La Chatte est un film français réalisé par Henri Decoin en 1958.

Synopsis Sous l'Occupation, après le décès de son mari, Cora le remplace, à , dans un réseau de Résistance dirigé par le capitaine Debrun, et doit dérober les plans d'une fusée allemande dans une usine.

Elle rencontre un journaliste zurichois dont elle tombe amoureuse, Bernard, et le fait entrer dans le réseau malgré la méfiance du Capitaine. Bernard est en réalité un imposteur : c'est un officier allemand mandaté pour se servir de Cora, déjà repérée par les Allemands, qui l'appellent la Chatte en raison de ses yeux. Il tombe lui aussi amoureux, mais est contraint par la Gestapo à l'utiliser pour faire tomber tout le réseau en échange de la vie de Cora.

Prisonnière, elle refuse de livrer les noms des résistants, mais les Allemands ont déjà, grâce à Bernard, leurs photos et leurs noms, et il les donne pour la sauver. Ils la font pourtant apparaître comme traitre et la libèrent devant ses compagnons arrêtés et promis au peloton d'exécution, sachant pertinemment qu'ils la livrent ainsi à la vindicte des survivants.

La Chatte sera abattue par le Capitaine, seul rescapé du réseau, dans la rue déserte longeant les murs de sa prison.

Fiche technique Titre : La Chatte Réalisation : Henri Decoin Assistants réalisateur : Michel Deville, Edmond Agabra Script-girl : Annie Rozier Scénario : Henri Decoin, Jacques Rémy et Eugène Tucherer, adapté du roman de Jacques Rémy Dialogue : Jacques Rémy Décors : Lucien Aguettand, assisté de Alexandre Hinkis, Jacques Dugied Costumes : Gladys de Segonzac Photographie : Pierre Montazel Opérateur : Robert Foucard Son : Robert Teisseire Musique : Joseph Kosma Coiffures : Alex Archambault Maquillage : Monique Archambault Régisseur général : Maurice Hartwig, assisté de J. Fauvel Régisseur extérieur : L. Germain Montage : Claude Durand, assisté de M. L. Barberot Production : Eugène Tucherer pour Élysée Films, Films Metzger et Woog Distribution : Disci-Film Photographe de plateau : Roger Forster Pays de production : Format : noir et blanc - son mono (Western Electric) - Genre : drame Durée : 108 minutes Date de sortie : France : 18 avril 1958 (Paris)

Distribution Bernard Blier : capitaine Debrun Françoise Arnoul : Suzanne Ménessier dite Cora Roger Hanin : Pierre André Versini : Henri Bernhard Wicki : Bernard Werner Mario David : un résistant Kurt Meisel : capitaine Heinz Müller Michel Jourdan : Olivier Louison Roblin : Bernadette Harald Wolff : colonel Richting Marie Glory : la concierge Pierre Mirat : un cheminot Lutz Gabor : l'ordonnance Jacques Meyran : Fred, le barman Grégoire Gromoff : un résistant Claude Vernier : un soldat allemand Christian Brocard : le cycliste abattu Pierre Durou : un résistant Albert Daumergue : l'homme qui achète le jambon Dominique Zardi Françoise Fabrice Vanna Urbino Daniel Mendaille

Autour du film Bien que le générique de début annonce que plusieurs femmes aient été connues sous le nom de La Chatte durant la guerre, et qu'on ne peut « retrouver dans ce film l'histoire de celle qui a défrayé la chronique judiciaire », La Chatte semble notamment inspiré par le personnage de Mathilde Carré, agent triple surnommée ainsi par des journalistes américains. Le film a été tourné dans les studios Paris-Studio-Cinéma du au . Ce film est suivi de La Chatte sort ses griffes de Henri Decoin. L'exécution de Cora trouve un écho dans celle de Mathilde, dans L'Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville (1969).

Notes et références

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