Le régiment de cuirassiers (ou RC) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Étranger cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.

Il a été dissous en 1962.

Création et différentes dénominations 1657 : levée d'un régiment de cavalerie par le comte de Roye 1659 : création du régiment Royal-Etranger par l'amalgame de divers régiment étrangers au service de la France et du Régiment du comte de Roye 1791 : le régiment prend le nom de de cavalerie 1803 : devient le Régiment de Cuirassiers 1815 : dissolution après les Cent-Jours 1825 : recrée par transformation du de dragons 1920 : dissolution à la fin de la Guerre Mondiale 1940 : Régiment de cuirassiers et dissolution après la campagne de France 1945 : Régiment de cuirassiers 1962 : dissolution

Chefs de corps Ancien Régime 1657 : le comte de Roye

1673 : de Coigny 1704 : de la Tournelle 1706 : de Saint-Chamans 1710 : de Valentinois 1720 : de Saint-Maure 1740 : de Charleval d'Auneuil 1756 : de Chabot 1763 : de Vernassal 1764 : d'Hautefort 1770 : d'Havrincourt 1782 : de Montsoreau 1788 : de Sully

Guerres de la Révolution et de l'Empire 1789 : le comte Charles de Lameth 1791 : Pierre Louis Auguste De Villoutreys de Faye - Colonel 1793 : Mathurin Gondaud - Chef de brigade 1802 - 1805 : Francois-Joseph Offenstein - Chef de brigade, puis colonel à partir de 1803 (*) 1807 : colonel Jacques Charles Dubois de Thimville, blessé le (*) 1812 : colonel Michel Ordener 1813 : colonel Claude Francois Richardot 1813 : Eugène d'Astorg - Colonel

Après 1815 1835 : colonel de Barbeyrac de Saint-Maurice 1847 : colonel Salmon 1851 : colonel Mavet 1853 : colonel Ameil 1855 : colonel Tixedor 1862 : colonel Nitot 1870 : colonel Boré-Verrier 1875 : colonel Bignon 1881 : colonel Burnes 1898 : colonel Henri Magon de La Giclais 1907 : colonel Desprez 1913 : colonel de Maison Rouge

1959 : colonel Bouchet

(*)Officiers ayant atteint par la suite le rang de général de brigades.

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime Lorsque la France, en 1635, prend part à la guerre de Trente Ans, le duc de Saxe-Weimar, qui avait offert ses services au cardinal de Richelieu, amène avec lui 16 vieux régiments allemands qui s’illustrent de telle manière au service de la France qu’ils y restent après la mort de leur chef.

Plus tard, au moment de la paix des Pyrénées, c'est avec les débris de ces bandes étrangères qu'est formé par ordre du , le « Royal étranger ». Son premier colonel sera le comte de Roye qui avait levé le noyau du nouveau régiment le . le régiment de Roye est engagé contre les espagnols dans l’armée de Turenne et reçoit le baptême du feu à la bataille de Dunes en 1658 ou son action décide du succès de la bataille.

En 1668, il passe à l’armée de Hollande. En 1667, lors de la guerre du droit de dévotion, il assiste aux sièges de Tournai, Douai et de Lille. La paix de Nimègue renvoie le régiment en garnison à Caen.

C'est ensuite la campagne d’Allemagne en 1689 où il se distingue particulièrement au combat de Kockheim. Puis ses actions l’amènent aux Pays-Bas, il combat à Fleurus en 1690 et Mons en 1691.

Le , au sein de l’armée du maréchal de Villeroy, le "Royal Etranger" combat les troupes anglo-autrichiennes à Ramillies en Belgique.

Il participe à la guerre de Succession d'Autriche et en particulier le 11 mai 1745 lors de la bataille de Fontenoy

Le , le régiment combat à Minden contre les hanovriens. Après un fort engagement il se replie en ordre à la suite de l’échec des troupes françaises.

1760: Bataille de Corbach

Guerres de la Révolution et de l'Empire En 1789, en garnison à Arras, il est commandé par le comte Charles de Lameth.

En 1791 par ordonnance en date du , le régiment devient le de cavalerie, il est commandé par le sieur Pierre Louis Auguste De Villoutreys de Faye - Colonel.

