Limay est une commune française des Yvelines et de la région Île-de-France. C'est une petite ville industrielle, situé en bord de Seine, au sud du Vexin français, face à Mantes-la-Jolie à à l'ouest de Paris. La commune, qui dispose de classés en espaces naturels sensibles, est devenue depuis le « ville-porte » du parc naturel régional du Vexin français.

Elle participe au Concours des villes et villages fleuris et possède trois fleurs depuis 2007..

Ses habitants sont appelés les Limayens.

Géographie vignette|gauche|Localisation de Limay dans les Yvelines.

Situation Limay, commune riveraine de la Seine, est située sur la rive droite du fleuve, dans le nord du département des Yvelines, à environ au nord de Mantes-la-Jolie sous-préfecture, et à environ au nord-ouest de Versailles préfecture du département.

Elle est limitrophe des communes de Guitrancourt au nord-est, de Porcheville à l'est et des trois communes de Guerville et Mantes-la-Ville au sud, de Mantes-la-Jolie au sud-ouest (situées sur la rive gauche du fleuve), ainsi que de Follainville-Dennemont à l'ouest et de Fontenay-Saint-Père au nord.

Le territoire communal englobe en grande partie une île de la Seine, l'île de Limay, la partie appartenant à Mantes-la-Jolie étant appelée île aux Dames.

Hydrographie La source Saint-Sauveur où, les femmes mariées désirant une grossesseVictor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), ., allaient en boire l'eau.

Relief et géologie Le territoire communal forme un vaste amphithéâtre tourné vers la Seine au sud, et adossé au plateau de Vexin français. Il s'étage en trois niveaux, du nord au sud, un plateau en pente douce entre d'altitude, une partie de transition à la pente plus accentuée et la basse plaine alluviale entre d'altitude.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Magnanville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Limay est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune d'un pôle secondaireLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Utilisation du territoire % HectaresEspace urbain construit33 %383,06Espace urbain non construit17 %199,18Espace rural49 %565,46

Le territoire de la commune est fortement urbanisé (33 %), avec plus de cent hectares de zones d'activités économiquesMode d'occupation du sol en 1999, Iaurif, cependant près de la moitié du territoire (plus de ) reste rural.

L'espace habité se compose d'un noyau ancien entre l'église et la Seine et des extensions concentriques comprenant des lotissements de maisons individuelles mais également beaucoup d'immeubles collectifs. L'urbanisation récente atteint désormais le plateau (plaine des Bouleaux) le long de la RD 983.

L'espace rural occupe surtout la partie nord et nord-ouest de la commune et se compose de terrains cultivés (grande culture céréalière) et une forte proportions de zones boisées, notamment la forêt de Saint-Sauveur. ont été classés par la commune comme espace naturel sensible.

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.

Parmi ces logements, 91,2 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 49 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47 % des appartements..

En 2018, la commune compte , soit 30,1 % des résidences principales. Ce nombre était en 2008 de (31,1 %). La commune respecte donc largement ses obligations issues de la Loi SRU de 2000.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Limay en 2018 en comparaison avec celle des Yvelines et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) inférieure à celle du département (2,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 49,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (55 % en 2013), contre 58,6 % pour les Yvelines et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Limay en 2018. Typologie Limay. Yvelines. France entière. Résidences principales (en %)91,291,182,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,92,69,7 Logements vacants (en %)86,38,2

Voies de communication et transports Réseau routier La commune de Limay bénéficie d'une desserte routière structurée autour de plusieurs axes majeurs : Selon un axe nord – sud-ouest, la route départementale 983 (ancienne route nationale 183) traverse la ville et relie Mantes-la-Jolie. Cet itinéraire, support d'un important trafic de transit entre le sud de l'Île-de-France et le Vexin français, notamment en direction de Magny-en-Vexin, a été en grande partie soulagé par la mise en service, dans les années 1990, d'une rocade de contournement à l'est de la commune. Dans le sens est – ouest, la route départementale 190 constitue l'axe principal de circulation le long de la rive droite de la Seine, reliant Limay à Poissy, puis à Saint-Germain-en-Laye. Elle est doublée plus au sud, à proximité immédiate du fleuve, par la route départementale 146, qui assure notamment la desserte des zones industrielles et du port fluvial situés dans la partie orientale du territoire communal.

