Le de chasseurs (), anciennement de chasseurs à cheval (), est un régiment de la cavalerie française, aujourd'hui dissous.

Ayant relevé des Forces françaises à Berlin, le y est stationné au Quartier-Napoléon avec le jusqu'au .

Création et différentes dénominations 1762 : des volontaires étrangers, troupes mixtes de cavalerie et de fantassins, sont levés par le maréchal de Soubise (Volontaires étrangers de Würmser). 1762 : les Volontaires de Soubise forment une légion à quatre escadrons. 1766 : légion de Soubise. 1779 : de chasseurs. 1781 : régiment des chasseurs du Gévaudan. 1788 : sous l'impulsion du Comte de Brienne, les Chasseurs du Gévaudan prennent le titre de chasseurs de Normandie. 1791 : de chasseurs à cheval. 1815 : dissous. 1816 : régiment des chasseurs de l'Isère. 1825 : de chasseurs à cheval. 1831 : dissous. 1831 : de chasseurs à cheval. 1939 : dissous. 1945 : de chasseurs à cheval. 1947 : dissous. 1948 : d'autos-mitrailleuses. 1950 : de chars moyens. 1954 : de chasseurs à cheval. 1963 : de chasseurs. 1994 : dissous.

Chefs de corps

Historique des combats et batailles Campagnes thumb|Chasseur à cheval de 1788 à 1789 thumb|Chasseur à cheval de 1789 à 1791 thumb|Chasseur à cheval par décret de 1791 1762-1763 : Guerre de Sept Ans 1792-1793 : Armée du Nord 1794 : Armée des Ardennes 1796-1797 : Armée de Sambre-et-Meuse 1798-1799 : Armées de Mayence, de Batavie et du Danube 1800-1801 : Armée du Rhin 1805-1807 : Grande Armée 1809 : Allemagne 1810-1812 : Espagne et Portugal 1812 : Campagne de Russie 1813 : Allemagne 1814 : Campagne de France 1815 : Belgique 1864-1865 : Algérie 1870-1871 : France 1914-1918 : Grande Guerre

Ancien régime

Les troubles de la Révolution En , des membres du régiment, en garnison à Lille, sont pris à partie par des soldats du Royal des Vaisseaux et de Couronne-Infanterie en raison de la réputation du Normandie-Chasseurs d'être un repaire de contre-révolutionnaires. Un duel éclate, qui se transforme en bataille rangée entre les corps pendant 9 jours.

Guerres de la Révolution et de l'Empire De 1791 à 1815 : le Régiment de Chasseurs à Cheval participe presque sans interruptions à toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire. 1792 : il charge à Valmy et à Jemappes. Dans ses rangs figurent deux femmes soldats, les sœurs Fernig, et le futur bandit et chef de la police Vidocq. 1793, Armée de Belgique : il est à Neerwinden, à Maubeuge et à Wattignies. 1794 : il contribue à la victoire de Fleurus. 1800 : le régiment dégage le bivouac du 46e régiment d'infanterie encerclé par les Uhlans le à Oberhausen. Le , emmené par son chef de corps, le colonel Bertrand Bessières, il charge quatre fois consécutives à la bataille de Hohenlinden et met hors de combat un bataillon hongrois. 1805 : il participe aux batailles d'Ulm et d'Austerlitz. 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne. Il participe aux batailles d'Iéna et de Lübeck. Il défile victorieusement le devant l'Empereur à Berlin. 1807 : il participe aux batailles d'Eylau et de Friedland. En mai, après de durs combats, le général Charles Lassalle, au cours d'une revue passée à Elbing par l'Empereur, présente le régiment de chasseurs à cheval par cette phrase qui va devenir sa devise « Sire, voilà les bons ». 1809 : Campagne d'Allemagne et d'Autriche 1810-1811 : Campagne d'Espagne 1812 : Batailles de Smolensk et de la Moskova. 1813 : Campagne d'Allemagne. Il participe aux batailles de Leipzig et de Hanau. 1814 : Lors de la Campagne de France, il participe à la Bataille de Vauchamps. 1815 : Il se bat lors de la bataille de Waterloo à Placenois avant d'être dissous le .

