Noisy-le-Sec est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Noiséens.

La commune a été la cible d'une importante attaque aérienne alliée pendant la Seconde Guerre mondiale qui la détruisit en quasi-totalité pendant la nuit du au , faisant de nombreuses victimes. La reconstruction a duré plusieurs décennies.

Géographie Localisation, superficie et territoires limitrophes La ville de Noisy-le-Sec se situe dans le département de la Seine-Saint-Denis, à environ de la Porte des Lilas par le point le plus à l'ouest, à de la ville de Paris par la route (via la route nationale 3 et les départementales 40 et 116), et à de la gare de Paris-Est par la ligne E du réseau express régional. Le territoire communal s'étend sur une surface de .vignette|Localisation de la ville de Noisy-le-Sec. Carte de la ville de Paris et des départements de la petite couronne.|centré|306x306px

Territoires limitrophes Noisy-le-Sec côtoie cinq communes limitrophes que sont : Bobigny, Bondy, Rosny-sous-Bois, Montreuil et Romainville.

Géologie, topographie et hydrographie Le territoire noiséen s'est développé à partir des versants du plateau de Romainville jusqu'au canal de l'Ourcq (à de la porte de Pantin).

La commune comprend une partie de son territoire, située au sud et à l'ouest (délimitée au nord et à l'ouest par la route départementale 116), se caractérisant par une physionomie inclinée ; localisée sur le versant nord du plateau de Romainville. Tandis qu'une deuxième partie, située au nord (jusqu'au canal de l'Ourcq) et à l'est, se caractérise par une physionomie plane.

Si, autrefois, un ruisseau prenait naissance au Goulet (l'ancien chemin du Goulet reliait la place du Carrouge, actuelle place Jeanne-d'Arc, à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Romainville), aucun cours d'eau naturel n'arrose plus Noisy-le-Sec.

Les travaux du canal de l'Ourcq furent entrepris en 1805 et la navigation fut ouverte en entre Paris et Claye-Souilly. Le canal est propriété de la Ville de Paris depuis 1876 et traverse la commune sur mètres. L’aqueduc de la Dhuis traverse la commune dans sa partie sud. Cet ouvrage a été construit par la Ville de Paris en 1862, pour la dérivation des sources situées dans les vallées de la Dhuis, du Verdon, du Surmelin, etc.

Une fontaine s'élevait au sur la place Jeanne-d’Arc, près de la mairie, au milieu d’un refuge carré, avec un cippe circulaire en pierre, décoré, à sa base, d’un mufle de lion par lequel l’eau s’échappait. Des inscriptions rappelaient que la fontaine avait été érigée en 1849, sur les dessins de M. l’architecte Lequeux, M. Berger étant préfet de la Seine et M. Durin, maire de Noisy-le-Sec. Une statue de Jeanne d'Arc en bronze ornera la fontaine en 1910.

Axes de communication et transports Transports routier, ferré et urbain Avec les autoroutes A86 et A3, les routes départementales 40, 116 et 117, ainsi que la route départementale 933 (ex-RN 3) qui mène à Paris (porte de Pantin), elle jouit d'un important nœud routier et d'une excellente desserte.

Lors de la création de la ligne de Chemins de fer Paris-Meaux, une gare avait été construite à Noisy-le-Sec. Devenue trop étroite, elle est remplacée par une nouvelle gare en 1910 (qui sera détruite pendant la Seconde Guerre mondiale). En 1913, cette gare accueillait (contre en 1902).

C'est ainsi qu'autrefois, la commune était desservie et son territoire exploité par : la ligne de la grande ceinture de Paris qui desservait la gare de Noisy-le-Sec. Elle accueillit les voyageurs de 1882 à 1939 ; la Compagnie des tramways de l'Est parisien (EP) qui gérait depuis la ligne de tramway entre Noisy-le-Sec et l'Opéra, passant par l'avenue Jean-Jaurès et prolongée ultérieurement jusqu'aux Pavillons-sous-Bois, avec l'itinéraire suivant : Opéra – Rue Réaumur – Place de la République – Avenue de la République – Avenue Gambetta – Place Gambetta – Avenue Gambetta – Porte des Lilas – Les Lilas – Romainville – Noisy–le–Sec – Bondy – Les Pavillons-sous-Bois (Gare de Gargan). Cette ligne, renumérotée 95 par la STCRP en 1921, a été transformée en ligne de bus le , et est l'ancêtre de l'actuelle ligne 105.La ville fut également desservie par la ligne 21 (Opéra – Rue La Fayette – Place de la Bataille-de-Stalingrad (Rond–Point de la Villette) – Avenue Jean-Jaurès – Porte de Pantin – Pantin – Noisy–le–Sec). Cette ligne fut supprimée le et remplacée par une desserte bus, qui est l'ancêtre de l'actuelle ligne 145..