Deux ouvrages routiers permettent le franchissement de la Seine : Le pont de Mantes, axe historique de traversée reconstruit en 1951, supporte un trafic quotidien d'environ . Au sud, le viaduc de Limay, mis en service en 1993 dans le cadre de la rocade est, assure une liaison directe avec l'autoroute A13 via l'échangeur .

Mobilités douces Depuis , une passerelle dédiée aux piétons et aux cyclistes permet le franchissement de la Seine entre Limay et Mantes-la-Jolie, en aval immédiat du pont de Mantes. Réalisée par la Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et le Syndicat mixte d'aménagement des bords de Seine et de l'Oise (SMSO), elle constitue un élément structurant des déplacements doux à l'échelle locale et intercommunale.

Desserte ferroviaire vignette|La gare. La commune est traversée par la Ligne de Paris-Saint-Lazare à Mantes-Station par Conflans-Sainte-Honorine, qui franchit la Seine par le pont ferroviaire de Limay, viaduc à arches reposant notamment sur l'île de Limay. Un embranchement particulier permet la desserte ferroviaire du port fluvial.

La gare de Limay, située dans la partie sud de la commune, est desservie par les trains de la Ligne J du Transilien, assurant des liaisons régulières avec Paris-Saint-Lazare et les communes de la vallée de la Seine.

Transport fluvial Limay dispose d'un port fluvial implanté à la pointe sud de son territoire. Celui-ci comprend une darse d'environ , creusée perpendiculairement au fleuve, et est géré par l'établissement public HAROPA Port (anciennement Port autonome de Paris). Il constitue un équipement logistique majeur pour l'activité industrielle et le transport de marchandises dans l'ouest francilien.

Environnement Un taux de plomb anormal a été relevé par Atmo dans l'air après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui pourrait être liéu au passage du panache de pollution induit par l'incendie de la toiture et de la flèche recouvertes de plombMarine Benoit l2019) Pollution au plomb autour de Notre-Dame : le grand cafouillage des autorités, News publiée par Science et Avenir le 29 juillet 2019 ; voir aussi la cartographie des taux de plomb publiée le 18 juillet. Selon Atmo, est un taux .

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Limetium au Actes du colloque "Frontières en Gaule." - 1981 - Page 101., Limaium en 1249Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

Limay, le toponyme pourrait avoir rapport avec des limites (la Seine servant de frontière)Pierre Bauduin - La première Normandie () : sur les frontières de la Haute Normandie : identité et construction d'une principauté, Pôle universitaire normand, 2004, page 50., plus probablement du gaulois lemos ou limacon (orme), décrivant un lieu planté d'ormes ou un domaine boisé, associé à un suffixe gaulois ou gallo-romain, ou bien du latin limus (limon, boue) en lien avec sa position au bord de la Seine.

Histoire Le site de Limay était déjà habité à l'époque préhistorique. De nombreux restes archéologiques tels que pierres polies et taillées, pointes de flèches, haches, ont été trouvés dans le territoire communal, notamment à l'occasion de l'exploitation de sablières et ballastières dans les alluvions quaternaires.

Avant la conquête romaine, le territoire était occupé par le peuple celte des Véliocasses, rattachée à la Gaule belgique.

En 1376, fonde à Limay un monastère de Célestins, situé au milieu des rochers et des carrières de Saint-Aubin et le dédie à la Sainte-Trinité. Le monastère fut supprimé à la Révolution. mais son architecture a été remaniée entre la fin du et le début du siècle pour devenir l'actuel château des Célestins.