1815-1870 En 1815, le régiment des chasseurs de l'Isère est recréé à partir du . Ce régiment devient le en 1825. Le , le de chasseurs à cheval devient le de chasseurs à cheval. Le même jour un nouveau de chasseurs à cheval est créé à partir du de chasseurs à cheval.

De 1861 à 1865, le Régiment de Chasseurs à Cheval retrouve le chemin du combat et se bat en Algérie, à l'avant-garde des colonnes Martineau et Lapasset-Deligny.

Guerre franco-prussienne En 1870, durant la guerre franco-allemande, il est affecté à la division de cavalerie du de l'armée du Rhin. Il participe à la bataille de Wissembourg et à celle de Frœschwiller-Wœrth et échappe au désastre de Sedan. Le régiment bat en retraite, perd les trois quarts de son effectif et se rétablit à Avignon. Reformé à Avignon, le régiment fait partie de l'Armée de la Loire et combat à Coulmiers et à Beaune-la-Rolande. Il fait ensuite partie de l'Armée de l'Est. Le 31 octobre 1870, un escadron du de chasseurs à cheval, qui formait le mixte de cavalerie, fut engagé au combat d'Illiers en Eure-et-Loir.

De 1871 à 1914 Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante. Il tient ensuite garnison à Meaux de 1872 à 1878 puis à Saint-Germain-en-Laye.

Première Guerre mondiale Affectations

vignette|Chasseurs du avec le fanion de la d'infanterie en décembre 1918. Le , le régiment, affecté au d'armée, est mobilisé. Un groupe d'escadron est affecté à la à Belfort et l'autre à la DI à Remiremont. 1914 Dès le il est au contact de l'ennemi en Alsace. Les cavaliers du régiment entrent les premiers dans Mulhouse occupé. Fin août, les différents escadrons rejoignent la Somme pour tenter d'arrêter les Allemands, en vain jusqu'à la bataille de la Marne.

1915 En 1915, alors que la guerre devient peu à peu une guerre de tranchées, le regroupé tente une attaque montée à Saint-Hilaire-le-Grand le dans une tentative de déborder le front. Les cinq charges sont repoussées mais le régiment est cité à l'ordre de l'armée.

1916 En 1916, il combat à pied à Verdun et dans la Somme.

1917 En 1917, les escadrons du régiment, chacun rattachés à une division, participent à l'offensive du chemin des Dames, le avec la , le avec la , le avec la et le à la .

1918 En 1918, combattant en partie à pied et en partie à cheval, le régiment fait face à l'offensive du Printemps allemande. Le , le front allemand est percé par les Français. Le régiment recevra en 1919 sa seconde citation à l'ordre de l'armée à la suite de ces combats.

Entre-deux-guerres En 1919, à Aix-la-Chapelle qu'il occupe, le régiment de chasseurs à cheval reçoit la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre. Il rejoint la garnison de Vesoul fin 1919. Le régiment n'est pas endivisionné.

À partir du début des années 1930, le de chasseurs à cheval est partiellement motorisé, avec des automitrailleuses Laffly 50 AM et des pelotons motocyclistes dotés de side-cars.

Seconde Guerre mondiale Le groupement de cavalerie dont fait partie le régiment est destiné à former à la mobilisation des groupes de reconnaissance. Aussi, dès la déclaration de guerre, le régiment de chasseurs à cheval disparaît-il en tant que tel pour se répartir et donner naissance à quatre groupes de reconnaissance11e régiment de chasseurs à cheval sur atf40.fr : groupe de reconnaissance de corps d'armée, groupe de reconnaissance de division d'infanterie, groupe de reconnaissance de division d'infanterie, groupe de reconnaissance de division d'infanterie.

Après la Libération de la France, il est remis sur pied à Châteauroux le afin de constituer le régiment de reconnaissance de la future blindée (créée le ). La formation du régiment est lente et en il ne compte que pour un effectif théorique de . Il reçoit 26 automitrailleuses Panhard 178 récupérées sur les Allemands et réarmées avec une tourelle à canon de , puis 34 automitrailleuses britanniques Coventry (livrées fin 1945-début 1946). Le régiment est également doté de Bren Carriers (au lieu de Halftracks) et de side-cars Norton.

