thumb|290px|right|Acratia, journal de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires du Nord (22 mai 1937). thumb|290px|right|Ruta, journal des Jeunesses Libertaires en France (numéro 269 du 19 novembre 1950).
La Federación Ibérica de Juventudes Libertarias ou FIJL (ou JJLL pour les fédérations locales), est le « mouvement de jeunesse ». de la Confederación Nacional del Trabajo (CNT), organisation anarcho-syndicaliste fondée en 1910 à Barcelone. Quant à elle, la FIJL est fondée en structure autonome à Madrid en pendant la seconde République espagnole. Ses membres sont connus sous le nom de Juventudes Libertarias (Jeunesses libertaires).
Au début de 1936, la FIJL réunit et en . Pendant la révolution sociale espagnole de 1936, son secrétaire général est Fidel Miró i Solanes., ancien secrétaire de la région catalane.
En , la FIJL est l'une des trois composantes du Movimiento libertario (Mouvement libertaire), structure de coordination qui réunit outre la FIJL, la Confederación Nacional del Trabajo et la Federación Anarquista Ibérica (Fédération anarchiste ibérique) créée en 1927.
La FIJL publie, entre autres organes de presse en Espagne puis en exil en France, Juventud Libre (Madrid)L'Éphéméride anarchiste : Juventud Libre. et Ruta (Barcelone)L'Éphéméride anarchiste : Ruta..
Histoire
De la création à la fin de la guerre d'Espagne thumb|right|Affiche de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires. thumb|right|290px|Local de la FIJL à Valence dans les années 1930.
Le congrès fondateur de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires a lieu à Madrid du 22 au avec principalement des délégations de ]Madrid, Barcelone, Valence et Grenade, avant que l’organisation ne s’étende à toute la péninsule ibérique.
C'est le groupe des jeunes madrilènes qui composent les premiers Comités péninsulaires. Les jeunes Catalans, se méfiant de ce qu'ils perçoivent comme une structure centralisée à Madrid, sont favorables à des groupes et fédérations plus autonomes, sans organe central. Ils refusent longtemps la dénomination de FIJL pour celle de Jeunesses Libertaires (JJLL). Le journal Ruta est l'organe officiel des Jeunesses Libertaires de CatalogneL'Éphéméride anarchiste : Préparez-vous à rejoindre les Jeunesses Libertaires..
La FIJL est composée de plusieurs tendances qui divergent sur les relations à avoir avec la CNT et la FAI. Une première tendance affirme une indépendance totale vis-à-vis des deux organisations « mères ». Les deux autres penchent pour des liens plus étroits soit avec la FAI, soit avec la CNT. C'est finalement la première tendance qui l’emporte, jusqu’à l’été 1937, lorsque la fédération est progressivement contrôlée par la CNT-FAI..
En , à Valence, se tient son deuxième congrès.
De 1945 à la chute du franquisme
Après la guerre d'Espagne, deux entités distinctes apparaissent. L'une, « internationale », dont le siège est à Paris, composée de réfugiés et exilés (Fédération internationale des jeunesses libertaires). L'autre, « locale », en l'Espagne, que la dictature franquiste réprime et est a ; elle fut refondée à plusieurs reprises.
En Espagne
En France thumb|290px|right|Juventud Libre, journal des Jeunesses Libertaires en exil en France (25 juin 1947).
Ruta, le journal de la FIJL en exil est interdit de parution en France en Génériques, Presse et mémoire : France des étrangers, France des libertés, Éditions de l'Atelier, 1990, page 56.. Il est remplacé par Juventud Libre (Jeunesse Libre) à son tour interdit en .
Le , le ministère de l'intérieur dissout l'organisationJournal officiel daté du 20 octobre 1963, page 9404..
Publications Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Lausanne) : notices bibliographiques. Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL), Ni catalanistes ni espagnolistes, L’Albada Social, , .
Personnalités notables Étienne Roda-GilEdwy Plenel, Voyage en terres d'espoir, Éditions de l'Atelier, 2016, page 159.. Pepita Carpeña« Pepita Carpeña est ouvrière en usine dès 11 ans, et entre à 14 ans à la CNT (Confédération nationale du travail), puis à la FIJL (Fédération ibérique des jeunesses libertaires) », Collectif, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber, Béatrice Didier, Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, 2013, page 4536. Joaquín Delgado« Tous deux fils de réfugiés espagnols, ils ont grandi dans le sud de la France, ont milité aux Jeunesses libertaires », Jean-Luc Allouche, « Granados et Delgado, un crime légal », documentaire. Ni Dieu ni maître, innocents, Libération, 4 décembre 1996, lire en ligne. María Bruguera Pérez Federico Arcos Ángel Olivares Gallego
Bibliographie et sources
Alaíz Fel, La FIJL en la lucha por la libertad - Vidas cortas pero llenas..., Ediciones Juveniles, 1954, reproduction de la couverture en ligne. Alaíz Fel, Víctor García, Antonia Fontanillas, Germinal Gracia, La FIJL en la lucha por la libertad - Vidas cortas pero llenas..., 2017Patrick Granet, Des vies courtes, mais pleines… Le anniversaire de la FIJL, Serpent libertaire, 23 octobre 2017, .. Tomás Ibáñez, Une résurgence anarchiste : les Jeunesses libertaires dans la lutte contre le franquisme : la FIJL dans les années 1960, avec Salvador Gurucharri, Acratie, 2012, , , présentation éditeur. Nicolas Inghels, La F.I.J.L., les rencontres de jeunes et la violence in Le mouvement anarchiste en Belgique francophone de 1945 à 1970, mémoire de licence en Histoire contemporaine, sous la direction de José Gotovitch, Université libre de Bruxelles, 2002, . Édouard Waintrop, Les Anarchistes espagnols, 1868-1981, Denoël, 2012. . José Peirats, La Federación Ibérica de Juventudes Libertarias in Los anarquistas en la crisis politica española, Éditions Jucar, Madrid, 1976, pp. 201-211. José Peirats, Les F.I.J.L. (Fédération ibérique des jeunesses libertaires) 1936-1939 in Les anarchistes espagnols, Révolution de 1936 et luttes de toujours, Éditions Repères-Silena, 1989, traduction Philippe Cazal et Amapola Gracia, . Miguel Iñiguez, Esbozo de una Enciclopedia histórica del anarquismo español, Fundación de Estudios Libertarios Anselmo Lorenzo, Madrid, 2001, pp. 227-229. Jesús López Santamaría, Las Juventudes Libertarias durante la Guerra Civil (1936-1939), thèse de doctorat, Université de Salamanque, 1983. Octavi Alberola, La révolution entre hasard et nécessité, Atelier de création libertaire, 2016, . Luís Andrés Edo, La CNT en la encrucijada. Aventuras de un heterodoxo. Flor del Viento, Barcelona 2006, . Heleno Saña: Die libertäre Revolution. Die Anarchisten im spanischen Bürgerkrieg, Edition Nautilus, Hamburg, 2001, . . Alain, La Fédération ibérique des jeunesses libertaires, Le Monde libertaire, ,
Liens
Dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes : notices biographiques en lien avec la FIJL. CRAS 31, Documents archivés sur la FIJL (Fédération ibérique des jeunesses libertaires), 2014-2017, . Fédération internationale des centres d'études et de documentation libertaires : affiches et cartes postales. Libcom : articles évoquant la FIJL.
Articles connexes Anarchisme en Espagne Confédération nationale du travail (Espagne) Liste d'organisations anarchistes
Liens externes . . .
Notes et références Notes
Références
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