Le de transmissions implanté à Montélimar depuis le , a été dissous le à la suite d'une profonde réorganisation de l'Arme des Transmissions.
En attendant une élaboration un peu plus affinée de cette présente page, des renseignements sur le de Transmissions peuvent être trouvés sur le site de l'Amicale des anciens du de transmissions et transmetteurs Drôme-Ardèche.
Ce site, créé et mis à jour par le président de l'Amicale, Honoré Maillet est dédié aux militaires ayant servi au sein du aussi à tous les camarades transmetteurs et à tous les internautes qui portent un intérêt à l'Arme des Transmissions et au souvenir de ce régiment en particulier.
Devise du de transmissions "Croire et Vouloir"
Dans l'un de ses derniers messages, quelques jours avant la dissolution du régiment, le colonel Jean Hodès, dernier chef de corps a écrit : « Notre devise ("Croire et Vouloir") surgit du passé, pour s'imposer au présent et guider nos pas demain, où que nous soyons. Conservons-la comme référence et comme guide ; ainsi, l'âme et l'esprit du "45" perdureront ».
Insigne de tradition du de transmissions
L'insigne du de transmissions est celui des Transmissions d'AFN portant en surimpression le numéro du régiment. En forme d'écu français ancien, liseré d'or, il comporte :.
un T de couleur bleu foncé sur fond bleu ciel, signe distinctif de l'Arme des Transmissions,
une étoile enveloppée de foudres, ancien signe distinctif des sapeurs télégraphistes,
un croissant, signe distinctif de l'Armée d'Afrique.
Fabriqué par DRAGO à partir du mois de , cet insigne est homologué sous le n° H 328 par D.M. 10 780/EMA/3.I du . Quand en 1966, le RIT est recréé à Montélimar, c'est à nouveau cet insigne qui est porté par ses transmetteurs.
Drapeau du régiment 200px|right|thumb|Drapeau du RT 200px|left|thumb|Drapeau du RT
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie:
LIBYE 1942, TUNISIE 1942 - 1943, ITALIE 1943 - 1944, AFN 1952 - 1962
Le régiment a eu trois drapeaux : Le , le général Merlin, inspecteur de l'Arme des Transmissions, remet le premier drapeau au lieutenant-colonel Saulnier, commandant le régiment qui était alors installé à Maison-Carrée, dans le Bordj. En 1965, compte tenu du mauvais état dans lequel se trouve l'emblème confectionné en 1946, il est décidé la confection d'un drapeau neuf. Le , l'École supérieure technique des Transmissions (ESTT) qui avait alors la garde du drapeau du 45e RT, reçoit le drapeau neuf en échange du premier qui est reversé au Musée de l'armée. Le , le d'Instruction des Transmissions est recréé à Montélimar. L'emblème jusque-là confié à l'ESTT gagne Montélimar et est remis, le , au lieutenant-colonel Le Guillou, chef de corps du RIT. Le troisième drapeau est remis au corps le . Le , lors de la cérémonie de dissolution du de Transmissions, le colonel Jean Hodès, chef de corps, a remis le drapeau au général Sandou, directeur des télécommunications et de l'Informatique en Région militaire de Défense de Lyon. Le drapeau a quitté la place d'armes de la caserne Saint-Martin, roulé et porté par l'adjudant-chef Bock, président des sous-officiers du régiment. Il a été ensuite remis au Service historique de la défense (ex-SHAT) à Vincennes, le .
Mémoire En 2020, pour le anniversaire de la dissolution du régiment, une cérémonie est organisée permettant de dévoiler une plaque commémorative en souvenir du régiment, des camarades et du sacrifice de certains d'entre eux. La cérémonie a lieu dans le quartier Saint-Martin.
