Radio Free Asia est une station de radio privée financée par le Congrès des États-Unis et qui émet en 9 langues asiatiques.

Histoire En 1951, peu après que la Chine devient communiste, Radio Peking devient une radio à diffusion internationale Philip Taylor, Global Communications, International Affairs and the Media Since 1945, , entraînant la fondation par les États-Unis la même année de Radio Free Asia (RFA), équivalent asiatique de Radio Free Europe , Encyclopedia of Radio 3-Volume Set, ..

Radio Free Asia (R.F.A.) est fondée, en 1950, par la CIA à travers un organisme appelé Committee for Free Asia (Comité pour l’Asie libre). R.F.A. émet depuis Manille (aux Philippines), Dacca et Karachi (au Pakistan) jusqu’en 1961. En 1971, prend fin le rôle de la CIA dans cette station qui passe sous la tutelle du (B.I.B.) ; ; .

L'intérêt politique pour les États-Unis d'émettre en Asie se fait jour de nouveau après les manifestations de la place Tian'anmen à Pékin en 1989 Susan B. Epstein, Radio Free Asia, CRS Report for Congress (PDF)..

En 1994, Radio Free Asia est ressuscitée par l’ qui est voté par le Congrès des États-Unis. RFA devient officiellement un groupe privé sans but lucratif. Elle est financée par une subvention fédérale annuelle provenant du Broadcasting Board of Governors (BBG), un groupement de radios dépendant, de 1994 à 1999, de l'agence de propagande United States Information Agency et dont le directoire est représenté par le secrétaire d'État et 8 personnes choisies par le président des États-Unis. Le BBG sert à RFA de bureau des directeurs, réalisant et supervisant les demandes de subventions pour RFA. La mission de BBG dans ses statuts est de « promouvoir et soutenir la liberté et la démocratie en émettant des nouvelles et des informations appropriées et objectives au sujet des États-Unis et du monde à des auditoires d'outremer ».

RFA recommence à émettre en 1996 Mann, After 5 Years of Political Wrangling, Radio Free Asia Becomes a Reality, The Los Angeles Times, September 30, 1996..

En , Radio Free Asia révèle l'existence de camps de rééducation du Xinjiang qui se développent dans cette province chinoiseDans le Xinjiang, des Ouïgours sont internés en masse pour «éradiquer l'extrémisme». Le Figaro, 8 juin 2018.

En , RFA annonce la fermeture de son bureau à Hong Kong après le vote d'une loi () ce même mois. Cette loi traite en particulier des inférences étrangères et RFA est considérée par le gouvernement de Hong Kong comme une « force étrangère ». RFA garde toutefois son accréditation officielle comme média. Le département d'État des États-Unis dénonce une augmentation de la répression contre les droits et libertés et sanctionne plusieurs responsables politiques hongkongais.

Le , l'ensemble des personnels, y compris les dirigeants, sont placés en congé administratif, interrompant effectivement la production d’informations en application d’un décret signé la veille par le président Donald Trump demandant la réduction des effectifs de 7 agences fédérales, dont l'U.S. Agency for Global Media.

Pressions chinoises Les autorités chinoises font pression sur Shohret Hoshur, un journaliste de Radio Free Asia résidant aux États-Unis et naturalisé américainShohret Hoshur a quitté la Chine en 1994, en s'attaquant à sa famille restée en Chine. Tudaxun Hoshur, le frère du journaliste, a été condamné à 5 ans de camps de travail en 2014 ; son autre frère, Shawket Hoshur, a également disparu mais n'est pas encore jugé. La guerre de la Chine contre un journaliste américain Slate, 30 juillet 2014China uses long-range intimidation of U.S. reporter to suppress Xinjiang coverage, Washington Post.

Financement

Radio Free Asia est actuellement une société privée qui, comme Radio Free Europe, est financée par le Congrès des États-Unis et se trouve sous la surveillance du Broadcasting Board of Governors et International Broadcasters..

