Bonnières-sur-Seine est une commune française du département des Yvelines (78), en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bonniérois.

Géographie Situation

Bonnières-sur-Seine est située à environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie et à au sud-est de Vernon. C'est une petite ville industrielle dotée d'un port fluvial sur la rive gauche de la Seine dans la concavité d'un méandre à en aval de Paris.

Les communes limitrophes sont Freneuse au nord-est, Rolleboise à l'est, Rosny-sur-Seine au sud-est, La Villeneuve-en-Chevrie et Lommoye au sud-ouest, Notre-Dame-de-la-Mer à l'ouest et, au nord, Bennecourt sur la rive droite de la Seine.

Géologie et relief Le territoire communal, relativement peu étendu (proche de la moyenne yvelinoise de ) s'étend sur environ cinq kilomètres dans le sens nord-sud. Il comprend au nord une partie basse, entre 20 et d'altitude, très urbanisée, et vers le sud, englobe une partie du plateau du Mantois. Il est délimité à l'est par un ravin encaissé, le val Guyon, creusé par un ruisseau affluent de la Seine.

Ce territoire est resté rural à 75 %Mode d'occupation du sol (1999), Iaurif, avec une forte proportion, environ 50 %, de surfaces boisées, principalement dans la partie sud-est du territoire, dans le prolongement de la forêt régionale de Rosny. L'espace urbain construit représente 18 % de la superficie totale et se concentre dans le nord du territoire, en bordure de Seine. Les zones d'activités économiques couvrent , principalement le long du fleuve.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Magnanville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bonnières-sur-Seine est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bonnières-sur-SeineUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bonnières-sur-Seine comprend deux villes-centres (Bonnières-sur-Seine et Freneuse) et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Voies de communication et transports Les communications routières sont assurées essentiellement par l'ancienne route nationale 13 Paris-Caen-Cherbourg, qui traverse la commune dans le sens est-ouest, de laquelle se débranche en limite ouest de la commune, la RD 915 / RD 6015) en direction de Rouen. Un pont routier en deux parties, appuyées sur la Grande Île, assure la liaison avec la rive nord de la Seine. Vers le sud, la départementale 37 dessert les villages du plateau.

vignette|La Seine et le pont. La commune est traversée au sud de la ville par l'autoroute de Normandie (A 13). Un demi-échangeur donne accès (uniquement vers/ou en provenance de Paris) au centre de Bonnières, grâce à une bretelle de quatre kilomètres empruntant le val Guyon. Pour les liaisons vers l'ouest, l'accès se fait par l'échangeur de Chaufour-lès-Bonnières, accessible à six kilomètres à l'ouest de Bonnières par la RN 13. Bonnières se trouvant au-delà de la barrière de péage de Buchelay, l'accès à la ville est payant depuis Paris, contrairement au reste des Yvelines. Cette situation, considérée par les élus locaux comme un handicap au développement économique de la ville et de sa région, fait l'objet d'un débat. Il est envisagé, entre autres, de déplacer la barrière de péage vers l'ouestLe péage de Buchelay va-t-il déménager ?, Le Courrier de Mantes, 4 octobre 2006..

vignette|La gare. Sur le plan ferroviaire, la ligne Paris-Rouen-Le Havre traverse le nord de la commune, le long de la Seine. La gare de Bonnières assure des liaisons voyageurs du type banlieue vers Paris-Saint-Lazare par la ligne J et accueille les TER de Normandie. Un embranchement particulier dessert la zone industrielle.

La zone industrielle dispose également de quais aménagés le long de la Seine canalisée.

Un sentier de grande randonnée, le GR 26 (Paris-Deauville par la rive sud de la Seine) traverse la commune dans le sens sud-est - nord-ouest. Un diverticule balisé le relie à la gare.

Toponymie vignette|300px|Carte de Bonnières au (extrait de la carte de Cassini). Le nom de « Bonnières » viendrait de l'ancien français bonnier (ou bonier), désignant une mesure agraire dans le Nord de la France et en BelgiqueErnest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, page 1339., qui équivalait à plus ou moins un hectare, avec de grandes variations selon les régionsClaude Guizard, Lexique toponymique de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, page 5..

D’un point de vue étymologique, toutes les hypothèses étant possibles, il est vraisemblable que Bonnières peut avoir été, à l’origine, un territoire dont la superficie s’étendait sur un tel bonnier.

La Seine la sépare de Bennecourt.

Histoire Origines Site occupé dès la préhistoire (site néolithique). Des restes de megaloceros ont été découverts dans un niveau archéologique daté entre - 14 000et - 13 000 ans.

Époque contemporaine Bonnières-sur-Seine était sous l'Ancien Régime un relais pour les diligences sur la route Caen-Paris..