Les chefs de corps
BATAILLON DE TRANSMISSIONS Caserne Lemercier à HUSSEIN-DEY puis au Bordj de MAISON-CARREE
Nom DatesChef de bataillon Guérin Jeandu au Chef de bataillon Raymond du au Lieutenant-colonel Michel du au right|150px|thumb|Insigne de béret des transmissions
RECREATION DU BATAILLON DE TRANSMISSIONS Le par D.M. n° 4.541 EMA/1 du
Nom DatesChef de bataillon Revil Jacquesdu au
REGIMENT DE TRANSMISSIONS Le par D.M. n° 3753 EMA/1 du
Nom DatesChef de bataillon Revil Jacquesdu au Colonel Saulnier Marcel du au Colonel Poirot Gastondu au Lieutenant-colonel Le Bras Andrédu au Colonel Rio Léondu au Colonel David Jeandu au Colonel Mettavant Renédu au Colonel Robert Guydu au
REGIMENT D'INSTRUCTION DES TRANSMISSIONS Créé le par D.M. n° 11.519/EMA/I.OS du
Nom DatesColonel Robert Guydu au Colonel Grosgeorges Rogerdu au Colonel Guiot andrédu au
Le REGIMENT D'INSTRUCTION DES TRANSMISSIONS (RIT) quitte Maison-Carrée le . Il est dissous au C.O.T. de Sissonne le par D.M. n° 14 094/EMA/I.OS du .
RECREATION DU REGIMENT D'INSTRUCTION DES TRANSMISSIONS (à Montélimar, quartier Saint Martin) Recréation du R.I.T. à Montélimar le par D.M. N° 5623/EMAT/I.OSC du .
Nom DatesColonel Le Guilloudu au Colonel Delamalle Jacquesdu au Colonel Kerjean Louisdu au Colonel Pozzo di Borgodu au Colonel Camus Micheldu au
RECREATION DU REGIMENT DE TRANSMISSIONS (MONTELIMAR) Créé le par D.M. N° 19.471/DEF/EMAT/MO.O.CD du
Nom DatesColonel Camus Micheldu au Colonel Asnard Rollanddu au Colonel Maillard Mauricedu au Colonel Noiriel Jacquesdu au Lieutenant-colonel Jacques Pauldu au Colonel Benard Andrédu au Colonel Bernot Micheldu au Colonel Bordelles Jeandu au Colonel Vagner Guydu au Colonel Borderies Renédu ai Colonel Ghilaci Djellouldu au Colonel Bouchaud Guydu au Colonel Hodès Jeandu au
Historique
Jusqu'à la Première Guerre mondiale
Le "45" n'existe pas encore. Cependant l'historique du 45 est indubitablement lié à celle de l'Arme des Transmissions qui ne prendra naissance que plus tard, le . La mission de transmettre remonte à la nuit des temps mais l'on peut fixer toutefois l'emploi militaire de la télégraphie électrique vers les années 1850.
Le Génie militaire se voit confier les premières expériences concernant le déploiement et le repliement des lignes. Le , le Parlement vote une loi organisant, sur des bases militaires, le Service Télégraphique de première ligne. Le but de cette loi est de mettre entre les mains du Commandement un organe constitué et toujours prêt, formé de spécialistes connaissant parfaitement les matériels.
La Première Guerre mondiale
Pendant la Première Guerre mondiale, bien que les techniques ne connaissent pas d'évolution considérable, les Unités de Transmissions se développent pourtant très notablement. En 1915, il y avait 24 Compagnies de Télégraphistes et 9 Sections de radiotélégraphistes. À la fin du conflit, il y en avait respectivement 148 et 29.
L'entre-deux-guerres
La Seconde Guerre mondiale Naissance du Bataillon de Transmissions
À la faveur des mesures de réorganisation de l'Armée d'Armistice, le Colonel Henri Zeller, chef du Premier Bureau, soumettait à signature le document précisant la création de l'Arme des Transmissions. Le , le Général Bridoux, secrétaire d'État à la Guerre du gouvernement de Vichy signait la dépêche 3600/EMA-1 qui créait, à dater du , l'Arme des Transmissions.