Mission

RFA définit ainsi sa mission : « RFA diffuse des nouvelles à l'intention d'auditeurs asiatiques qui n'ont pas normalement accès à des reportages complets et équilibrés dans leur médias nationaux. Au travers de ses émissions et des appels de ses auditeurs, RFA vise à remplir un vide important dans la vie des peuples d'Asie . Le U.S. International Broadcasting Act de 1994 (Public Law 103-236, titre III) est plus explicite quant à la mission de Radio Free Asia : « La poursuite de l’existence de la diffusion internationale américaine, et la création d’un nouveau service de diffusion en direction de la République populaire de Chine et d’autres pays d’Asie, qui manquent de sources adéquates pour les informations et les idées libres, devraient mettre en valeur la promotion de l’information et des idées tout en faisant progresser les buts de la politique étrangères des États-Unis » Public Law 103-236, titre III : .

RFA diffuse en neuf langues par ondes courtes et par Internet : en mandarin, cantonais, tibétain, ouïghour, birman, vietnamien, laotien, khmer et coréen (pour la Corée du Nord) Annual Report, 2005..

Langues diffusées Langue Date de création Volume quotidienBirman février 1997 2 heuresCantonais mai 1998 2 heuresCoréen mars 1997 4 heuresKhmer septembre 1997 2 heuresLao août 1997 2 heuresMandarin septembre 1996 12 heuresouïghur décembre 1998 2 heuresTibetain décembre 1996 8 heuresVietnamien février 1997 2 heures

Le budget de la station diminue de 1998 à 2000, puis augmente à partir de 2001.

Évolution du budget de Radio Free Asia 1998199920002001200220032004200520062007 Montant en millions de dollars 24,12221,97824,2 25,78527,2 28,32930,431,5 Sources : rapports annuels du Broadcasting Board of Governors de 1997 à 2007.

Service en tibétain Selon le Broadcasting Board of Governors, RFA en tibétain a toujours été une source fiable sur les dernières nouvelles du TibetBroadcasting Board of Governors FY 2013 Budget Request, : "RFA Tibetan has consistently been a trusted source of breaking stories from Tibet. ".

Selon le budget 2008 applicable le , le cantonais devrait disparaître tandis que le volume des émissions en tibétain devrait diminuer Broadcasting Board of Governors reorganization of U.

Warren W. Smith, un juriste, historien et écrivain américain, travaille pour le service en tibétain US Congress to investigate China's theft of Tibetan art (TT). Warren Smith's profile on Guardian. : . .

Service en vietnamien

Éloges Lors du anniversaire de la radio en , plusieurs personnalités politiques asiatiques dont Aung San Suu Kyi ont fait l'éloge de cette radio. Le dalaï-lama a en outre loué les actions de la radio .

Critiques

En 1999, la station de radio fut qualifiée de « gaspillage d'argent » par Catharin E. Dalpino de la Brookings Institution. Celle-ci déclara qu'elle considérait, au vu de la lecture des enregistrements, les reportages de la station comme étant partiaux : celle-ci s'appuie fortement sur des rapports faits par des dissidents en exil ou traitant de ces derniers, on ne parle pas véritablement de ce qui se passe dans le pays ; souvent, on a l'impression d'un manuel sur la démocratie mais même pour un Américain, cela fait propagande. Elle ajoute que la plupart des gouvernements autoritaires en Asie réussissent un brouillage radio d'environ 50 % Dick Kirschten, Broadcast News, May 1, 1999 : .. Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Voice of America Voice of Tibet Radio Free Europe

Liens externes Site officiel Programmes en ondes courtes Radio Free Asia, Legal Information Institute ClandestineRadio.com: nouvelles China Can't Stop Its Youth Learning About the Massacre, par Jennifer Chou, Directrice du service en mandarin de RFA, . Broadcasting of Radio Free Asia and Voice of America is Pulled in Cambodia: communiqué de presse du département d’État Par Nancy Pelosi,

Catégorie:Station de radio à diffusion internationale Catégorie:Station de radio en tibétain Catégorie:Station de radio en chinois Catégorie:Propagande des États-Unis Catégorie:Station de radio fondée en 1951 Catégorie:Station de radio fondée en 1996 Catégorie:Media anticommuniste Catégorie:Lanceur d'alerte en république populaire de Chine