Bonnières-sur-Seine a absorbé l'ancienne commune du Ménil-Renard vers 1794.

Bonnières a connu un essor industriel au , avec la raffinerie de pétrole de Jules Micheaux (dont Zola s'inspira dans son roman l'Œuvre) et l'usine métallurgique Saint-Éloi de l'industriel belge Louis Piret.

Inauguration de la gare en 1843 (ligne de Paris-Saint-Lazare à Rouen).

Dans sa revue satirique Les Guêpes d'Les Guêpes d'Alphonse Karr sur Gallica, Alphonse Karr indique concernant le tunnel de Rolleboise : .

Le 11 avril 1930, un paquebot et un bateaux-citerne rentre en collision, faisant un mort.

L'usine Singer (société américaine de machines à coudre) est construite en 1934. Cette manufacture figure alors parmi les toutes premières entreprises à vocation mondiale. Elle a permis à de nombreuses personnes de la région d'y travailler. Elle est fermée en 1989.

Durant l'occupation de la France par l'Allemagne, il y avait sur la commune un camp d'entrainement qui fut utilisé par les troupes de répression allemandesCNRD/clg_Pierre_Perret_CNRD_2011.pdf La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy, page 24..

Politique et administration vignette|redresse|La mairie. Liste des maires

Tendances politiques et résultats

Scrutin tour tour%%%%%%Présidentielle 2017FN28,48EM20,15LFI19,34LR14,38EM55,16FN44,84Présidentielle 2022RN28,96LFI28,38LREM22,06REC6,42RN51,23LREM48,77Législatives 2022RN28,67LFI-Nupes26,56MoDem-Ens22,34REC5,94RN53,25MoDem46,75Législatives 2024RN40,07PS-NFP33,17MoDem-Ens16,59LR4,66PS51,31RN48,69

Jumelage , ancienne commune qui fusionne avec des autres commune dans la ville de Walcourt à la suite de la fusion des communes en 1977.

Population et société Démographie

Manifestations culturelles et festivités

Économie Zone industrielle : située en bord de Seine (port fluvial), entre le fleuve et la voie ferrée, elle a joué un rôle important dans le développement de la ville. On y trouve notamment : Iton Seine, aciérie électrique et laminoir, filiale du sidérurgiste italien RivaIton Seine ; Les Silos de Bonnières SA (silos à céréales), propriété de la SCAEL.

Revenus des ménages En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à :

Culture locale et patrimoine vignette|redresse|L'église. vignette|Propriété de Marcel Sembat. Patrimoine architectural Église Notre-Dame-de-la-Nativité Ancienne chapelle de la sainte Vierge de Bonnières, elle a été consacrée le . La construction en pierre et enduit blanc fut achevée le , grâce notamment à des dons de l'évêque de Chartres et du duc de La Rochefoucauld. Le clocher carré couvert d'ardoises fut achevé en 1753. En 1763, un haut lambris fut apporté au chœur, qui fut orné en 1924 de peintures décoratives. Les vitraux originaux ont complètement disparu lors des bombardements alliés du printemps 1944. De nouveaux vitraux figuratifs, sur le thème des vingt mystères de la vie de Jésus, de Marie et des quatre chapelets, sont installés à partir d'. Leur conception est le fait d'un moine du prieuré de Chérence (Val-d'Oise).

Arcades du château de Beuron Il s'agit de vestiges de la façade du château de Beuron, qui fut construit sur le territoire actuel de la commune de Perdreauville et qui appartint à Sully. La municipalité a fait installer, en 1975, ces trois arcades dans le jardin public en face de l'église.

Propriété de Marcel Sembat et Georgette AgutteLa maison Agutte-Sembat Située dans un parc de , a fait l'objet d'une acquisition par la municipalité qui souhaitait la restaurer et y installer des équipements culturelsLe patrimoine communal sur le site de la ville de Bonnières.

Sépulture en fosse de Bonnières-sur-Seine Tombe datée du Néolithique découverte en , classée monument historique depuis 1951. ; elle n'est pas ouverte au public mais accessible par l'intérieur du centre culturel Louis-Jouvet.

Tour carrée du Mesnil-Regnard (ruines) Vestiges d'un édifice fortifié au sud-ouest de Bonnières à d'altitude..

Patrimoine littéraire La gare de Bonnières-sur-Seine étant relativement ancienne, elle est souvent mentionnée dans la littérature française car faisant partie de l'axe ferroviaire Paris-Le Havre et Paris-Rouen. Ainsi, le personnage de Séverine dans La Bête Humaine d'Émile Zola y séjourne quelque temps, et la fin du tunnel de Rolleboise est évoquée régulièrement dans l'ouvrage. Ce dernier fait aussi l'objet d'une mention dans Les Misérables de Victor Hugo.

Patrimoine naturel