En 1792, au mois de mars, le de cavalerie, est en garnison à Commercy, il se distingue le dans l’affaire de la Croix au Bois en chargeant les Hongrois et le il est à Valmy. Après la victoire de Jemmapes le , il est à l’armée des Ardennes où avec le de cavalerie il participe à la prise de Charleroi puis de Namur le . Le régiment prend pour l’hiver ses cantonnements à Flawinne près de Namur.

En 1793, le régiment participe activement le à la bataille de Neerwinden.

En 1794, rattaché à l'armée du Nord, le régiment combat le à Solesmes où il exécute trois charges sanglantes pour l’ennemi. Le c’est la bataille de Menin. Le , au lendemain de la bataille d'Aldenhoven.

Le , le de cavalerie participe au siège de Luxembourg.

Il fait les campagnes des ans IV et V à l’armée de Sambre-et-Meuse ; an VI aux armées d’Allemagne et de Mayence ; an VI aux armées de Mayence, du Danube et du Rhin ; ans VIII et IX à l’armée du Rhin.

En 1800, le régiment fait campagne à l’armée du Rhin avec la division Souham, il combat le à Ulm, ainsi qu'aux batailles de l'Iller () et d'Hochstedt (), au passage du Danube(). Début décembre, le colonel François-Joseph Offenstein prend le commandement du . La paix revenue le régiment est placé à Trèves.

Il se trouve en garnison à Stenay le , date à laquelle il est renforcé par incorporation du du de cavalerie.

Le , alors qu'il se trouve en garnison à Stenay, il est transformé en régiment de cuirassiers, sous le nom de de cuirassiers lors de la réorganisation des corps de cavalerie. Le de cuirassiers a fait les campagnes de l’an XIII à 1806 à l’armée d’Italie.

En 1807 et 1808, il est attaché au corps de réserve de cavalerie et au de cavalerie de la Grande Armée. En 1807, le régiment a 4 escadrons, commandé par le lieutenant-colonel Dubois s’illustre à bataille d'Heilsberg le , puis à Friedland le .

En 1809 et 1810, il est à l’armée du Rhin ( et au de cavalerie de l’armée en Allemagne. Le , il participe à la bataille d’Essling, puis de Wagram les 5 et .

En 1811, il est au camp d’Utrecht. vignette|Le en 1812. En 1812, le régiment est au corps d’observation de l’Elbe et commandé par le lieutenant-colonel Ordener, est en réserve avec les et à la division Doumerc. Le , après la bataille de Polotsk, où il oblige les troupes russes à la retraite, il est maintenu sur place pour assurer les arrières de la grande armée et son ravitaillement. Du 26 au , lors de la retraite de Russie, les cuirassiers du chargent à plusieurs reprises, pour contenir les troupes russes. Ces actions retardatrices permettent aux pontonniers d’Éblé la construction des deux ponts sur la Bérézina.

En 1813 et 1814, il est au de cavalerie à Hambourg. Le , le régiment fait partie du corps de cavalerie de La Tour-Maubourg. Il combat les russes à Reichenbach mais ne peut assurer le succès des armes, la nuit ne permettant pas la poursuite. Puis ce sera Bautzen les 20 et . La retraite vers la France, les 26 et , il combat à Dresde, en Saxe, contre la coalition austro-russo-prussienne.

Pendant la campagne de France, il participe à Champaubert à l’écrasement de la cavalerie russo-prussienne. Le 14 février à Vauchamps, chargeant la garde en fin de soirée, le participe à la dislocation de l’armée de Silésie du général Blücher puis le 28 mars à la bataille de Claye et au combat de Villeparisis.

En 1815, il fait partie de la de cavalerie. Le à Ligny, il fait partie de la grosse cavalerie de Delort qui, à 19 heures, décide du sort de la bataille en culbutant la cavalerie prussienne de Blucher. Le , le de cuirassiers, commandé par le lieutenant-colonel Richardot, est en réserve de la cavalerie commandé par le maréchal Grouchy à Wavre. Le , c'est Waterloo où, au cours de la bataille, le régiment taille en pièces la brigade de dragons de Ponsonby.

Le régiment est licencié le , ses débris sont versés dans le de cuirassiers de Berry, de nouvelle formation.

