de la cité liée au développement économique et commercial. Après la première urbanisation augustéenne, le nouveau projet nécessite la modification du tracé nord de la première enceinte romaine pour permettre la construction des arènes. Vers 150 : nouveau développement urbain avec notamment la construction du cirque romain et l'aménagement de Trinquetaille en quartier résidentiel. 254 : première mention historique de l'Église arlésienne dans une lettre papale d’Étienne . Vers 257, 268-278 et 289-292 : invasions de la seconde partie du et destruction des quartiers suburbains et de Trinquetaille. Vers 303 : les persécutions de Dioclétien contre les chrétiens ont laissé trace à Arles d'une légende : le martyre de Saint Genest 307 : Constantin à Arles ou à Trèves pour son mariage avec la fille de Maximien, Fausta 308-310 : Maximien chassé par ses troupes se réfugie dans la cité jusqu'en 310 313 : transfert de l'atelier de frappe d'Ostie à Arles. Les frappes arlésiennes seront poursuivies durant tout le et au début du . 314 : sollicité par les évêques chrétiens africains pour son arbitrage impérial, Constantin organise un concile à Arles (cf. conciles d'Arles) le août 314 pour y faire condamner le donatisme. Ce concile se déroule dans l'église construite sur un ancien temple antique dédié à la Bonne Déesse et devenue depuis Sainte Marie Majeure, puis Notre Dame de la Major. 314 et 316 : résidence de Constantin dans la cité. Son fils Constantin II y nait le 7 août 314 et la cité d'Arles va recevoir peu après, en 328, le surnom de Constantina qu'elle conservera jusqu'en 340. 353 : concile organisé à l’instigation de Constance II et présidé par l'évêque Saturnin. Ce concile consacre temporairement l'arianisme. Vers 365 : Arles est décrite par le poète Ausone dans un ouvrage recensant les 17 villes les plus importantes de l'Empire ( Ouvre, Arles, douce hôtesse, ton double port…) 371 : Arles est le point de départ de l'expédition organisée par Théodose l'Ancien pour réprimer la révolte des Provinces d’Afrique contre Valentinien. 407 : l'administration impériale déplace la préfecture du prétoire des Gaules située jusqu'alors à Trèves sur Arles (PALANQUE J.R. fixe cette date un peu plus tôt à 395). La cité provençale connaît en conséquence une véritable renaissance un siècle exactement après Constantin . 408-411 : le général romain, proclamé empereur, Constantin III s’établit dans la cité en 407 ou probablement au début de 408 jusqu'en 411. 411 : après trois mois de siège prise de la ville à la fin de l'été 411 par le patrice Constance envoyé par l’empereur légitime Honorius. 411-414 : Constance réside à Arles jusqu'en 414 date du départ des Wisigoths d'Athaulf en Espagne. 417 : le 22 mars, Zosime qui vient d'accéder à la papauté élève l'Église d'Arles au rang de primatiale des Gaules en faveur de son évêque Patrocle. Toutefois ce privilège est de courte durée : il est annulé dès 418 par Boniface , le successeur de Zosime. 418 : Édit d'Honorius et Théodose. Par l'édit du 17 avril 418, reçu à Arles le 23 mai, Honorius renforce le rôle de la cité d'Arles qui est choisie comme lieu d'assemblée annuelle des sept-provinces. 425 : le général romain Aetius oblige les Wisigoths à la retraite devant la cité. 425 : la présence de juifs à Arles est attestée dès 425 par le décret de l'empereur Valentinien III envoyé à Patrocle l’évêque de la cité et à Amatus le préfet des Gaules. Cette présence est confirmée en 443 par les canons du concile d'Arles puis en 449 lors des funérailles de l'évêque Hilaire (429-449). 428 : écroulement du pont de bateaux d'Arles sous l'affluence des fidèles qui traversent d'une rive à l'autre pour la célébration annuelle du martyre de Saint Genès. 430 : la ville est assiégée sans succès par les Wisigoths. vers 430 : apparition du phénomène des habitations parasitaires, dans les bâtiments et espaces publics en raison de la croissance de la population due au transfert de la Préfecture et de la recherche d’une protection améliorée auprès des remparts de la ville. 449 : Sidoine Apollinaire décrit les fêtes données à Arles pour l'inauguration du consulat d'Astère et de Protogène. 450 : conflit entre les diocèses d'Arles et de Vienne. Le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise restent du domaine du métropolitain d'Arles. 451 : au printemps 451, Aetius s’attarde à Arles pour obtenir des renforts pour défendre l'Empire contre Attila qu'il vaincra en juin devant Orléans, puis en septembre lors de la bataille des champs Catalauniques, près de Troyes. 453 : la cité est à nouveau attaquée par les Wisigoths qu'elle réussit à repousser grâce à la résistance et à la diplomatie de Tonance Ferréol, préfet du prétoire des Gaules. 455 : le 9 juillet à Arles (à Beaucaire, d’après d’autres sources), Avitus est proclamé empereur d’occident. 456 : à la suite d'un coup d’État, Avitus doit quitter Rome et se réfugie à Arles où après avoir rassemblé des troupes, il tente de reconquérir son titre en Italie. 457-458 : siège de la ville par le wisigoth Théodoric II. Arles est sauvée par l'intervention de l'empereur Majorien. 458-461 : Majorien réside dans la cité. 471 : défaite d'une armée romaine conduite par Anthemiolus, le fils de l'empereur Anthémius, face aux troupes d'Euric près d'Arles. 472 : Arles résiste à un siège des Wisigoths 473 : prise de la cité, ainsi que la ville de Marseille, par les Wisigoths. 475 : la Provence revient temporairement sous l'autorité romaine après la cession de l'Auvergne aux troupes d'Euric. 476 : Euric poursuit ses conquêtes en se rendant d'abord maître d'Arles et de Marseille, et de là toute la partie de la Provence en deçà de la Durance. 484 : Euric meurt de mort naturelle lors d'un séjour à Arles en novembre ou décembre 484. 495-500 : Arles passe sous la domination du roi burgonde Gondebaud au plus tard en 499 ou 500.
