Guillaume-Léon Margue, né le à Salornay-sur-Guye, où il est mort le , est un homme politique français. Il fut député de à .

Biographie Fils d'un ancien notaire devenu juge de paix, il étudia le droit et s'inscrivit au barreau de Mâcon. Républicain, il fit de l’opposition au Second Empire, plaida avec un certain talent plusieurs procès politiques dans le département du Rhône, puis s’associa à toutes les campagnes de l’opposition à Napoléon III., et fut interné à Paris après le coup d'État du 2 décembre 1851.

Secrétaire d'Alexandre Dumas de 1858 à 1860., il collabora au journal l’Alliance républicaine de Saône-et-Loire., et se présenta, comme candidat indépendant au Corps législatif, le , dans la circonscription de Saône-et-Loire, qui ne lui donna que , contre au candidat officiel élu, Lacroix, à Ballard, à Boysset et à André. Le , il obtint encore, comme candidat à l'Assemblée nationale, , sans être élu.

Conseiller général du canton de Cluny (1873-1880), il se présenta de nouveau aux élections législatives du , et fut élu député de la circonscription de Mâcon, par (, ). Il siégea à gauche, parmi les radicaux, vota pour la proposition d'amnistie plénière de François-Vincent Raspail et, après qu'elle eut été repoussée, en émit une autre, différente dans les termes, mais à peu près équivalente sur fond, et qui connut le même sort. Adversaire du gouvernement du Seize-Mai, il fut l'un des signataires du manifeste des 363. Réélu comme tel, le , par (, ), il se rapprocha de la majorité modérée, et appuya les ministères républicains de la législature. Il vota pour l'article 7, pour l'amnistie, pour l'invalidation de l'élection d'Auguste Blanqui, pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.

Il prit part à un grand nombre de discussions parlementaires, mais un certain renom lui vint surtout d'un bruyant incident de séance. On l'entendit distinctement un jour, au milieu d'un tumulte soulevé par plusieurs députés de la droite, traduire à haute voix son impression par un mot, un seul, celui qu'avait déjà illustré le général Cambronne. Ce mot ne nuisit pas à sa fortune politique. Réélu député, le , par (, ), il fut nommé, lors de la constitution du cabinet Gambetta (), sous-secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur. Il s'associa aux actes du chef de l’Opportunisme, quitta les affaires avec lui le , se prononça contre le ministère Freycinet, revint au pouvoir comme sous-secrétaire d'État à l'Intérieur sous le ministère Ferry (du au mois de ), prit encore quelquefois la parole, vota tantôt avec l’Union républicaine, tantôt avec la gauche radicale, et, porté, le , sur la liste opportuniste de Saône-et-Loire, échoua avec (, ). Il se désista au second tour, et fut nommé conseiller à la cour de Paris.

Au lendemain de sa mort, Le Figaro écrivit :

Il était le beau-frère du critique Henri de Lapommeraye.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des députés de Saône-et-Loire Politique en Saône-et-Loire

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