1792 : bataille de Valmy 1793 : Bataille de Neerwinden (1793), bataille d'Hondschoote, bataille de Wattignies 1794 : Roer 1799 : Bataille de Stockach 1800 : Bataille de Höchstädt (1800) 1805 : Passage du Tagliamento bataille de Caldiero 1807 : Bataille d'Heilsberg 1809 : bataille d'Essling Bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie Seconde bataille de Polotsk Bataille de la Bérézina 1813 : Campagne d'Allemagne Reichenbach Bataille de Dresde 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France Bataille de Champaubert 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps 28 mars : Bataille de Claye et Combat de Villeparisis 1815 : Bataille de Ligny Bataille de Waterloo

Restauration En 1825 le régiment, par ordonnance en date du , est recréé à partir du de dragons licencié. Le régiment fait partie successivement de l’armée des Alpes de 1848 à 1849, puis de celle de Lyon en 1850.

Second Empire Jusqu’en il occupe de nombreuses garnisons, Lyon, Meaux, Versailles, Maubeuge, Haguenau, Lunéville, Verdun… Il est employé dans de nombreuses opérations de maintien de l’ordre.

Guerre de 1870-1871 Fin , le régiment (, , , et ) quitte son dépôt de Chartres pour rejoindre à Pont-à-Mousson l’armée du Rhin de Mac-Mahon. Il fait partie, avec le de cuirassiers, de la division de réserve de cavalerie de Forton et compte à la de Gramont. Il est transporté le par voie ferrée de Chartres à Pont-à-Mousson, combat le à Rezonville et s’illustre contre la brigade prussienne Bredow, mais ce succès n’est pas exploité. Le combat ensuite autour de Metz à Rozérieulles, Saint-Privat, Chambière. Le , les restes du régiment sont démontés. La capitulation de Metz, le , officialise la fin du régiment.

Resté à Chartres, le dépôt du régiment envoie le son former le de marche de cuirassiers à Vendôme. Le dépôt quitte mi-septembre Chartres pour s'installer à Niort. Dans cette ville, d' à , il forme trois escadrons de marche, numérotés , et et qui rejoignent respectivement le de marche de cuirassiers, le de marche de cuirassiers et le de marche de cuirassiers.

Pendant ce temps, fin , un de marche de cuirassiers est constitué à Château-Renault sous les ordres du lieutenant-colonel Bergeron, avec un demi-escadron du régiment de carabiniers de l'ex-Garde impériale, un demi-escadron du régiment de cuirassiers de l'ex-Garde impériale, un escadron du de cuirassiers, l'escadron du de cuirassiers mentionné plus haut et un escadron du de cuirassiers. .

On le retrouve le près d’Orléans, le à Tours puis le au Mans pour un dernier combat. L’armée de la Loire sera dévaluée par l’armistice du .

De 1871 à 1914 Le de marche rejoint début Niort, où il fusionne le avec le dépôt du de cuirassiers.

En 1891 le régiment appartient à la de cavalerie du général Viel d’Espeuilles, il est commandé par le lieutenant-colonel Burnez et fait partie de la .

1896 - 1914 : garnison Lyon. Chef de corps de 1898 à 1906 : colonel Henri Magon de La Giclais.

En , à la suite de la révolte vigneronne, il vient soutenir les troupes de maintien de l’ordre engagées à Narbonne.

En 1913 il est en garnison à Lyon sous le commandement du colonel Arnoux de Maison Rouge.

Première Guerre mondiale

Le de cuirassiers est mobilisé à Lyon.

En août 1914, il fait partie, avec le cuirassiers, de la de cuirassiers, de cavalerie.

1914 Il combat du 4 au en Lorraine au sud de Vezouzes, puis dans la région de Sarrebourg-Buhl du 17 au . 1915 En 1915 déplacé dans les Flandres il bataille sur l’Yser.

1916 En 1916 la est disloquée. 1917 De 1917 à 1918 il combat soit en unité de reconnaissance montée, soit à pied dans les tranchées en Picardie, participe aux combats de Dravegny, Le Charmel dans l’Aisne puis dans la Marne.

1918

Entre-deux-guerres Le régiment est dissous le .

Seconde Guerre mondiale 1940