En , la dotation du régiment est la suivante (par rapport à la dotation prévue sur le type d'une division blindée américaine) : +TypeDotation réelle en décembre 1945Dotation théoriqueAutomitrailleuses48 (26 Panhard, 22 Coventry)64Semi-chenillés75 Bren Carriers25 Half-tracksCamions3138Voiture de liaison1871Side-cars45 (marque Norton)0Motos3830Tracteur de dépannage1 tracteur d'artillerie Latil (TARH2 ?)1

De 1945 à 1994 vignette|Parade du de chasseurs le 11 juin 1988 lors de la journée des forces alliées. Au premier plan, des AMX-30B du 11e Chasseurs suivis des VAB du 46e Régiment d'Infanterie.Le régiment entre en Allemagne en et occupe le Palatinat jusqu'au , date à laquelle il est dissout.

En , le d'automitrailleuse est créé à Berlin-Ouest par le de chasseurs d'Afrique. Ce groupe reçoit la garde de l'étendard du . Il est renommé de chars moyens en 1950.

Le , le de chasseurs à cheval est recréé par changement de nom du . Il retrouve son étendard et ses traditions. Il est renommé de chasseurs le .

Le régiment est l'unité blindée des Forces françaises à Berlin, formées également par le RI, trois escadrons de gendarmerie, une compagnie de génie, une compagnie de transmission et les services. Il est alors caserné au Quartier-Napoléon.

Le retrait des forces françaises de Berlin entraîne sa le , son étendard rejoint le SHAT de Vincennes. Les objets de tradition du chasseurs sont transportées à Saint-Wendel et conservées par l’Escadron d’Éclairage de la Division, jusqu'à la dissolution du Corps d'Armée en 1999, et depuis cette date confiées à l’École d’application de l’arme blindée cavalerie de Saumur. Garnisons thumb|Un bâtiment de l'ancienne caserne du , à Vesoul

1761 : Le Quesnoy 1800-1803 : Chantilly 1804-1805 : escadron à Amer 1804- 1805 : escadron à Dannes 1804- 1805 : escadron à Merlimont 1804-1805 : escadron à Arras 1805 : Saint-Omer et escadron à Valenciennes 1815-1831 : Nevers 1831-1844 : Pontoise 1844-1859 : Sarreguemines 1859-1864 : Sedan 1865 : Algérie-Mostaganem 1865-1870 : Libourne 1870-1872 : Avignon 1872- 1878 : Meaux 1878 -1887 : Saint-Germain-en-Laye 1887-1914 : Vesoul 1919-1939 : Vesoul 1945 : Châteauroux 1945-1947 : Palatinat 1954-1994 : Berlin Composition Ce régiment était composé à Berlin comme suit : Semper Primus Duo Deorum

- instruction ECR Escadron de commandement (et de reconnaissance (1990)) Il était équipé au début de M.8 américaines, d'half-track M5, puis de chars Sherman M4, d'AMX 13-, d'AMX 13- et enfin de 41 chars AMX-30 B..

Étendard thumb|Photographie du revers de l'étendard du RCh Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Valmy 1792 Jemmapes 1792 Austerlitz 1805 Wagram 1809 Moskowa 1812 La Marne 1914-1918 Champagne 1915 Belgique 1918 Décorations La fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918.|90px|alt=Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|vignette Sa cravate est décorée : La croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée (palmes). En 1919, à Aix-la-Chapelle qu’il occupe, le régiment de chasseurs reçoit la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918. Et depuis les 26 et , il porte la flamme de la République fédérale d'Allemagne et celle de la ville de Berlin. (Source journal interne du de chasseurs, VLB Voila Les Bons)

Insigne

L'insigne avec le colback dans un ovale (couleur de fond variable selon l'escadron) est peint dès le début des années 1930 sur les véhicules du régiment. L'insigne métallique, sorti en 1936 est repris lorsque le régiment est recréé en 1945.

En 1955, le régiment adopte un insigne portant l'ours noir des armoiries de Berlin.

Héraldique :

Devise Sire, voilà les bonsCette devise est la phrase par laquelle le général Lasalle présenta le régiment à l'empereur Napoléon en 1807.

Personnalités ayant servi au RCC Eugène-François Vidocq, en 1791-1793