AgroParisTech (nom officiel : Institut national des sciences et industries du vivant et de l’environnement) est un établissement public français fondé en 2007, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Grande école, c'est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur..
AgroParisTech est membre fondateur et un établissement-composante de l’université Paris-Saclay, membre du réseau ParisTech et membre d’Agreenium.
Historique Créé le , AgroParisTech résulte de la fusion de trois grandes écoles : l'Institut national agronomique Paris-Grignon (INA-PG) ; l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) ; l'École nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires (ENSIA).
Institut national agronomique Paris-Grignon En 1826, le roi achète le château de Grignon, son parc et ses terres, pour fonder l’institution royale agronomique de Grignon qui devient ensuite l’école nationale supérieure d'agronomie de Grignon. Elle fusionne en 1971 avec l’Institut national agronomique (créé en 1848) pour devenir l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INA-PG).
École nationale du génie rural, des eaux et des forêts En 1824 est fondée l’école royale forestière à Nancy. Elle devient « école impériale forestière » en 1853, « école nationale forestière » en 1873, puis « école nationale des eaux et forêts ». Elle devient en 1882 une école d’application de l’institut national agronomique et de l'École polytechnique. Elle était chargée de former les gestionnaires de forêts. En 1965, l’école nationale des eaux et forêts fusionne avec l’école supérieure du génie rural (créée en 1919) pour donner naissance à l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF). En 1989, l'École nationale des ingénieurs des travaux des eaux et forêts (école d'ingénieurs forestiers des Barres) est démantelée et intégrée à l’ENGREF.
École nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires L’école nationale des industries agricoles est fondée à Douai en 1893. Elle est renommée École nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires (ENSIA) en 1960 et s'installe à Massy, en banlieue sud de Paris, l'année suivante.
C'est la fusion, en 2007, de l'INA-PG, de l'ENGREF et de l'ENSIA qui donne naissance à AgroParisTech. Les élèves-ingénieurs de ce nouvel établissement suivent alors leur première année sur le site historique du château de Grignon, puis sont redirigés, selon leur orientation, vers les anciens sites de l'INA (Paris ), de l'ENSIA (Massy) ou de l'ENGREF (Nancy, Paris , Clermont-Ferrand, Montpellier, Kourou).
Déménagement à Paris-Saclay
Les quatre sites de l’Île-de-France (Grignon, Paris 5, Paris , Massy) intègrent en 2021 le pole de compétitivité technologique Paris-Saclay qui regroupe ainsi la plupart des écoles de ParisTech.
La date du déménagement fut régulièrement repoussée : en , le déménagement était prévu pour la rentrée 2016, en 2014 la livraison du bâtiment est annoncée pour 2019. En 2015, le projet a définitivement été adopté lors de la réunion du conseil d'administration le (22 voix pour, 20 contre et 2 abstentions) et confirme la date du déménagement des sites franciliens pour 2021. Le protocole d'accord pour la mise en œuvre de l’implantation d’AgroParisTech et de l’INRA sur le campus de Paris-Saclay a été signé le entre AgroParisTech, l'INRA, la Caisse des dépôts et consignations, Campus Agro SAS et les services de l’État ; l’État concourra à hauteur de la moitié du coût total du projet (près de d'euros). Après la vente du site historique situé au 16 rue Claude-Bernard à Paris en , le site de Massy devrait être cédé. Mais la cession des sites de l'avenue du Maine et surtout de Thiverval-Grignon sont en discussion, compte tenu du fort attachement des anciens élèves et des enseignants chercheurs pour ce site historique. En , la vente du domaine de Thiverval-Grignon à Altarea Cogedim est annulée, pour recréer une procédure de cession du site.
En , les étudiants de première, deuxième et troisième années intègrent le campus Agro Paris-Saclay, situé au cœur du pôle technologique et scientifique Paris-Saclay, à Palaiseau, dans le département de l'Essonne.
Campus vignette|, portail du campus rue Girardet (Nancy). L’institut a son siège au 22, place de l'Agronomie, à Palaiseau, sur le campus Agro Paris-Saclay au cœur du pôle technologique et scientifique Paris-Saclay, dans le département de l'Essonne.
AgroParisTech se structure en 8 sites :
5 campus : Campus Agro Paris-Saclay (Palaiseau) : environnement, productions agricoles, santé et aliments et produits biosourcés Campus de Nancy : bois, forêt et milieux naturels Campus de Montpellier : information spatialisée, gestion de l’eau et gestion des écosystèmes Campus de Clermont-Ferrand : territoires Campus de Kourou : écosystèmes tropicaux
Avant 2022, le siège était situé dans le de Paris (campus Claude-Bernard, montagne Sainte-Geneviève).
Formations En s’appuyant sur sa recherche et sur ses liens avec les milieux professionnels, AgroParisTech forme des cadres, ingénieurs, docteurs et managers dans le domaine du vivant et de l’environnement.
L’établissement déploie un cursus ingénieur, .
En troisième année, les élèves peuvent choisir de rejoindre la fonction publique et ils intègrent alors le corps des Ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts ou celui des Inspecteurs de la santé publique vétérinaireDécret -262 du 22 février 2002 relatif au statut particulier du corps des inspecteurs de la santé publique vétérinaire..
Cursus ingénieur AgroParisTech est habilitée à délivrer le diplôme d’ingénieur.
Le cursus ingénieur AgroParisTech intègre les sciences et technologies du vivant et de l’environnement, les sciences de l’ingénieur et les sciences humaines, économiques et sociales. Ouvert en format classique et en format apprentissage, il permet aux étudiants de construire leur parcours de formation tout en les menant tous au même diplôme
La première année est un tronc commun se déroulant sur le campus Agro-Paris Saclay sur la commune de Palaiseau.