Le Bataillon de Sapeurs Télégraphistes du Régiment du Génie (I/19 RG) complété par le personnel et les matériels dissimulés au sein même de l'Armée pendant l'occupation donne naissance au Bataillon de Transmissions qui dispose de 4 compagnies (Message ministériel 6781 EMA/1 du ) 3 compagnies stationnées à la Caserne Lemercier à Hussein Dey en Algérie (, et ) 1 compagnie stationnée au Kroubs (département de Constantine, la à la disposition du Général commandant les troupes d'Oranie) Il existe en plus un centre d'instruction dépendant du Régiment du Génie à Douera (20 km de Hussein Dey) et un parc de matériels basé à l'Aouch Adda.
Le commandant du Bataillon est le Chef de Bataillon GUERIN Jean et son adjoint le Capitaine BOUCLEY Émile.
La caserne Lemercier à Hussein Dey est considérée comme étant le berceau du Bataillon de Transmissions puisque c'est dans ses murs que s'est formé le bataillon des Sapeurs Télégraphistes. Devant l'importance grandissante des Transmissions, le Bataillon de Transmissions s'installera dans le Bordj de Maison-Carrée. L'appellation des hommes de troupe reste pendant les premiers temps « Sapeurs Télégraphistes ».
Détails vestimentaires : les militaires des Transmissions conserveront la tenue du Génie à l'exception des écussons qui seront en velours noir avec soutaches, chiffres et attributs bleu ciel pour les hommes de troupe, soutaches bleu ciel avec les attributs dorés pour les sous-officiers et officiers. En outre, en égard à ses origines, l'Arme des Transmissions adoptait sur ses boutons la cuirasse et le pot-en-tête portant un T en surimpression.
L'après Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Algérie Le de transmissions, basé en Algérie fut proposé pour l’inscription « AFN », au titre de formateur des transmetteurs du au sous la dénomination de RITservicehistorique.sga.defense.gouv.fr Les inscriptions sur les drapeaux et étendards de l’armée française, par Catherine GLAZAS. Article paru dans la Revue historique des armées, n°240, 2005..
Depuis la guerre d'Algérie à nos jours Provisoirement dissous en 1962, le d’instruction des transmissions renaît en 1966 et s’implante à la caserne Saint-Martin de Montélimar, au nord de la ville, en bordure de la nationale 7, où les transmetteurs se succèdent pendant plus de trois décennies.
Le nom de l’unité est simplifié en des transmissions en 1976 mais l’instruction reste sa principale raison d’être. Il forme en effet des transmetteurs pour d’autres corps, et assez peu pour les conserver lui-même. Des soldats des troupes parachutistes, de la légion ou de l’infanterie de marine viennent se former à la radio et aux techniques de communications militaires pour quelques semaines ou mois puis repartent dans leur corps d’origine. Les appelés du régiment sont instruits pendant leur premier mois de classes au camp de Donzère, à une quinzaine de kilomètres au sud de Montélimar, puis affectés pour deux mois à la caserne Saint-Martin pour parfaire leur apprentissage du langage Morse ou d’autres moyens de communication à distance, avant de poursuivre leur service dans les chasseurs-alpins, l’infanterie ou d’autres armes, tandis qu’une minorité reste sur place après sa formationGilles Jacoud, Le Temps des filles, Craponne : Éditions Les Passionnés de bouquins, 2022, chapitres « Transmetteur », « Montilien confirmé » et « Opérateur radio de deuxième classe », p. 191-243..
De 1981 à 1984, le régiment fait partie de la brigade.
Le , le régiment est dissous. Ses compagnies sont absorbées par le Régiment de Transmissions d'Issoire, qui devient par cette occasion un régiment mixte "forces" et "infrastructure". Ainsi, la , de Marseille, devient la du RT.
Notes et références
Source et bibliographie Amicale des Anciens du Régiment de Transmissions et Transmetteurs Drôme - Ardèche. 21 rue Béla Bartok 26200 Montélimar.
Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française Régiment du génie français Régiment de transmissions français
Catégorie:Unité de transmissions française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1942 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 2000