Actuellement, la ville est desservie par un réseau de transports performant : la ligne E du RER, à la gare de Noisy-le-Sec, permet de joindre la gare de Nanterre-La Folie en via les gares de Magenta, d'Haussmann - Saint-Lazare, et de La Défense ; la ligne 11 du métro aux stations Romainville - Carnot (en limite de Romainville), Montreuil - Hôpital (en limite de Montreuil), et Coteaux Beauclair (en limite de Rosny-sous-Bois), permet de joindre rapidement le centre de Paris. La station La Dhuys, située entre Montreuil et Rosny-sous-Bois, se trouve également à proximité immédiate de la ville ; la ligne 1 du tramway relie la gare de Noisy-le-Sec (station terminus) au carrefour des Quatre-Routes à Asnières-sur-Seine, via deux stations intermédiaires dans la ville : Petit Noisy et Pont de Bondy ; 4 lignes de bus de la RATP desservent la ville : 76, 102, 245 et 322 ; 6 lignes de bus du Réseau de bus Ourcq : 105, 143, 145, 147, 301 et 346 ; 1 ligne de bus du Réseau de bus Bord de Marne : 221 ; la ville est également desservie par la ligne N23 du Noctilien.

Projets de transports en cours et projet du Grand Paris La ville est concernée par plusieurs projets de desserte en transport en commun : Le Grand Paris Express desservira Noisy-le-Sec à la station Pont de Bondy, aux limites communales de Bobigny et de Bondy via la future ligne 15 du métro. La ligne 1 du tramway sera prolongée de son terminus actuel à Val de Fontenay. Noisy-le-Sec sera alors desservie par 7 stations : Pont de Bondy, Petit Noisy, Gare de Noisy-le-Sec, Saint Jean, Place Jeanne d’Arc, Rue Hélène et Carrefour de la Vierge.. La ligne 4 du tramway pourrait être prolongé de la gare de Bondy à la gare de Noisy-le-Sec dans le cadre des hypothèses posées par l'avant-projet de SDRIF publié en . Le projet du T11 mis en place par Réseau ferré de France (RFF) prévoit, au cours de la phase 2 (2014-2020) du SDRIF Projet (non approuvé par le Conseil d'État) du SDRIF adopté le 25 septembre 2008, voir notamment page 195 (page 197 du PDF)., la création de la gare de Bobigny - La Folie sur les communes de Noisy-le-Sec et de Bobigny permettant une future correspondance entre cette ligne et la ligne 5 du métro, entre les stations Bobigny - Pablo Picasso et Bobigny - Pantin - Raymond Queneau, au niveau du canal de l'Ourcq. L'emprise de cette station a été réservée lors du prolongement de la ligne 5 à Bobigny - Pablo Picasso mais son aménagement, qui dépend de la RATP, n'a pas encore été entériné. Il est également envisagé de prolonger la ligne à l'est à la gare de Noisy-le-Sec, avant un éventuel prolongement plus au sud vers la gare de Noisy-le-Grand-Mont d'Est. vignette|Canal de l'Ourcq vu depuis la passerelle Romy Schneider, à Noisy-le-Sec. La ligne 3 du T Zen est destinée à développer une connexion entre le arrondissement de Paris et Les Pavillons-sous-Bois le long de l'ancienne route nationale 3, qui constitue la limite nord du territoire communal. À Noisy-le-Sec, la ligne s’insérera le long de la rue de Paris (ex-RN 3), entre le pont de Metz et le pont de Bondy. Quatre stations desserviront Noisy-le-Sec : École Hôtelière, Arts de la Rue, Bergère et Territoires de l’Ourcq.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Neuilly-sur-Marne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Noisy-le-Sec est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Quartiers vignette|Carte du découpage territorial de la ville de Noisy-le-Sec.|196x196pxNoisy-le-Sec compte neuf quartiers : Léo Lagrange / Petit Noisy / Centre-Ville - Gare / Centre-Ville - Mairie / Merlan / Haut-Goulet - Jules Auffret / Langevin / Londeau / Boissière.

Toponymie Le nom de la localité est attesté pour la première fois en 832, sous la forme Nucitum Superiorem., puis Nucido en 842, Nuisiacum Siccum en 1094, Nucenum minus en 1096 (C'est-à-dire Noisy-le-Petit), Nuseium Siccum en 1119, Noysiacum en 1259 et Noisiaco Sicco en 1384.

Du bas latin nucetum « lieu où poussent des noyers », les formes plus tardives en (i)acum (-iaco) sont de mauvaises latinisationsErnest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, 1990, p. 351..

Le déterminant -le-sec la seconde partie du nom se réfère à l'aridité du sol et à l'absence de cours d'eau.vignette|Panneau d'entrée.|centré

Histoire Des origines au milieu du vignette|La ville de Noisy-le-Sec mentionnée en bas de la carte de Cassini. Vers 1780.|200x200px Des traces d'occupation préhistorique ont été découvertes à Noisy-le-Sec, notamment en 1920 sous forme d'un ensemble de pierres disposées en foyer, ainsi que de tessons de poterie et d'ossements animaux, datant de l'âge du bronze. On a également retrouvé un biface du Paléolithique moyen. Un ensemble de 300 pièces romaines de l'Antiquité tardive, enfouies vers 270, a été retrouvé en 1911 dans l'emprise de la gare.