L’école nationale d’ingénieurs de Belfort (ENIBe) était une école d'ingénieurs française habilitée à délivrer un diplôme d'ingénieur. C’était l'une des écoles nationales d’ingénieurs (Groupe ENI).

Elle était située à Belfort, dans le département du Territoire de Belfort, en Bourgogne-Franche-Comté.

En 1999Décret no 99-24 du 14 janvier 1999 portant création de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard, elle a fusionné avec l'institut polytechnique de Sevenans (IPSé) pour devenir luniversité de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), membre du Groupe UT. Les derniers étudiants de l'ENIBe ont été diplômés en 2003.

Historique L’école nationale d'ingénieurs de Belfort a été créée en 1962Arrêté du 17 juillet 1962 portant création d’un section d’école d’ingénieurs au lycée technique d’État de BelfortArrêté du 18 juillet 1962 CONDITIONS D'ADMISSION A L'ECOLE NATIONALE D'INGENIEURS DE BELFORTDécret du 21 mai 1964 pourtant création d’une école nationale d’ingénieurs à Belfort et à Saint-Étienne, deux ans après sa sœur de MetzDécret du 29 février 1960 créant une école nationale d’ingénieurs à Metz, un an après ses sœurs de Saint-ÉtienneArrêté du 13 juillet 1961 portant création d’une section d’école d’ingénieurs auprès du lycée technique d’État de Saint-Etienne et de BrestDécret du 15 novembre 1961 portant création d’une école nationale d’ingénieurs électroniciens à Brest, et un an avant sa sœur de TarbesArrêté du 15 février 1964 ECOLE NATIONALE D'INGENIEURS DE TARBES portant sur son ouverture le octobre 1963.

En , Claude Allègre, Ministre de l'Éducation nationale et de l'enseignement supérieur, annonça la création d'une université de technologie (UT) dans l'ex région de la Franche-Comté sur la base de l'institut polytechnique de Sevenans (IPSé), qui était une antenne de l'université de technologie de Compiègne (UTC) à Sevenans. L'institut polytechnique de Sevenans ne répondant pas aux standards des universités de technologie d'un point de vue flux minimum d'étudiants, l'école nationale d'ingénieurs de Belfort fut amenée à participer à ce projet. Ce même projet prévoyait de délivrer des diplômes d'ingénieur UTBM à partir de 1999.

C'est ainsi qu'en , le journal officiel annonça la création de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et induit de facto la disparition de l'école nationale d'ingénieurs de Belfort et de l'institut polytechnique de Sevenans du paysage des grandes écoles françaises. La dernière promotion ENIBe fut diplômée en 2003 ().

Les Directeurs

Henri DAGET (1962 - 1966) ; André CHARTON (1966 - 1969) ; Roger FLORENTIN (1969 - 1987) ; Alfred PICHON (1987 - 1991) ; Claude CHICOIX (1991 - 1999) ;

Formation L'ENIBe formait des ingénieurs généralistes dans les domaines du génie mécanique et de la gestion de production. C'était un établissement public recrutant principalement post-bac, mais également à bac+1, 2 et 3.

Jusqu'à la promotion 25, le cursus de formation initiale était organisé en 8 semestres (4 ans) ou 6 semestres (3 ans) après bac+2. À la suite d'une harmonisation des conditions d'obtention du diplôme d'ingénieur, le cursus de formation initiale est alors passé à 10 semestres (5 ans). Le diplôme d’ingénieur ENIBe est habilité par le ministre chargé de l’enseignement supérieur après avis de la commission des titres d'ingénieur (CTI). Il confère le grade de master (300 crédits ECTS).

La formation était composée d’un tronc commun complété d’une spécialisation en année. Ce dernier est composé de sciences de bases (mathématiques, physique, informatique, thermodynamique, optique, électricité, électromagnétisme, chimie, etc), de sciences de l'ingénieur, de sciences humaines et sociales et de langues vivantes. Parallèlement à cet enseignement théorique, l'élève ingénieur reçoit un enseignement pratique : stages, projets, travaux pratiques. Les options de étaient les suivantes : système de production, procédé de production, organisation et gestion de production..

Vie étudiante

La vie associative fut au cœur de la vie estudiantine de l'ENIBe. Celle-ci s'articulait autour d'associations telles que le BDE (bureau des élèves), l'A.S. (association sportive) et Itinéraires.

Période d’intégration Lors de leur arrivée à l’école, les élèves de et de année spéciale (entrés à bac+2) vivaient une période d’intégration d’environ trois semaines nommée « Epsilonage ». Cette période, orchestrée par les élèves de et années, visait à unifier chaque promotion autour de valeurs qui se perpétuaient à travers les années. Les Enibiens revendiquaient que ces traditions permettaient aux élèves-ingénieurs de développer des valeurs telles que la fraternité, la solidarité ou l’entraide.

Bureau des Élèves Le Bureau des Élèves gérait les grandes activités ainsi que celles liées à la vie intérieure de la maison des élèves (appelé ME). Ces grandes activités étaient : Le congrès Industriel ; Le Gala de Prestige ; Le Petit GENI ; L'Eco Marathon Shell ; Le concours robotique E=M6 ; Le Jeu de rôle grandeur nature ; Participation au Téléthon ;

Jeux Ω-ENI L’année universitaire aux ENIs est marquée par la rencontre sportive nommée les jeux Inter-ENI. Elle est organisée chaque année à tour de rôle par l'ENIT, l'ENIB et l'ENISE, et opposent ces trois écoles ainsi que l'ENIM, l'ENIVL et l'ENIBe. Il s'agit d'une grande fête agrémentée de sport, permettant de créer et de resserrer les liens entre les étudiants des écoles du Groupe ENI. Chaque délégation y porte une tenue folklorique rappelant celle des Gadzarts. Les ENIBéens arboraient une blouse noire ainsi qu'un béret bleu à pompon jaune où ils inscrivaient leur surnom et qu'ils décoraient par leurs soins. Malgré la dissolution de l'ENIBe, certains étudiants de l'UTBM continuent de se rendre aux Inter-ENI. Ils y portent maintenant une blouse violette ainsi qu'un béret bleu.

En 1999, c'est l'ENIBe qui a organisé les jeux Inter-ENI à Belfort, pour sa dernière année d'existence..

Annexes Articles connexes Université de technologie de Belfort-Montbéliard Groupe ENI Études en France, Études supérieures en France, Études d'ingénieurs en France

Liens externes Assidu - L'association des anciens de l'UTBM, l'ENIBe, l'IPSé et l'UTCS

Notes et références

Catégorie:École d'ingénieurs disparue en France Catégorie:Enseignement supérieur en Bourgogne-Franche-Comté Catégorie:Établissement public à caractère administratif lié à l'enseignement supérieur