En entrant en deuxième année les étudiants choisissent leur domaine de spécialité : productions, filières, territoires pour le développement durable ; ingénierie des aliments, biomolécules et énergie ; gestion et ingénierie de l’environnement ; ingénierie et santé : Homme, bioproduits, environnement.
Les enseignements ont lieu alors sur les campus de Palaiseau ou Nancy. La troisième année offre une spécialité qui donne une vision globale et une expertise au futur ingénieur (management des entreprises du vivant, économie, productions végétales et animales, biotechnologies, agriculture et écologie urbaine, gestion forestière et des milieux naturels, conception de bioproduits et gestion de production, sciences politiques et écologie, nutrition, développement agricole, gestion de l'eau et des déchets, management de la qualité...).
Masters En partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur français et européens, AgroParisTech propose une offre en master à la pointe dans le domaine des sciences et industries du vivant et de l’environnement, qui permet d’appréhender les plans biotechniques, économiques, sociaux et juridiques de ce secteur.
Au total, ce sont 11 mentions et 45 parcours, dont :
Kourou Mention Biodiversité, Ecologie et Evolution (BEE)
Masters en partenariat Les étudiants peuvent préparer des masters en partenariat avec des universités étrangères ou avec d’autres écoles de ParisTech. AgroParisTech propose également une offre de formation continue.
Doctorats AgroParisTech compte quatre écoles doctorales et 80 thèses sont soutenues chaque année. Les domaines de compétences des études doctorales à AgroParisTech sont les suivants : Les sciences et ingénierie agronomiques, forestières, de l’eau et de l’environnement, Les sciences de la vie et de la santé, Les sciences et procédés des aliments et des bioproduits, Les sciences économiques, sociales et de gestion appliquées à l’agriculture, l’alimentation, la santé, la forêt, l’eau, les territoires, l’environnement et le développement durable, Les mathématiques, informatique et physique appliquées aux domaines du vivant et de l’environnement.
Autres AgroParisTech Executive propose des formations de niveau master ou ingénieur (bac+5) ainsi que des formations post-master pour le management, la gestion et l’administration du vivant et de l’environnement.
Prise de position publique d'étudiants Le , huit étudiants d'AgroParisTech dénoncent, dans leur discours de remise de diplôme de fin d'étude, une formation et appellent leurs condisciples à pour ouvrir .... La vidéo de ce discours est diffusée sur Internet le suivant ; visionnée plusieurs centaines de milliers de fois en quelques jours et 12 millions de fois en un mois., elle est très commentée.. Jean-Luc Mélenchon la recommande en affirmant que ce discours représente . François Gemenne, contributeur du GIEC, estime qu'il s'agit d'un .. Au sein de l'institution, la réception est majoritairement très critique. La direction de l’école met sur pied un « comité d’analyse prospective » pour faire évoluer ses formations. Mais cet « appel à déserter » ne débouche par la suite sur aucune action collective.
Abus sexuels La direction de l'école saisit le procureur de Paris, le , après qu'une enquête interne menée auprès des 970 étudiants recense 17 cas de viol et des centaines de comportements ou propos discriminatoires ou à connotation sexuelle.
Classements
Classements nationaux (classée en tant qu'AgroParisTech au titre de son diplôme d'ingénieur) NomAnnéeRangLe Figaro20231erDAUR Rankings202214L’Étudiant202121-23L’Usine Nouvelle202172
Classements internationaux (classée en tant qu'Université Paris-Saclay) NomAnnéeRang (monde)Rang (France)CWUR2022-2023322QS Top Universities2023694Shanghai Ranking2021161Times Higher Education20221174
Recherche AgroParisTech comprend 22 laboratoires ou unités de recherche (la plupart sont des unités mixtes de recherche). Elles sont regroupées en 5 départements.
Anciens élèves Les anciens élèves suivants contribuent à la renommée de l'école : Hommes d'affaires et entrepreneurs Xavier Duportet Jean de Kervasdoué Femmes d'affaires et entrepreneuses Julia Faure Chercheurs et scientifiques Jacques Arnould (promotion PG1981) Pierre-Louis Choquet Marc Dufumier Pierre Fourmanoir Pierre-Henri Gouyon (promotion PG1972) Jean de Kervasdoué (promotion P1964) Maurice Lemoigne Philippe Mauguin Marcel Mazoyer Émile Schribaux (promotion P1857-1951, il y enseigna aussi). Hauts-fonctionnaires et politiques Denis Badré, ancien directeur de l'ENGREF,ancien sénateur Henri Canonge (promotion P1934) Michel Cépède (promotion P1926) Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation (promotion PG2000) Jacques Diouf, Directeur général de la FAO (promotion G1959) René Dumont (promotion P1922) Georges Fabre (Enf 1866) Clémence Guetté (certificat de spécialité 2016) Yves Henry (promotion P1949) Pierre Julitte, Compagnon de la Libération (promotion P1928) Fabienne Keller, Sénatrice (promotion Engref84) Nathalie Kosciusko-Morizet (promotion Engref97) Pierre Larrouturou, Député européen Louis Lavauden Jacques Muller, Sénateur (promotion PG1976) Joseph-Honoré Ricard Écrivains, journalistes et artistes Michel Houellebecq, Prix Goncourt 2010 (promotion PG1975) Alain Robbe-Grillet, Académie française (promotion P1943) Bernard Gavoty, musicien (promotion P1928) Jean Dominique Mac Lesggy (promotion PG1981) Franck Vogel (promotion PG1998)
Notes et références
Références site officiel
Références classements
Liens externes
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