Le haut Moyen Âge
501 : à l'occasion du conflit entre Francs et Burgondes (500-501) la ville repasse sous le contrôle des Wisigoths; en effet, pour se défendre de son frère Godégisile et de Clovis qui l'assiègent à Avignon, Gondebaud doit s'allier avec le roi Wisigoth Alaric II qui profite de la situation pour récupérer la cité. 502 : les Francs et les Burgondes réconciliés essayent de prendre la cité, une première fois par Thierry, fils de Clovis, qui est battu près d'Arles, puis dans la plaine de Bellegarde probablement au début de 502. 507-508 : les Francs et les Burgondes interviennent une seconde fois après la bataille de Vouillé et la mort du roi Alaric. Lors de cette seconde tentative, la cité assiégée est secourue par les Ostrogoths de Théodoric le Grand. 511-536 : Libérius, préfet du prétoire des Gaules nommé par Théodoric. 512 : Césaire, après avoir fait une première tentative hors des murs dans les années 506-507, installe finalement le 26 août 512 le monastère Saint-Jean dans l'angle sud-est du rempart où sous le nom de Saint-Césaire, il est demeuré jusqu'à la Révolution. 513 : l'archevêque Césaire reçoit du pape Symmaque le droit de porter le pallium et devient ainsi son représentant en Gaule. 534 : la ville est assiègée par Thibert (ou Théodebert). 536 : cession de la cité et de la Provence par les Ostrogoths aux Francs. Au cours de l'hiver 536 / 537, Thibert fils de Thierry et son oncle Childebert viennent prendre possession de leur nouvelle acquisition. 548 : Aurélien fonde à Arles un monastère pour hommes sur ordre du roi Childebert. Ce monastère intra-muros, dénommé des Saints-Apôtres, est à l’origine de l’église Sainte-Croix dans le Bourg-Vieux. 549-600 : peste de Justinien; elle est évoquée à plusieurs reprises par Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs : il la cite en particulier à Arles en 549. Quelques années plus tard, en 588, l'épidémie toujours présente emporte l'archevêque Licerius. 561 : partage de la Provence et création du couloir austrasien reliant l'Auvergne à Marseille et isolant Arles. 567 : une épouse de Gontran roi de Bourgogne (561-591), est enfermée chez des moniales arlésiennes. 570 : Arles est assiégée à deux reprises, initialement par les généraux Austrasiens Firmin et Audovère qui s'emparent de la cité, puis par les troupes du comte burgonde Celsus envoyées par Gontran qui bénéficiant d'un stratagème de l'évêque Sapaudus, écrasent l'armée austrasienne et reprennent la ville. 574 : Arles est assiégée par les Lombards qui pillent la ville et razzient le bétail de la Crau. 580 : une crue historique noie les faubourgs de la ville ; le cirque d'Arles dévasté ne sera jamais réhabilité. 585 et/ou 587 : Arles est assiégée par les Wisigoths qui en représailles de l'invasion de la Septimanie par Gontran en 585, inondent la ville en détournant les eaux du Rhône. La cité a probablement été deux fois l'objet de représailles, en 585-586 et 587. Au cours de cet épisode, la région et la ville d'Arles sont défendues par Leudegisèle. 591 : le pape Grégoire le Grand réprimande l'archevêque d'Arles, Virgile, à la suite de nombreuses plaintes à propos de conversions forcées de juifs chassés d'Orléans qui se réfugient en Provence; 595 : le 12 août, Grégoire le Grand adresse à l'archevêque Virgiles sa lettre O quam bona sur la simonie, pour le mettre en garde contre les méfaits de cette hérésie. 596 : préparation à Arles et à Marseille de la mission d'évangélisation de l'Angleterre, confiée à Augustin.