Eleftherotypía (en , « Presse libre ») était un journal quotidien grec publié à Athènes, avec un tirage de . Sa première parution date de 1975. C’était l’un des journaux les plus diffusés en Grèce. Il appartenait à l'origine à ses journalistes, mais il a été racheté par les frères Tegopoulos, des hommes d'affaires. Il est maintenant dirigé par Thanassis Tegopoulos. Il a cependant conservé son orientation à gauche. Il publiait aussi une édition du dimanche : Kyriakátiki Eleftherotypía (). Tous les mercredis, 9 était le supplément BD du journal et se vendait à .

Le problème de l'extrême gauche Si le journal est plutôt social-démocrate et proche du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) en général, il a cependant parfois été très critique des gouvernements socialistes. Les éditions du samedi et du dimanche laissent aussi une place très grande à un groupe de journalistes, qui se fait appeler , (« virus »). Les articles de ce groupe sont souvent des attaques très virulentes contre l'extrême droite, l'Église, l'armée, la police et la politique extérieure des États-Unis.

En , l'Organisation révolutionnaire du 17-Novembre choisit Eleftherotypía pour publier son manifeste intitulé Réponses aux partis et groupes (). La préface du texte expliquait que le journal avait été choisi parce qu'il avait toujours fidèlement rendu compte des actions du groupe et qu'il avait toujours relayé les idées de la gauche, même lorsqu'il ne les partageait pas. À partir de cette date, Eleftherotypía eut l'exclusivité des communiqués de 17-Novembre, mais aussi de tous les autres groupes d'extrême gauche (des anarchistes aux terroristes). Il s'abstenait aussi de condamner les attentats, même les assassinats politiques. En 2005, le journal fut condamné en appel à verser € de dommages au procureur chargé de l'enquête contre 17-Novembre, Christos Lambrou, pour diffamation.

De la faillite à l'autogestion Le , Mania Tegopoulou, sa propriétaire, a placé le journal sous la protection de l'article 99 de la loi sur les banqueroutes. Elle n'a pas réussi à trouver de nouveaux investisseurs pour faire face aux frais de publication et aux salaires impayés depuis des mois de ses journalistes e-Kathimerini 22/12/2011. Le les travailleurs en grève ont sorti un numéro du journal en autogestionGrèce, le journal « Eleftherotypia » 800 salariés : en grève reconductible depuis le 22 décembre 2011 sortent en AUTOGESTION un journal au service des luttes.. L'expérience a été renouvelée début . Elle a poussé le propriétaire Tegopoulos Publishing à annoncer la reprise de la parution du journal et de ses suppléments (Kyriakátiki Eleftherotypía, E) et la réouverture de son site internet e-Kathimerini 08/11/2012. La publication a finalement arrêté en .

Annexes Notes et références

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